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Lutte contre la drépanocytose : A l’Ucad, 600 à 700 étudiants sont dépistés par an - 17/06/2010 - Le quotidien - SénégalEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

La drépanocytose tue en douce. Elle touche 600, voire 700 étudiants par an à l’Ucad. C’est le constat fait par l’Union universitaire de lutte contre cette maladie, qui demande à l’Etat d’encourager non seulement des campagnes de sensibilisation, mais aussi de former les médecins en vue de pouvoir diagnostiquer ce mal. Par Lamine M’BAYE et Justin GOMIS

Cent ans après la découverte de la drépanocytose, le constat est toujours aussi alarmant. Plus d’un mil­lion de personnes, soit 10% de la po­pulation sénégalaise, sont concernées par cette maladie héréditaire. L’U­nion universitaire de lutte contre la drépanocytose (Uuld) en a fait une préoccupation majeure, car 600, voire 700 cas sont dépistés dans leur ser­vice au sein de l’Université Cheikh Anta Diop.

Hier, en prélude à la Journée mondiale de lutte contre la drépanocytose, qui sera célébrée demain 19 juin, cette structure a publié un document de plaidoyer pour sensibiliser sur cette maladie génétique et héréditaire, qui tue dans le silence des milliers de personnes. L’objectif visé, selon Chérif Dieng, le président de l’Uuld, c’est non seulement de marquer le centenaire de la découverte de cette maladie, mais aussi d’essayer de trouver des avancées médicales qui, soutient-il «continuent de faire souffrir les drépanocytaires qui meurent en douce ou qui ne s’épanouissent pas». En fait, c’est une pathologie qui résulte d’une anomalie de l’hémoglobine contenue dans les globules rouges. Alors que c’est cette hé­mo­globine qui permet la fixation et le transport des gaz respiratoires dans le sang. Son affectation rend ainsi les globules rouges rigides en entraînant chez le patient des conditions «de froid, fièvre déshydratation, hypoxie».

Cette maladie entraîne plusieurs difficultés notamment sur le plan psychologique, sanitaire, scolaire, social ou encore professionnel. D’­ail­leurs, révèle-t-on, la mortalité in­fantile est très élevée surtout chez les moins de 5 ans. Selon Chérif Dieng, la drépanocytose entraîne par­­fois l’exclusion sociale ou la séparation du couple. Pis, au niveau scolaire, indique-t-il en outre, «il y a une baisse du niveau d’étude, puisque cela engendre de nombreuses absences, des redoublements, voire même des exclusions».

En présence de nombreux journalistes, cet étudiant de l’Ucad, un drépanocytaire âgé de 24 ans, a exprimé toute sa motivation pour continuer les recherches. Il a, par ailleurs, incité les gens à faire des dépistages, afin que les efforts consentis dans la lutte contre cette maladie qui ont évolué de manière positive dans le pays ces dernières années, soient fructifiés.

Mais quelques problèmes subsistent dans l’avancée des recherches et des soins. Si les pays développés comme les Etats-Unis peuvent se permettre des greffes de moelle-osseuse sur les patients atteints, «au Sénégal, il est difficile de réaliser ce type d’opérations faute de moyens financier et matériel», a déclaré le docteur Ndob Seck du Service médical des étudiants.

Autre problème, le dépistage néo-natal qui permet d’identifier les parents à risques dont la pratique est négligée par certains Sénégalais qui ignorent, eux-mêmes, qu’ils font partis des gens dits «à risques».

L’etat sollicite pour une formation des médecins

L’Uuld souhaite, à travers cette opération, attirer l’attention de la po­pulation et des gouvernants sur ce phé­nomène, susciter la réflexion. Elle interpelle aussi l’Etat sur le res­pect de ses engagements car cette pandémie se révèle être un véritable danger.
L’Uuld veut «rebooster» l’Etat pour des campagnes de prévention, des réductions du coût des traitements ainsi que des mesures d’accompagnement.

Pour mieux diagnostiquer le mal, l’Union universitaire de lutte contre la drépanocytose demande au gouvernement de financer la formation du personnel de santé. Car, selon le président Chérif Dieng, nombreux sont les médecins qui ne savent pas diagnostiquer cette maladie, faute de formation qui participe à retarder sa découverte. En attendant, une Journée gratuite de dépistage sera organisée aujourd’hui par l’Uuld à l’Ucad, en vue de permettre aux gens de déceler tôt leur mal.

Par Lamine M’BAYE et Justin GOMIS

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