Santé tropicale au Sénégal - Le guide de la médecine et de la santé au Sénégal


Médecine d'Afrique Noire - Première revue médicale internationale panafricaine francophone - Plus d'informations


LE KIOSQUE APIDPM

Les numéros disponibles :

Médecine d'Afrique Noire
Octobre 2018
Consulter la revue

Médecine du Maghreb
Juillet/Août 2018
Consulter la revue

Odonto-Stomatologie Tropicale
Septembre 2018
Consulter la revue


Soyez informés avant tout le monde !


logo_fb

logo_twitter


NEWSLETTER

Restez informés : recevez, chaque mercredi, la lettre d'informations de Santé tropicale.

Inscriptions et désinscriptions

Accueil > Santé tropicale au Sénégal > Revue de presse

Revue de presse

Méconnaissance de la maladie, insuffisance de ressources,…. Les grands défis du Programme de lutte contre la tuberculose - 22/03/2010 - Le quotidien - SénégalEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

Le Sénégal prépare la célébration de la Journée mondiale de lutte cpntre la tuberculose, mercredi prochain. En prélude à cet évènement, le Programme national de lutte contre la tuberculose (Pnt) a rencontré la presse, samedi dernier, pour dresser la situation de la maladie, dans le pays. Et il est ressorti des propos du coordonnateur national que leur premier mal réside dans la méconnaissance de la maladie. A ce propos, déplore Dr Mame Bocar Lô, la persistance de la stigmatisation y est grandement pour quelque chose. En effet, la tuberculose étant une maladie contagieuse, les proches parents ont tendance à marginaliser le patient, l’excluant complètement de la famille, alors que la maladie est curable. En seulement six mois de traitement sans interruption, on en guérit.

Face à cette stigmatisation galopante, le Pnt a peaufiné un plan de communication, en y incluant un large programme de plaidoyer pour le changement de comportement. Ainsi, tous les canaux sont mis à contribution pour «renforcer les connaissances de la population sur la tuberculose (et) améliorer l’implication de la communauté dans la lutte contre la tuberculose».
Lors de la journée qui sera célébrée officiellement dans la région de Louga, avec le thème : En route contre la tuberculose, innovons pour agir plus vite, l’accent sera mis, en partie, sur la nécessité de changer les comportements à l’endroit des malades mais aussi sur la nécessité d’adopter les bonnes pratiques, pour protéger les autres. Parmi les messages clés qui seront, en effet, diffusés, figure en bonne place, le concept : «Protège-toi la bouche avec un mouchoir chaque fois que tu tousses, éternues ou craches pour préserver ta famille et la communauté.»
Les statistiques font état de 8 à 10 millions de personnes qui contractent la maladie par an. Pis, 3 millions de personnes en meurent. Ce qui fait de la tuberculose la maladie infectieuse qui tue le plus de personnes âgées de plus de 5 ans dans le monde, indique Dr Lô. Ce dernier fait aussi remarquer que les décès féminins dus à la tuberculose sont les plus nombreux que tous les décès liés à la maternité.

Dakar tousse plus que les régions

Au Sénégal, les enquêtes ont enregistré en 2009, 11 734 cas de tuberculoses toutes formes confondues. Parmi celles-ci, il est noté 7 887 cas de tuberculose à frottis positifs contagieux et 3 410 cas de tuberculose à frottis positifs à Dakar, qui enregistre à elle seule, 42 % des cas. Aussi, le Pnt fait état d’un taux de dépistage de 60 %, d’un taux de succès de 83 % et d’un taux irrégulier de 7 %. Ces taux s’avèrent, cependant, insuffisants au regard des normes établies dans le cadre des Omd. Toutes choses qui font que d’ici à 2015, Dr Mame B. Lô et son équipe projettent de porter le taux de dépistage à 70 % des cas attendus, soit 1,5 % cas pour 1 000 habitants à Dakar et 1 cas pour 1 000 habitants dans les régions.
Mieux, le Pnt prévoit de guérir 85 % des cas dépistés «pour rompre la chaîne de transmission». Aussi, est-il prévu de garantir le droit aux services sanitaires, l’égalité sociale, et de promouvoir la participation de la communauté dans la lutte, en garantissant à la personne atteinte de conserver son emploi après la fin du traitement, pour réduire la stigmatisation.

Pour atteindre ces objectifs, le Pnt a besoin de trouver les ressources financières nécessaires, en parfaite adéquation avec sa politique. Jusque-là, l’Etat ne subventionne le Pnt qu’à hauteur de 260 millions de francs Cfa, par an. Ce qui est très dérisoire, au regard des énormes chantiers, qui attendent les acteurs de la lutte contre cette maladie. Comme pour ne pas arranger les choses, trois bailleurs de fonds se sont retirés du circuit du financement du programme de lutte, indique le coordonnateur national du Pnt.

Par Aly FAL

Lire l'article original

Plus d'articles Sénégalais - Plus d'articles panafricains


Une question ? Une remarque ? Contactez-nous ?

SénégalSanté tropicale au Sénégal
Le guide de la médecine et de la santé au Sénégal


CARTE DU SITE




Connaissez-vous tous les sites web médicaux édités par APIDPM ?

Médecine d'Afrique noire électroniqueMédecine du Maghreb électroniqueOdonto-Stomatologie électronique


Valid XHTML 1.0 Strict CSS Valide !