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Rhume, sinusite : des infections virales aux conséquences sanitaires graves - 12/04/2006 - Le quotidien - SénégalEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

Il n’y a pas de produit efficace pour faire face aux infections virales comme la sinusite qui cause 22 % de cas de décès au Sénégal. Pour prendre en charge ces infections virales, les spécialistes appellent plutôt les populations à se faire consulter à temps et surtout à éviter de prendre n’importe quel médicament.
Les variations de température notées çà et là dans le pays sont les principales causes de l’apparition des infections virales comme le rhume et la sinusite. Selon le Dr Bamba Sissokho, chef du service Orl (Oto-rhino-laryngologie) et chirurgie cervico-faciale de l’Hôpital Principal de Dakar, ces infections peuvent avoir des conséquences graves sur la santé des populations. Il explique qu’elles se signalent dès le début par un rhume.

De l’avis du spécialiste, le rhume est une infection virale qui se singularise dès le départ par des sécrétions blanchâtres comme de l’eau. Mais, au fur et à mesure qu’il dure, sans être soigné, les sécrétions deviennent jaunâtres et dégageant une odeur. Laquelle signifie que la personne atteinte est sur-infectée et elle doit voir rapidement un médecin pour sa prise charge.
La sinusite, quant à elle, est une maladie très complexe avec des complications pouvant aboutir à la mort. Selon le spécialiste, cette maladie se cache souvent derrière le paludisme et les victimes dans la plupart des cas déclarent aux médecins qu’elles ont le palu. « C’est tout sauf du paludisme », regrette le Dr Sissokho. Elle est une inflammation qui atteint toute la muqueuse qui s’étend du bout du nez jusqu’au niveau des bronches. Quand une personne est atteinte de cette maladie, ce sont ses cellules qui sont concernées.

Le rhume et la sinusite sont des maladies que les Sénégalais ont tendance à prendre à la légère. Et pourtant, elles causent 22 % de décès au Sénégal chaque année. Ces infections virales sont comparées dès leur apparition à une petite fièvre sans danger. Mais, elles peuvent se compliquer par la suite et provoquer l’apparition d’autres infections virales comme la rhino-sinusite, qui atteint toute la muqueuse respiratoire.
Cependant, il y a des infections comme l’asthme qui peuvent être intégrées dans le lot de celles qui apparaissent surtout en période de fraîcheur ou la température varie des fois entre 16° et 18°.
Même si on note une forte présence de ces infections virales en période de fraîcheur, le Dr Bamba Sissokho signale cependant qu’il y a des personnes allergiques qui vivent souvent avec ces pathologies. A ces individus, il est déconseillé d’être au contact avec certains effets agressifs comme les fleurs, les gaz dégagés par les cars rapides, les camions, la fumée de l’encens communément appelé chez nous (Thiouraye) et même les fleurs du baobab, etc.

Selon Dr Sissokho, spécialiste en Orl, ces agressifs sont des fois à l’origine des infections virales dont certaines personnes sont victimes et se réveillent dès qu’elles sont en contact avec eux.
En ce qui concerne l’encens (Thiouraye), le Dr Sissokho est catégorique. « Ce produit est un danger pour les personnes allergiques, car il provoque le réveil du rhume ». C’est ainsi que le Dr Sissokho tire la sonnette d’alarme et demande aux populations et surtout aux allergiques d’éviter ces produits agressifs. Car d’après lui, un simple et banal rhume peut entraîner un cas de coma, alors qu’une sinusite compliquée attaque directement le cerveau et que sa délocalisation n’est pas facile.

Pour traiter une sinusite compliquée, il est nécessaire de recourir aux spécialistes et de mettre en place du matériel de qualité. Pour éviter d’en arriver là, les personnes malades doivent se présenter à temps chez un médecin ou infirmier pour une consultation.
Le rhume tout comme la sinusite font leur apparition entre les mois de novembre, janvier, février et début mars. Ils se remarquent par des affections qui sont souvent confondues avec un neuro-paludisme. C’est pourquoi, Dr Bamba Sissokho invite toutes les personnes souffrant de ces pathologies à faire attention. Il préconise ainsi de se faire consulter auprès d’un spécialiste. Au cours de cette épreuve, le malade doit bien ouvrir la bouche pour que le médecin puisse faire normalement le diagnostic et éviter des erreurs. Car dans ce cas toute erreur peut coûter cher au patient et même entraîner des cas de mort.

Les affections sont considérées comme banales mais leur ignorance fait qu’elles constituent un danger pour la santé publique, se désole le chef du service Orl de l’Hôpital Principal de Dakar.
Les personnes les plus exposées à contracter ces maladies sont, entre autres, les enfants qui, à partir d’un certain âge, se séparent du sein de leur maman. Conséquence : leurs défenses immunitaires diminuent et l’organisme de l’enfant devient très sensible aux agressions étrangères. Les Personnes vivant avec le Vih font également partie de ce lot, parce qu’elles ont également de faibles moyens de défense et contractent rapidement ces types de maladies. Les personnes âgées constituent l’autre catégorie de la population pouvant contracter rapidement ces affections virales.

« C’est très difficile de ma part de dire que les infections virales sont curables, parce qu’on n’a pas encore déterminé un produit antiviral capable de faire face à ces infections », soutient Dr Bamba Sissokho. Pour le moment, le vaccin mis en place permet tout simplement de neutraliser le virus. En cas de maladie, le seul remède c’est d’aller se faire consulter et de respecter les consignes données du médecin.

Car, les vaccins disponibles n’agissent qu’au niveau des défenses immunitaires qu’ils peuvent renforcer. Le Dr Sissokho constate que les personnes souffrant de ces infections veulent coûte que coûte prendre des antibiotiques pour se soigner. Le spécialiste en Orl interpelle toutes les personnes victimes de ces pathologies et leur demande de commencer d’abord par les antibiotiques moins chers, mais capables de neutraliser le virus mais surtout prescrits par un médecin.
« Ce ne sont pas les antibiotiques chers qui peuvent soigner une infection virale », informe Bamba Sissokho. Les meilleurs antibiotiques sont ceux qui sont prescrits par un médecin et qui coûtent souvent moins cher, mais qui sont capables de gagner la bataille, insiste le colonel Sissokho.
Il annonce, par ailleurs, qu’à force de prendre des antibiotiques non prescrits ou chers, le virus peut subir des mutations. Conséquence : il devient résistant. Donc, il est demandé aux populations de faire beaucoup attention en prenant ces médicaments.

Une infection virale peut durer deux voire trois semaines, mais il est conseillé aux personnes affectées de bien suivre les consignes données par le médecin. Parce que si la maladie peut durer trois semaines, elle peut aussi durer pendant toute l’existence d’une personne. C’est pourquoi, il y a des gens qui vivent en permanence avec ces maladies.
Pour résister à ces infections virales, surtout pour les personnes les plus exposées en cette période de fraîcheur, Dr Cissokho préconise de bien se couvrir, de respecter les règles d’hygiène les plus élémentaires, de ne pas donner la main aux personnes déjà atteintes, de bien s’alimenter, de boire beaucoup d’eau, d’éviter la poussière, d’éviter d’être en contact avec les climatiseurs, etc. Ce sont là quelques mesures préventives à respecter pour éviter les infections virales et bactériennes.
Ces infections virales comme le rhume sont très contagieuses. Et la contamination se fait par série, raison pour laquelle, il arrive que plusieurs personnes présentent la même infection, constate le Dr Sissokho, chef du service Orl cervico-faciale de l’Hôpital Principal de Dakar.

EUGENE KALY

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