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Prévention de la transmission du Vih/sida de la mère à l’enfant : les objectifs atteints à 150%, selon le Cnls - 22/02/2010 - Le soleil - SénégalEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

Le Programme de prévention de la transmission du Sida de la mère à l’enfant (Ptme) a enregistré des résultats encourageants au Sénégal. En effet, un taux de 150% est enregistré pour le dépistage, le suivi des femmes enceintes séropositives aussi bien avant l’accouchement qu’après. Le Programme de prévention de la transmission du Vih/Sida de la mère à l’enfant (Ptme) est un axe fondamental dans la lutte contre les nouvelles infections au Sénégal. Le Conseil national de lutte contre le Sida (Cnls) a promu certaines mesures pour limiter la transmission du virus à l’accouchement. Le dépistage, la mise sous traitement des séropositives, telles sont, entre autres, les dispositions prises pour protéger l’enfant à la naissance.

« La prévention de la transmission du Vih de la mère à l’enfant part du principe qu’il existe environ 450.000 femmes enceintes attendues, par année, au Sénégal. 86% de ces femmes enceintes se rendent dans les structures de Santé pour les consultations prénatales », révèle le chargé du suivi et évaluation du Conseil national de lutte contre le Sida (Cnls), le Dr Seyni Ndoye.

Au Sénégal, on estime entre 370.000 et 380.000 femmes enceintes qui se rendent dans les structures de Santé pour les Consultations prénatales. Le Cnls se fixe pour ambition d’offrir les possibilités de dépistage à toutes les femmes enceintes. Les années précédentes, il était difficile de dépister ces femmes enceintes à cause de leur position fragile au sein du couple.

« Nous avons l’ambition d’offrir à toutes ces femmes enceintes les possibilités de faire des tests de dépistage. Mais, du fait de la détention du pouvoir de décision par les hommes, certaines femmes retournent à la maison pour demander l’autorisation du mari. Cela explique certaines déperditions », explique le Dr Ndoye.

150% des objectifs atteints

Toutefois, des avancées ont été notées dans le déroulement du Programme de prévention de la transmission du Vih/sida de la mère à l’enfant (Ptme). En effet, 150% des objectifs ont été atteints.

« Nous sommes satisfaits du fait que le taux des femmes enceintes séropositives dépistées est à 0,7%. Ce qui confirme la prévalence nationale. Les femmes sont de bons indicateurs de ce qui se passe dans la population générale. Nous avons atteint 150% de nos objectifs », a révélé le colonel Seyni Ndoye.

Plusieurs femmes enceintes séropositives sont mises sous traitement antirétroviral. Ainsi, ont-elles toutes les chances de mettre au monde un enfant non-infecté, contrairement aux autres femmes séropositives qui rechignent à respecter la prise des Avr.

« Les femmes enceintes séropositives sont mises sous traitement antirétroviral. Ce qui est un avantage. Parce que leur charge virale, c’est-à-dire la quantité de virus qui circule dans le sang, va diminuer. Une fois que la charge est atténuée jusqu’à un chiffre très bas, la chance de transmission du virus à l’enfant est amoindrie », a soutenu le colonel Ndoye.

Spécialiste de la Prévention de la transmission du Vih de la mère à l’enfant (Ptme) de l’Unicef, Macoura Oularé, a indiqué qu’en Afrique occidentale, « seules 18% des femmes ont accès au dépistage et 33 % sont sous traitement antirétroviral ».

Les scientifiques se mobilisent

La communauté scientifique intensifie les recherches pour protéger les enfants à la naissance. En plus des nombreuses techniques obstétricales, les scientifiques travaillent à rendre possible un allaitement sans risque.

« Aujourd’hui, il y a des possibilités d’allaitement artificiel. Mais, les recherches se poursuivent. Le monde scientifique est en train de bouger pour aller vers l’allaitement maternel protégé. Il consiste à laisser la femme allaiter, mais en la mettant sous Arv avec son enfant », révèle le colonel Ndoye.

Les risques de transmission entre la mère porteuse de virus et son enfant se situent entre 20 et 40%, selon les estimations. Si l’on se réfère aux sources de l’Oms, de l’Unicef et de l’Onusida, 90% des enfants ont contracté le virus par leur mère. 2 millions d’enfants sont infectés par le Vih/Sida sur les 33 millions porteuses de cette maladie en 2008.

Tout compte fait, au Sénégal, la nouvelle orientation donnée à la lutte contre la pandémie se traduit par la mise à l’échelle des stratégies. « Nous avons entamé une option stratégique qui consiste à décentraliser au maximum les possibilités de dépistage. Nous allons trouver les populations dans leurs localités », renseigne le Dr Ndoye, car le grand défi pour le Cnls, « c’est la récupération des perdus de vue ».

Idrissa SANE

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