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Revue de presse

Deux à trois cas enregistres par semaine : net recul du paludisme à Guédiawaye - 14/09/2013 - Sud Quotidien - SénégalEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

Contrairement aux autres années, le paludisme connait en 2013 une baisse considérable à Guédiawaye malgé les fortes pluies enregistrées dans cette banlieue de Dakar. Dans ce département où tous les ingrédients sont réunis (eaux sganantes, insalubrité, surpopulation, etc..) pour faire de la localité une niche du paludisme, cette année seuls 2 à 3 cas sont en moyenne sont répertoriés par semaine au niveau du district de roi Baudouin, une structure hospitalière qui focalise 13 postes de santé.

La révélation est du chef de service des soins de santé primaire lors d’un point organisé sur la prévention et la sensibilisation des populations contre le paludisme dans son département. Selon lui, l’utilisation des moustiquaires a été déterminante dans la forte baisse de cas de palu enregistrés dans cette partie de la banlieue Dakaroise souvent confrontée à des inondations et des eaux stagnantes. Une localité qui compte à elle seule pas moins de trois grands bassins de rétention en plus de quelques lacs et une longue bande de filaos sur le littoral.

Outre l’utilisation des moustiquaires imprégnées par les familles, le chef de service des soins soins primaires impute cette baisse des cas de palu à l’application des mesures préventives telles que la politique de gratuité des soins initiée par le gouvernement depuis 2011, les médicaments ACT et l’appui à la prise en charge de la maladie. Il y a également, dit-il, que toutes les instructions liées à la question ont été bien suivies dans ce district qui polarise 13 postes de santé. Le responsable de soins de santé primaire de souligner pour dire qu’en dépit de la rétention de l’information sanitaire décidée par les syndicats du secteur comme moyen de pression contre le gouvernement, des rapports commandités ont fait état de 8 cas seulement de paludisme chez les enfants de moins de cinq ans dans la période allant 1erjanvier 2013 au 30 juin 2013.

Chez les âgés plus de cinq ans, 64 cas ont été décelés tandis que les femmes enceintes elles n’ont présenté que 3 cas dans cette intervalle. Toutefois, le chef du service des soins primaires avertit que le paludisme est toujours présent dans ce département à cause des nombreux facteurs environnementaux qui lui sont favorables. D’où son appel à la sensibilisation et à mettre l’accent sur la prévention tout en insistant sur l’utilisation des moustiquaires imprégnées dont une forte quantité a été distribuée gratuitement au niveau des ménages cette année.

DISTRICT DE DOMINIQUE – PIKINE

Les informations sanitaires toujours dans les tiroirs
Il est difficile de nos jours d'avoir des statistiques fiables sur les maladies hivernales au niveau des structures sanitaires du pays. Pour cause, la mesure prise par les syndicats en conflit avec le gouvernement, de ne procéder à aucune remontée d'information sanitaire en guise de moyen de pression.

Le personnel sanitaire dit avoir perdu l'habitude de collecter les données, confie un agent sous le sceau de l'anonymat. Sur un total de 13 postes et un centre de santé, seules 9 structures ont répertorié au cours de l'année en cours quelques données épidémiologiques. Mais celles des années 2011 et 2012 ne sont toujours pas disponibles.

Le Sutsas-Sas s'était engagé à les transmettre après accord avec le gouvernement. Jusqu'à ce jour les négociations n'ont pas encore abouti. Les responsables syndicats du secteur laissent espérer que cette barrière sera levée d'ici la fin de l'année. Cependant les responsables du district sanitaire de Guédiawaye sont formels. Selon eux, ce n'est pas encore le grand rush de cas de maladies hivernales. Les rares cas signalés sont des personnes atteintes de diarrhées mais pas trop aigues.

PIKINE – GUEDIAWAYE / LUTTE CONTRE LES MALADIES HIVERNALES

Le service d’hygiène est totalement impuissant

Cette année encore, à cause de l’installation de la forte pluviométrie, les habitants des zones inondées n’ont pas le sommeil tranquille. Outre leurs difficiles conditions de vie, ils sont exposés en permanence aux maladies hivernales. Le malheur ne venant jamais seul, le service d’hygiène qui a vocation à barrer la route à ces pathologies, a du plomb dans l’aile et a fini de sombrer dans la paralysie la plus totale. Pas le moindre produit phytosanitaire, pas d’équipements de communication encore moins de personnel outillé à relever le défi. Une situation désastreuse qui hypothéque la mission du service d’hygiène de Guédiawaye dont les conséquences fragilisent la santé des populations de la zone en cette période de fortes pluies.

Logée dans un espace réduit au niveau du district sanitaire du roi Baudouin, la brigade d’hygiène du département de Guédiawaye n’existe que de nom. Le Chef du service de la Brigade départementale d’hygiène de Guédiawaye, Ibou Kane, qui est à bout de patience ne semble plus contenir sa colère à cause de la série de manquements qui pèsent sur ses conditions de travail. Locaux étroits, bâtiments vétustes, absence de véhicule et de matériels d’équipement… l’état des lieux de ce service presque fictif fait la honte des agents.

