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Prise en charge des diabétiques à Saint-Louis : 37 % des malades non traités - 25/10/2010 - Le soleil - SénégalEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

Une étude réalisée sur les facteurs de risques cardio-vasculaires en milieu urbain à Saint-Louis révèle que 37 % des diabétiques ne sont pas traités. Plus grave, 2,6 % des sujets ignorent qu’ils avaient le diabète. Une équipe pluridisciplinaire a effectué une étude sur un échantillon assez représentatif de la population de Saint-Louis. Au total près de 1424 habitants des différents quartiers de Saint-Louis ont été interrogés. On dénombrait 69 % de femmes. La tranche d’âge des sujets interrogés est comprise entre 15 et 96 ans.

L’étude concerne plusieurs pathologies. Les conclusions de l’enquête sur la maladie du diabète paraissent les plus inquiétantes. Car le taux de prévalence de cette maladie est 2 fois supérieur aux estimations de l’Oms. Pire, 37 % des malades ne sont pas du tout pris en charge. « Les chiffres de l’Oms situaient la prévalence du Sénégal entre 2 et 6 %. Nous avons trouvé une prévalence de 10 %, c’est-à-dire 2 à 3 fois plus que les estimations de l’Oms. Parmi eux, 2, 6 % ne savaient pas qu’ils étaient diabétiques », révèle le Pr. Abdoul Kane de l’Hôpital général de Grand-Yoff.

De plus, beaucoup de malades ne suivent pas de façon correcte le traitement. Leur pourcentage est de 35 %. « 37 % des diabétiques ne sont pas du tout traités. 35 % se traitaient de façon irrégulière. Finalement, il n’y a qu’un tiers des diabétiques qui suit réellement le traitement. En plus, la moitié allait voir les tradipraticiens », rapporte le Professeur agrégé en cardiologie de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. Outre le diabète, le taux de prévalence d’excès de cholestérol se passe de commentaire.

36 % d’excès de cholestérol

La fréquence est identique à celle des pays de l’Occident. « Nous avons 36 % d’excès de cholestérol au sein des sujets interrogés. C’est qu’on décrit dans les pays occidentaux. Nous avons affiné les résultats et nous avons trouvé 20 %, c’est-à-dire 1/5 de la population avait le mauvais cholestérol. Ce qui est énorme », fait savoir le Pr. Abdoul Kane. Seuls 2 % des malades savaient qu’ils avaient le mauvais cholestérol. Plusieurs raisons commandent la réalisation de cette étude avec cet échantillon si représentatif. Les personnes étaient interrogées chez-elles. Le but était de connaître le poids des maladies non transmissibles chez la population et aussi d’avoir des données fiables. Les maladies chroniques seront les premières causes de mortalité dans nos pays dans les années à venir. « Les maladies cardio-vasculaires comme respiratoires seront très importantes à côté des maladies infectieuses comme le paludisme, le sida et la tuberculose. Ces maladies chroniques seront les premières causes de décès d’ici 2020 et 2030, devant le paludisme et le Vih/Sida. Or, nous manquons, de façon cruelle, de statistiques dans nos pays », soutient le Pr. Kane.

Pour lui, on ne peut pas connaître la réelle prévalence de certaines maladies en se contentant de recenser et d’interroger les malades qui viennent à l’hôpital. « Pour connaître le poids de certaines maladies, on ne doit pas s’arrêter à l’hôpital. Certains services peuvent gonfler les statistiques », avance le Pr Kane. Il estime cette méthodologie leur a permis d’avoir les statistiques les plus fiables dans une population donnée. « Nous avons un échantillon représentatif de la ville de Saint-Louis, choisi au hasard grâce à des statisticiens et aux épidémiologistes. Et sur cette base, nous avons interrogé 1424 personnes », renseigne le Pr. Kane.

Idrissa SANE

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