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Financements dans la lutte mondiale contre le paludisme : environ 2530 milliards cfa débloqués en 6 ans, mais - 22/03/2010 - Sud Quotidien - SénégalEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

Le rapport « Lutte contre le paludisme : financement et utilisation des ressources » produit par l’OMS, l’UNICEF et PATH a été publié hier par le Partenariat Roll Back Malaria (RBM) dans sa nouvelle série de rapports sur les Progrès et les Impacts. Ce document montre que le financement externe affecté à la lutte contre le paludisme par le Fonds Mondial, la Banque Mondiale et l’Initiative des Présidents des Etats-Unis contre le paludisme (PMI), a presque atteint 4,6 milliards de dollars US entre 2003 et 2009 (environ 2530 milliards de F Cfa).

Ce nouveau rapport du Partenariat "Roll Back Malaria" a confirmé que les investissements actuels en matière de lutte contre le paludisme ont permis de sauver des vies humaines et sont très bénéfiques pour les pays. Mais le même rapport avertit également que sans un financement prévisible sur le long terme, l’importante contribution de la lutte contre le paludisme vers la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) pourrait s’inverser.

Depuis 2003, le Fonds Mondial a en effet couvert deux tiers des fonds versés pour lutter contre le paludisme. A la fin de l’année 2009, le Fonds Mondial avait approuvé plus de 200 demandes de financement dans 81 pays et adopté 6 projets internationaux ; soutenant ainsi des programmes de distribution de 104 millions de moustiquaires et de traitement de 108 millions de cas de paludisme conformément aux directives thérapeutiques nationales.

Le même rapport indique que la majorité de ces fonds sont reversés à l’Afrique où on recense 90 pour cent des décès dus au paludisme à l’échelle mondiale. Dans un tiers des pays endémiques africains, la santé maternelle et infantile s’est considérablement améliorée par ces interventions qui ont atteint une large couverture notamment en Ethiopie, au Rwanda, en République Unie de Tanzanie ou en Zambie.

Le rapport révèle en outre qu’entre 2000 et 2009, les vies d’environ 384 000 enfants ont pu être sauvées dans 12 pays grâce à la distribution à grande échelle de moustiquaires et autres outils de prévention contre le paludisme. L’on pourrait s’attendre mieux si 80 pour cent des populations de la planète pouvaient bénéficier des mêmes interventions d’ici la fin de l’année. Ainsi 217 000 vies supplémentaires pourraient être épargnées.

Cependant, le financement annuel total à l’échelle mondiale d’un montant global de prés de 2 milliards de dollars US à la fin de l’année 2009 (budgets nationaux et autres financements bilatéraux inclus) est largement en deça des attentes de 6 milliards de dollars US sollicités chaque année dans le cadre du Plan Mondial de Lutte contre le Paludisme afin de satisfaire les besoins de couverture universelle contre le paludisme.

« Les efforts d’investissement doivent se poursuivre »

Directrice Exécutive du Partenariat RBM et par ailleurs ancien ministre de la Santé au Sénégal, le Professeur Ewa Marie Coll-Seck souligne que « l’investissement dans la lutte contre le paludisme a un impact important sur la santé en rapport avec les Objectifs du Millénaire pour le développement ». Et d’ajouter que « cet impact est surtout important sur la santé des femmes et des enfants en Afrique. Les efforts d’investissement doivent se poursuivre. Les vies sauvées aujourd’hui ne doivent pas laisser place à des vies perdues demain. Nous avons bien progressé et il faut continuer, il ne faut pas faire machine arrière ». Disséquant toujours ce rapport à travers les ondes de RFi, Eva Marie Coll Seck s’est appesantie sur les modes de financement pour partager avec les termes du rapport la source des différences qui expliquent les réussite d’une part et de l’autre les mauvais résultats enregistrés dans certains pays. Selon elle, en effet, pour contrer la maladie à une échelle plus large, il faudrait mettre en place des stratégies de lutte sous régionales ou régionales. Car le moustique n’a pas de frontière et peut passer facilement d’une frontière à une autre

Cependant malgré les avancées obtenues dans la diminution de l’incidence planétaire de la maladie, la maladie continue de haper la vie de près de 860.000 personnes chaque année, à travers le monde et décimant notamment des femmes et des enfants en Afrique. Elle affecte durement la scolarisation des enfants, ralentit la productivité et épuise les ressources humaines, condamnant ainsi les communautés déjà démunies à s’enliser dans le bourbier de la pauvreté.

C’est pourquoi, la Directrice Exécutive du Partenariat RBM n’a pas manqué d’apprécier positivement tous les élans de financement dans la lutte contre ce fléau mondial. Ce que confirmera sans ambage Michel Kazatchkine, Directeur Exécutif du Fonds Mondial « Au cours de la dernière décennie, les moyens de prévention et de lutte contre le paludisme ont fait partie des meilleurs investissements dans le domaine de la santé. Dans aucun autre domaine, nous n’avons pu observer une telle corrélation directe et rapide entre les ressources engagées et l’impact sur la maladie dans les investissements des dernières années pour lutter contre le paludisme, le sida et la tuberculose. Cette avancée est toutefois fragile et l’année 2010 est une année majeure pour les bailleurs de fonds qui doivent décider si les OMD dans le domaine de la santé peuvent être atteints ou non », a-t-il déclaré.

Rendez vous est pris en octobre 2010 avec la tenue de la troisième session de reconstitution des ressources du Fonds Mondial au cours de laquelle les gouvernements feront des promesses et des engagements financiers pour les années 2011 à 2013. C’est d’ailleurs cette période charnière qui est entrevue par les planificateurs de la santé comme devant déterminer de manière décisive si les OMD relatifs à la santé pourraient être atteints d’ici à 2015.

Cheikh Tidiane MBENGUE

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