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Cancers du sein et du col de l’utérus : Deux « meurtriers » sournois - 02/06/2010 - Walfadjri - SénégalEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

Une conférence sur le cancer du sein et le col de l’utérus, c’est ce qu’a organisé, samedi, le Réseau africain de femmes du 3e millénaire (Raf 3M) pour marquer son premier anniversaire. Une occasion donnée au conférencier, le Professeur Mamadou Diop, chef du service cancérologique de l’hôpital Aristide le Dantec, pour parler des méthodes de prévention de ces deux maladies.

Neuf cent cinquante mille à 2 millions 250 mille francs Cfa, c’est la somme que déboursent les Sénégalais qui souffrent de cancer pour leur prise en charge. Et leur nombre connaît une ‘nette augmentation’ avec 12 mille à 20 mille nouveaux cas chaque année. Les femmes occupent le haut du tableau et deux types de cancers sont à l’origine : celui du sein et celui du col de l’utérus. Le cancer du sein est parfois héréditaire. Une puberté précoce (avant 12 ans), une ménopause tardive (après 55 ans), la non fécondité ou la fécondité au-delà de 30 ans, le manque d’allaitement, etc., peuvent aussi causer cette tumeur. Le cancer du col de l’utérus, lui, est provoqué par le virus du papillonne humain (Vph), mais la précocité des rapports sexuels et de la première grossesse, des partenaires sexuels multiples et le tabac peuvent également le favoriser.

Pour informer les femmes sur les dangers des cancers du sein et du col de l’utérus, le Réseau africain des femmes du 3e millénaire (Raf 3M) a organisé, samedi dernier, une conférence pour sensibiliser aux méthodes de prévention de ces deux maladies ‘mortelles’. Cette causerie, animée par le Professeur Mamadou Diop, chef du service de cancérologie de l’hôpital Aristide Le Dantec, a eu lieu à la salle de conférence du Cyber Sinkou, à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. Selon Mamadou Diop, ces deux cancers sont les plus fréquents après le cancer du foie. La première méthode préventive, appelée ‘prévention primaire’, consiste à lutter contre l’utilisation du tabac et la pollution de l’environnement, à faire des activités physiques, en plus de la vaccination anti-Hpv pour les filles âgées de 9 à 13 ans.

Le professeur met en garde contre l’excès de sel dans l’alimentation, les boissons alcoolisées, le surpoids et l’obésité.Il conseille de manger des légumes et des fruits, de limiter la consommation des viandes rouges et grasses et d’allaiter exclusivement avec les seins durant les six premiers mois du bébé. L’autre possibilité, surnommée ‘prévention secondaire’, c’est de faire la mammographie ou l’auto-examen pour voir si les seins ont des déformations comme une cicatrise ou un excès de volume. Pour le cancer du col de l’utérus, le frottis permet de détecter les lésions précancéreuses et il y a aussi le test Hpv qui a ‘96 % de sensibilité’. Mais ‘la prévention ne suffit pas’, avertit le conférencier qui insiste sur le suivi. Malheureusement, les gens ont ‘peur’ du cancer et se dépistent ‘tardivement’, constate-t-il.

Le chirurgien invite les femmes à faire ‘le diagnostic précoce’ puisque la tumeur ‘ne fait pas mal quand elle commence’. Selon le Pr Mamadou Diop l’apparition de symptômes dont les saignements au moindre contact, l’amaigrissement, la peau enflée ou la présence de petits boutons (ganglions) au niveau des aisselles sont des signes ‘du stade très avancé’ de la maladie. Il a profité de l’occasion pour demander aux autorités de subventionner la prise en charge ‘qui coûte cher’ et d’aider à la formation de spécialistes du cancer. Le professeur les appelle également à construire un autre centre anticancéreux ‘moderne pour la chimiothérapie’ parce que celui dont dispose le Sénégal, le seul dans la sous-région, date de 1964. Il juge qu’il est ‘vétuste et trop petit’ pour accueillir les patients.

Célébration du premier anniversaire du RAF3M : La présidente fustige l’absence des femmes politiques

Le ministre de la Famille, Ndèye Khady Diop, le maire de Bambey, Aïda Mbodj, Bakhaw Ndiongue, toutes ont été conviées à la conférence du Réseau africain des femmes du 3e millénaire (Raf 3M) qui s’est tenue à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad). Aucune des trois n’a répondu à l’invitation. Une attitude qui a mis en colère la présidente du Raf 3M. Clotilde Fatou Sène a fustigé leur absence qu’elle qualifie de ‘honteuse’ d’autant plus sa structure célébrait son premier anniversaire et surtout durant la quinzaine de la femme. La patronne de Raf 3M trouve que ces responsables politiques ‘ne croient pas à la parité’, mais elles défendent ce concept juste pour ‘mobiliser’ les femmes afin de montrer qu’elles sont ‘puissantes’. Clotilde Fatou Sène soutient que ‘cette petite minorité qui roule sur de l’or’ ne se rappelle de leur existence que quand un remaniement s’approche. Pour elle, la politique est ‘la seule chose qui intéresse beaucoup de femmes qui occupent des postes de responsabilité’ et les membres de son organisation refusent d’être ‘utilisés’.

Clotilde Fatou Sène appelle à une rupture avec ces démarches ‘empiriques’ qui ne profitent qu’à ‘quelques-unes.’ La présidente de Raf 3M estime qu’il est légitime que les jeunes femmes de sa structure confirment leur pouvoir de dire non ‘au détournement’ des objectifs pour la promotion du genre. Le Réseau africain des femmes du 3e millénaire est une organisation qui œuvre pour la promotion de la santé, de l’éducation et de l’autonomisation des femmes. Il lutte également contre les discriminations sous toutes ses formes.

Yacine CISSE

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