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Cours inaugural de L’Ufr/Santé de Thiès : Concevoir l'éthique et la morale comme le côté spirituel de la médecine - 27/01/2010 - Walfadjri - SénégalEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

On ne peut pas faire n’importe quoi sur le corps humain. Tout médecin qu’on est, on est tenu par l’éthique et la morale. Ce serment d’Hippocrate, le professeur Aloyse Raymond Ndiaye l’a rappelé hier et expliqué aux étudiants de l’Unité de formation et de recherche en Sciences de la santé (Ufr/Santé) de l’Université de Thiès auxquels il délivrait un cours inaugural sur ‘Médecine, art et vérité’. L’Unité de formation et de recherche en Sciences de la santé (Ufr/Santé) de l’Université de Thiès a tenu hier, dans la salle de délibération du Conseil régional, son cours inaugural pour la présente année académique. Lequel cours a été couplé à une démonstration sur des activités de télé médecine, dans le cadre de l’introduction de cet outil pédagogique dans l’Ufr.

La rencontre qui a vu la présence de sommités universitaires, d’autorités administratives de la ville et d’étudiants, a été l’occasion, pour le professeur Aloyse Raymond Ndiaye à qui il revenait de tenir la conférence inaugurale sur le thème ‘Médecine, art et vérité’, de mettre un accent particulier sur l’éthique et la morale qui doivent être la pierre angulaire de toute pratique médicale.

Selon le conférencier, il est impérieux que les étudiants en médecine comprennent qu’ils s’engagent dans une carrière passionnante qui prend de plus en plus d’importance dans le monde du fait des progrès de la médecine avec ses conséquences sur l’amélioration de l’espérance de vie. Lesquels progrès sont cependant, selon lui, porteurs d’énormes dangers en ce sens que la médecine, étant devenue une science, les médecins et les chercheurs, par la biologie, sont capables d’intervenir sur l’homme, de le transformer, comme on le ferait d’une rivière ou d’une autoroute qu’on détourne. ‘Il faut que l’on sache que l’homme n’est pas identifiable à uniquement de la matière. Le corps humain est vivant non seulement sur le plan biologique, mais aussi sur le plan spirituel, en ce sens que nous sommes des sujets, des consciences et des libertés et que, par conséquent, on ne peut pas faire n’importe quoi sur ce corps’, dit-il. Et partant de ce postulat, le professeur Aloyse Raymond Ndiaye a trouvé nécessaire d’attirer l’attention des jeunes étudiants afin qu’ils tiennent compte de l’éthique. Car, fait-il savoir, ce n’est pas pour rien que les médecins font le serment d’Hippocrate. ‘Ce serment doit être le côté humaniste de leur discipline. Il doit être l’aspect qui, en permanence, les interpelle pour qu’ils respectent la personne humaine sur laquelle ils travaillent’.

Dans son adresse, le professeur invitera Descartes à propos des dérives constatées aujourd’hui dans la médecine. Laquelle médecine devenant de plus en plus une science technique, le corps humain peut être considéré comme une machine séparée carrément de l’âme. Aussi fera-t-il savoir que dans la pensée de Descartes, c’est plus complexe. Car, selon lui, bien que Descartes soit un scientifique, il a tenu à faire en sorte que la morale dépende de la médecine. Or estime-t-il, la morale, c’est l’éthique. ‘C’est le côté spirituel, liberté, choix de l’individu. Par conséquent, soigner le malade, c’est lui permettre d’atteindre une meilleure utilisation de ses facultés pour son propre épanouissement du point de vue de sa santé physique et celle spirituelle’.

L’Ufr/Santé de Thiès qui est à sa deuxième année de vie, se veut la seconde faculté de médecine du Sénégal, mais aussi le premier jalon dans la politique de décentralisation de l’expertise médicale. Elle permet, en outre, de décongestionner la faculté de Médecine de Dakar, tout en offrant un plateau technique très attrayant, comme en témoigne l’introduction dans l’anglais et de l’informatique dans les enseignements, en plus de la télé médecine et du télé-enseignement qui viennent d’y être lancés. Déjà et pour une bonne opérationnalité de cette nouvelle donne qu’est l’introduction de la télé médecine, l’Ufr/Santé, si l’on en croit son directeur Mamadou Mourtalla Kâ, a signé des conventions avec les principaux hôpitaux de la région comme l’hôpital régional, Saint Jean de Dieu, Dalal Khel, entre autres structures sanitaires susceptibles de recevoir des étudiants de l’Ufr.

On retiendra aussi que, malgré toutes les agitations et mouvements d’humeur qui ont secoué l’université de Thiès au niveau de presque tous ses démembrements,l’Ufr/Santé est le seul à n’avoir enregistré, depuis sa création, aucune grève. ‘Zéro heure de grève’, dit le directeur qui explique cette prouesse par le fait que, dès le début, ils ont réussi à mettre en place une association des parents d’étudiants. Et de concert avec cette structure, ils ont élaboré un code de conduite que chaque étudiant doit signer avant d’être accepté dans l’établissement.

Sidy DIENG
Coulibaly Zié Oumar envoyé Spécial

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