De retour d’une intervention aux Parcelles assainies suite à une défaillance constatée au niveau du réseau de canalisation de l’ONAS complètement bouché et dont les eaux usées ont débordé sur de grandes surfaces jusqu’aux ruelles environnantes, les agents qui viennent de débarquer d’un clando avaient l’air épuisés et démoralisés. Dans ce local qui leur sert de bureau provisoire au sein de l’hôpital Baudouin, ils méditent sur leur impuissance face aux fléaux et périls multiples qui guettent les populations. Le chef du service nouvellement installé, préoccupé par la lourdeur de sa mission cherche néanmoins à agir.

Ainsi dès sa prise de fonction, il a tenté de développer un programme d’hygiène de proximité. Il a mis en place des sentinelles dans les 13 comités de santé que compte le département. Il cherche dit-il, le changement de comportements des populations par l’éducation sanitaire. Déjà de maigres résultats commencent à être enregistrés par la disparition progressive des dépôts d’ordures. Le gros du problème cependant c’est la prévention contre les maladies hivernales. Il n’a aucune arme contre les menaces réelles qui profilent à l‘horizon au fur et à mesure que le ciel ouvre ses vannes.

C’est ce qui explique le cri du cœur lancé par son premier responsable qui indique que si le service était bien équipé et dotés de moyens suffisants, beaucoup de maladies seraient évitées voire totalement éradiquées. De quoi attirer l’attention sur la prolifération des mouches, l’essaimage des moustiques, des insectes et des abeilles. Toutes choses également suffisantes pour sonner l’alerte sur la rupture des produits phytosanitaires nécessaires à l’épandage contre les sources microbiennes qui menacent la santé des populations à très court terme.

Manque de réseau d’assainissement à PikineUn obstacle majeur à l‘hygiène publique

Avec environ ses 2 millions d’habitants, le département de Pikine est confronté à une véritable problématique d’hygiène. Les éléments de la Brigade du service d’hygiène située en face de la Police de Pikine font face à de sérieux problèmes d’assainissement et d’urbanisation pour prévenir et lutter contre les maladies qui refont surface en ces périodes hivernales. Le service d’hygiène départemental couvre les 16 Communes d’arrondissement à travers trois sous brigades: Mbao, Keur Massar et Pikine.

Marres d’eaux usées sur la voie publique, multiplication des systèmes traditionnels de fosses septiques et de puisards. Des ouvrages d’assainissement érigés sans autorisation des services compétents, etc. Les entraves à une bonne hygiène recensées par la brigade d’hygiène du département sont nombreuses. Un tableau peu reluisant que peint avec amertume le chargé de communication du service. A la longue, selon M. Gassama ces eaux usées peuvent dénaturer la couleur du sol au détriment des mal-voyants et autres personnes âgées.

Mouches, moustiques et autres vecteurs microbiens sont à l’origine des maladies diarrhéiques et respiratoires de même que celles de la peau et du paludisme. Les brigades d’hygiènes sont mobilisées pour prévenir tous ces fléaux. Mais ce service bute sur l’obstacle infranchissable d’absence de branchement d’égout. Les fosses traditionnelles mal entretenues déversent leur trop plein dans la rue, rejoignent les eaux usées et menace l’hygiène publique. Une problématique dont la solution n’est pas pour demain alors que la population augmente de jour en jour. L’autre problématique soulevée par le chargé de communication c’est la nappe phréatique qui ne peut plus contenir les eaux usées issues des fosses non étanches.

Le service de l’urbanisme est indexé par notre interlocuteur qui dénonce le non respect de la réglementation en vigueur dans la construction des fosses sceptiques. « La loi dit que dans les zones non desservies par un réseau, on ne doit pas y édifier des immeubles alors que des R plus 2 et R plus 3 sont construits partout dans le département de Pikine. Aucune zone de Pikine n’est épargnée alors que 95 % de la ville de Pikine sont dépourvues de tout à l’égout ». Et ce dernier de préciser que la mission du service d’hygiène est d’accompagner les populations contre l’insalubrité pour vaincre les maladies. Ce credo, malgré l’immensité des tâches, les agents continuent d’éduquer, de sensibiliser et de communiquer.

Concernant le contrôle alimentaire, un volet important dans la lutte contre les maladies, la brigade d’hygiène de Pikine mène un contrôle systématique dans tous les établissements allant des hôtels aux gargotes en passant par les « tangana ». Des saisies sont souvent opérées dans ces lieux où 90 % alimente une bonne partie de la population. La restauration de rue est en effet, un domaine qui mérite beaucoup d’attention a conclut l’hygiéniste.

Cheikh Tidiane MBENGUE

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