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4ème enquête démographique et de santé : Baisse sensible de la mortalité maternelle au Sénégal - 02/03/2006 - Le soleil - SénégalEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

Les résultats de l’Enquête démographique et de santé (Eds4) de 2005 ont montré que le Sénégal a enregistré des progrès sensibles dans le domaine de la santé, notamment dans la réduction de la mortalité maternelle et infanto-juvénile, la baisse de l’indice de fécondité et du taux de malnutrition chez les enfants. Toutefois, l’EDS4 montre que beaucoup de choses restent à faire, particulièrement en ce qui concerne, entre autres sujets, la lutte contre le Vih/Sida et le paludisme.
Rencontre riche en enseignements.

C’est ainsi qu’on peut qualifier l’atelier de partage des résultats de la quatrième Enquête démographique et de santé (EDS4). Cette rencontre, qui s’est tenue au Service national de l’éducation et de l’information pour la santé (Sneips) de Grand-Yoff et qui regroupait des communicateurs du réseau des journalistes sur la Santé de la Reproduction et la population, a permis au ministre de la Santé et de la Prévention médicale, M. Abdou Fall, de souligner avec force l’impact des efforts fournis ces six dernières années par le gouvernement, avec l’appui des partenaires au développement, des collectivités locales et des comités de santé, dans le cadre de la réalisation du programme de développement intégré de la Santé (PDIS1) ou première phase du plan national de développement sanitaire (1998-2008). Ce dernier, le PDIS1, rappelle-t-on, avait comme objectifs fixé : l’amélioration de la couverture sanitaire, la baisse de la mortalité maternelle, la baisse de la mortalité infanto-juvénile et la maîtrise du taux de fécondité. Et les résultats de cette enquête ont montré des baisses sensibles dans ces trois compartiments que sont : la mortalité maternelle, la mortalité infanto-juvénile et l’indice synthétique de fécondité. Toutefois, selon le ministre qui était entouré du directeur de la Prévention médicale, le Dr Papa Coumba Faye, du Dr Birame Ndiaye du programme de Nutrition, du Dr Moussa Diakhaté, chef du service national d’information sanitaire chargé de collecter et d’analyser les indicateurs sanitaires à des fins de gestion et de planification stratégique, et de divers autres techniciens de la santé : “ les résultats de cette EDS, qui est une technique d’enquête reconnue scientifiquement au niveau international, doivent être analysés à la lumière des objectifs fixés initialement dans le processus de développement sanitaire national ”.

Concernant la mortalité maternelle, le Sénégal a opéré un intéressant saut quantitatif, avec une réduction allant de 510 décès maternels pour 100.000 naissances vivantes, à 435 décès/100.000 ; soit une baisse de l’ordre de près de 100 points. Sur ce registre, le ministre a révélé que le gouvernement poursuivra ses efforts dans la lutte contre ce fléau, avec un accent décisif en faveur des zones périphériques (Ziguinchor, Kolda, Tambacounda, Matam et Sain-Louis). Au regard de l’EDS4, on note que les principales causes de la mortalité maternelle sont imputables à la faiblesse du taux des consultations prénatales, à la faiblesse du taux des accouchements assistés et à un taux d’anémie extrêmement important.

Faible taux d’utilisation des moustiquaires

Dans cette lancée, le ministre de la Santé et de la Prévention médicale a tiré le chapeau aux femmes de la région de Kaolack qui, à travers des caravanes de sensibilisation, ont réussi à amoindrir considérablement le taux de mortalité maternelle. “ Le Sénégal, qui veut s’aligner sur les normes des pays développés, a du chemin à faire quand on sait que la France enregistre 15 décès pour 100.000 naissances ”, selon Abdou Fall.
Concernant le paludisme, il a été noté des contre-performances en dépit des moyens financiers qui ont été déployés. “ On a noté que le taux d’utilisation de la moustiquaire imprégnée reste encore très faible, malgré une disponibilité assurée sur le terrain. L’enquête a révélé un taux d’utilisation de seulement 14% en ce qui concerne les enfants de moins de 5 ans. Elle est également faible pour les femmes enceintes ”. Pour le ministre de la Santé, il faut étudier et analyser les raisons diverses qui font que le taux d’utilisation des moustiquaires imprégnées est très faible, malgré le marketing social et la disponibilité des produits. Il a signalé l’enveloppe de 17 milliards de francs Cfa du fonds mondial pour le Sénégal et dont la moitié sera consacrée, cette année, à l’achat de moustiquaires imprégnées cette année. L’autre moitié est, elle, affectée à l’achat de produits pharmaceutiques pour le traitement du paludisme.
“ Nous devons nous arrêter et réfléchir, car malgré l’importance des moyens, le taux d’utilisation des moustiquaires n’est pas satisfaisant ”, a déploré Abdou Fall en faisant remarquer pourtant que la porte d’entrée pour vaincre la mortalité maternelle et infantile est la lutte contre le paludisme.
Mais, avec la nouvelle approche du traitement préventif intermittent (Tpi), les choses pourraient s’améliorer ”, selon lui, en prenant à témoin la récente étude de faisabilité de ce Tpi menée à Niakhar dans la région de Fatick (centre du Sénégal). Le ministre a révélé enfin la réception par la pharmacie nationale d’Approvisionnement (Pna) de produits antipaludiques dérivés de l’artémésine.

