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Propagation du diabète au Sénégal : quelques 400 000 personnes touchées - 12/11/2013 - Sud Quotidien - SénégalEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

L'ampleur de la maladie du diabète dans les pays en voie de développement inquiète de plus en plus les professionnels de la santé. Si dans le monde plus 430 millions de diabétiques sont décomptés, au Sénégal sur une population estimée à quelques 14 millions de personnes, 400 000 d'entre elles sont touchées par la maladie. La révélation a été faite hier lundi par le Professeur Seydou Nourou Diop, à l'occasion d'un point de presse organisée par l'Association sénégalaise de soutien aux diabétiques (Assad), en prélude à la Journée mondiale.

50 ans auparavant quand on décelait le premier cas diabétique à l’hôpital, on avisait tout le personnel, tellement le mal était rare voire inexistant. Aujourd’hui, le diabète est dans toutes les familles et par son ampleur jamais égalée, il touche toutes les couches de la société ( enfants, femmes et adultes ; dont la plupart d’entre eux peuvent ignorer leur statut. Personne n’est alors épargné et son évolution rapide menace tous ceux qui ne sont encore dans son champ de tir. Car le mal s’est internationalisé.

En s’exprimant ainsi hier sur cette maladie redoutable, le Professeur Seydou Nourou Diop, diabétologue a voulu attirer l’attention des décideurs pour qu’ils prennent des mesures de prévention adéquate pendant qu’il est encore temps. Car selon lui, sur les 530 millions de diabétiques projetés en 2030 dans le monde, les pays à revenu faible comme le Sénégal vont payer le plus lourd tribu. Car, a-t-il ajouté, 75 % des diabétiques vivront dans nos pays alors que les 25 % seront chiffrés dans les pays développés. « Le pire, c’est que si l’on n’entreprend pas d’action, l’augmentation entre 2011 et 2025 dans les pays africains sera de 90 % par rapport aux chiffres actuels alors qu’en Europe elle se situera entre 30 et 40 % , a averti le diabétologue. Il précise en outre que dans ces pays des mesures de prévention dont la sensibilisation pour avertir les populations sont en train de se faire.

Faisant toujours le parallélisme avec les pays de l’Hexagone, le professeur estime que le diabète touche dans nos pays la population âgée de 30 à 50 ans alors que dans les pays développés les plus de 60 ans sont les plus atteints. D’où l’urgence, selon lui , de prendre des mesures de prévention au niveau local afin d’éviter ce mal.

Argumentant toujours sur cette maladie, le spécialiste d’alerter les décideurs que les maladies comme le paludisme, la tuberculose et le sida sont en train d’être contrôlées. Tandis qu’apparaissent de nouvelles maladies comme le diabète sucré et l’hypertension artérielle devenus des tueurs silencieux et grèvent le maigre budget des populations.

Au Sénégal, le seul centre Mark Sangalé de référence des diabétiques enregistre 40 000 cas actuellement suivis. « Des chiffres qui ne représentent que 10 % de l’ensemble des diabétiques qui devraient être diagnostiqués dans le pays ». Ceci confirme, selon toujours le Pr Diop, les révélations de l’Agence internationale des diabétiques qui stipulent que dans nos pays 80 % des cas de diabétiques ne sont pas diagnostiqués du fait de manque de moyens. En dépit des efforts qui sont en train se faire au Sénégal, il suggère la création d’unité de prise en charge dans chaque établissement de soins du pays pour contrer cette maladie dont la complication n’épargne aucune partie du corps. Le ministère de la santé et de l’action sociale est aussi interpellé pour la mise en actions des programmes de dépistage pour cerner l’étendue du mal.

Baye Omar Gueye, Président de l’Assad est revenu quant à lui sur les complications de la maladie, le coût onéreux des médicaments avant d’insister sur la prévention qui est la seule voie pour faire reculer à grand pas cette endémie des temps modernes qui continue de tisser sa toile inexorable dans notre pays.

Cheikh Tidiane MBENGUE

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