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MAMADY KONTE docteur vétérinaire, docteur d’Etat es Sciences - Les OGM : progrès ou danger ? - 25/09/2006 - Le soleil - SénégalEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

« Progrès ? Très certainement. Danger ? Jugement à priori et tendancieux ; du reste, toute innovation technologique présente aussi ce côté négatif. » Dans cet interview, le docteur vétérinaire Mamady Konté nous parle du phénomène du progrès génétique utilisé dans le but d’améliorer les espèces animales et végétales.

Quelle est l’historique du progrès génétique dans l’amélioration des espèces végétales et animales, c’est-à-dire l’évolution logique des connaissances, de la sélection empirique aux OGM ?
Les biotechnologies font le quotidien de l’humanité depuis nos ancêtres. Il se trouve que c’est seulement maintenant que leurs modes de fonctionnement sont compris.
Nos ancêtres en quête de substances utiles ont développé des techniques empiriques de sélection basées sur l’observation, la sélection, la domestication (blé et orge il y a 10 000 ans, naissance du maïs à partir de la téosinte il y a plus de 8 000 ans) et la multiplication par croisement. Cette démarche qui fonde les biotechnologies dites classiques ou conventionnelles a prévalu jusqu’à l’aube du 20è siècle tout en continuant d’être encore pratiquée largement dans le monde pour certains cas. Au cours des cinquante dernières années, les avancées de la biologie moléculaire ont permis de matérialiser le support physique de l’information héréditaire, l’ADN, stocké dans les gènes des chromosomes constituant les génomes propres à chaque espèce.

La découverte des possibilités de transfert de gènes consacre l’ère des biotechnologies modernes et date de la fin des années soixante avec l’apparition des premières applications à partir de 1973. Cette technique concerne tant les biotechnologies végétales qu’animales et microbiennes, avec la possibilité de transférer des gènes entre des espèces du même règne, ou des espèces du règne animal et des micro organismes vers celles du règne végétal et inversement, aboutissant à la création d’organismes génétiquement modifiés (OGM). Maïs, le soja, le colza, le coton, la pomme de terre, la tomate, le tabac…

Quels sont les avantages que les OGM présentent ?
Des preuves sont données quant à l’existence de bénéfices réels dans l’utilisation des organismes transgéniques (notamment, pour les plantes, des rendements plus élevés, des frais de culture réduits, un profit augmenté à la ferme, une amélioration de l’environnement. Pour les animaux, l’intérêt des animaux transgéniques est multiple. Ils constituent des instruments permettant une meilleure compréhension des mécanismes de développement et de régulations génétiques de l’ontogenèse, de l’action des oncogènes et dans les interactions cellulaires complexes du système immunologique. Ils offrent la possibilité de créer des modèles animaux précis pour l’étude des maladies, en particulier des maladies génétiques et constituent une voie capitale pour le développement de thérapies génétiques. Ils peuvent produire de grandes quantités de protéines à usage thérapeutique ou alimentaire ce qui constitue la voie la plus rapide pour l’amélioration génétique des races animales.

Quels en sont les inconvénients ?
Les inconvénients se déclinent en termes de risques, réels ou potentiels, comme pour toute nouvelle technologie, ayant un impact à deux niveaux, essentiellement, sur la santé humaine et animale et sur l’environnement, que l’on peut résumer comme suit : danger d’introduire de façon non intentionnelle des allergènes ou d’autres facteurs toxiques ou anti-nutritionnels dans les aliments ; développement chez l’homme d’éventuelles résistances aux antibiotiques exprimés par le transgène ; l’éventualité de transgènes passant de plantes cultivées à des plantes apparentées sauvages ; la possibilité que les organismes nuisibles à combattre développent des résistances aux toxines produites par les cultures transgéniques ; le risque que ces toxines affectent des organismes non ciblés.

Quelle est la politique OGM en recherches agricoles pour le Sénégal ?
L’Afrique et les pays en développement demandent à bénéficier de toute technologie qui augmente la production alimentaire, diminue le prix des aliments et améliore leur qualité. Dans ce contexte, les bénéfices potentiels des cultures génétiquement modifiées ne peuvent pas être ignorés, car, en particulier, l’amélioration de la qualité nutritionnelle des aliments peut jouer un rôle clé en aidant à supprimer la malnutrition. Cependant, les cultures génétiquement modifiées nécessitent des investissements majeurs et la plupart des pays en développement manquent de moyens conséquents pour évaluer techniquement et économiquement la biosécurité des plantes transgéniques. Par ailleurs, la capacité réglementaire nécessaire pour mettre en œuvre des principes directeurs de développement sûrs et des systèmes légaux pour imposer la loi et punir ses transgressions demeure insuffisantes, voire inexistantes.

Cheikh Amadou Tidiane Diémé (stagiaire)

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