Situation alarmante dans certaines zones

Au sujet du Vih/Sida, le ministre et le Dr Moussa Diakhaté ont indiqué que l’EDS4 a conforté les efforts sénégalais de lutte, en mettant en exergue au bout du compte un taux de prévalence au plan national relativement faible de 0,7%).
“ Ce taux excellent confirme les données issues de la surveillance séro-épidémiologique menée depuis plusieurs années par le Sénégal, mais montre toujours que le danger est toujours là, avec des épidémies de type concentré dans des groupes “ passerelle ” comme les prostituées.
À ce sujet, le ministre a présenté la situation alarmante dans certaines zones comme Kolda, Ziguinchor et Diourbel. C’est ainsi que pour la région de Kolda, on note un taux de prévalence de 2%, alors qu’à Ziguinchor, il est de 2,2 %, selon le Dr Oulimata Diop, de la Division Sida/Ist. Le taux de prévalence chez les professionnelles du sexe fait froid dans le dos, car il varie entre 5 et 30 %, selon les résultats de la surveillance sentinelle. Les homosexuels ne sont pas mieux lotis, puisque le taux de prévalence du sida chez eux est de 21 %, d’après les résultats d’une enquête de prévalence livrés encore par le Dr Oulimata Diop.

Taux d’utilisation des préservatifs en baisse

De même, selon Abdou Fall, “ l’épidémie est en train de progresser dans la catégorie des jeunes de 15 à 29 ans. Derrière les bons chiffres, il y a des problèmes de groupes ”. Et ce n’est pas tout en ce qui concerne les insatisfactions ou les contre-performances dans la lutte contre le sida. Le taux d’utilisation des préservatifs a baissé de 20 % au moment où l’épidémie se féminise davantage.
Sur cette lancée, le ministre a invité les professionnels de la santé et les partenaires à la recherche des causes de ces deux phénomènes déplorables. “ Lorsque les résultats sont mauvais, il faut voir les meilleures approches, et quand ils sont bons, il ne faut jamais dormir sur ses lauriers ”, a-t-il dit avec force.
Selon les enquêteurs, des efforts considérables ont été faits dans le domaine de la vaccination et de la nutrition. Pour Abdou Fall, “ si on rate la nutrition de l’enfant, on en fait un handicapé au départ au plan physique et mental ”. Il a également souligné l’attention prioritaire qui sera portée sur la santé bucco-dentaire.
Pour le ministre, “ l’amélioration des soins et partant de leur impact sur les populations ne peut se faire sans l’aide d’un dispositif national de laboratoires fiables et d’imageries médicales dans toutes les régions dans le dessein d’avoir un bon diagnostic, d’éviter ainsi les approximations et donc d’aboutir à des soins de qualité ”. À ses yeux, les collectivités locales doivent s’impliquer davantage dans la prise en charge des malades de leurs localités.
Dans leur exposé des résultats de l’enquête, les Dr Moussa Diakhaté, Pape Coumba Faye, et Birahim Ndiaye ont été jugés fiables par les autorités et validés par les organismes internationaux que sont le Fnuap, l’Usaid, l’Oms. Sur ce point, le ministre et ces techniciens ont montré la validité scientifique de cet exercice de recueils de données sanitaires organisé tous les cinq ans et qui permet d’avoir une visibilité réelle sur l’impact des interventions et des investissements dans le secteur.

Joseph Birame Sène

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