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Santé communautaire A Matam et St-Louis : des agents formés à la gestion des médicaments - 28/11/2010 - Le soleil - SénégalEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

Les Agents de santé communautaire (ASC) et les matrones des régions de Matam et Saint-Louis ont bénéficié, pendant deux jours, dans la commune de Ndioum, d’une formation sur le Programme intégré de Podor (PIP), notamment sur la gestion des médicaments. La session de formation était organisée par l’Ong Union pour la Solidarité et l’Entraide (USE) en partenariat avec Santé Internationale (CSI) et l’Université Laval du Canada.

Une rencontre pour partager ensemble les mêmes valeurs. C’est dans cette optique que l’on peut situer la rencontre entre Canadiens et Sénégalais à NDioum et qui s’adressait aux agents de santé communautaire et matrones des régions de Matam et Saint-Louis. C’est par un message d’encouragement que le sous-préfet de Gamadji-Saré a ouvert la session, témoignant de « l’excellence des rapports existant entre l’USE et les pouvoirs publics ». M. Sy a salué ce « bel exemple de partenariat » et l’initiative d’organiser une session de formation pour une trentaine d’ASC et matrones de Podor et Matam. « C’est cette tranche du monde sanitaire que l’on trouve dans les coins les plus reculés de nos régions et le plus souvent en dehors de toute infrastructure médicale convenable », admet-il, avant de plaider pour les outiller en vue d’une « gestion saine et efficace des produits qu’ils administrent à leurs malades ». Pour lui, la formation des 30 agents cadre parfaitement avec « les orientations de la politique du Gouvernement ».

Mauvaise gestion des stocks

La rencontre de NDioum a offert l’opportunité de réfléchir et d’échanger sur la problématique de la gestion des médicaments. Pour faciliter l’accès aux soins de santé primaires, le Sénégal a été le premier pays à adopter l’initiative de Bamako en 1987. La distribution de proximité des médicaments est allée avec l’émergence de cases de santé et de maternités rurales chargées de délivrer les soins primaires de base aux populations. En bénéficiant de 9 à 10 % du budget national, la santé est un secteur prioritaire qui, au niveau local, a une place de choix. Les collectivités locales lui allouent une aide non négligeable. Pourtant, « elle demeure confrontée à une mauvaise gestion du stock due parfois à un manque de formation des dépositaires de médicaments », fait remarquer le sous-préfet, citant un large éventail de problèmes qui se posent avec acuité dans ce secteur.

Bonnes pratiques de gestion des médicaments

Les médicaments se transportent et se conservent avec des normes qui exigent une certaine délicatesse et température (chaine de froid-lumière). La sécurité et l’hygiène font aussi partie de ces normes. Mlle Sophie San Façon, docteur en pharmacie au Canada, souligne que c’est depuis l’approvisionnement auprès de la pharmacie mère qu’il faut « préserver certains médicaments comme l’exige la posologie ». Elle a donné plusieurs conseils sur la manière de préserver les produits pharmaceutiques, comme l’emballage qui ne doit être défait que sur place pour la garde de certains produits. Les vaccins, par exemple, doivent, explique-t-elle, être sous une certaine température pour la facilité de leur conditionnement. Mais dans leurs postes, les ASC et matrones ne disposent pas de réfrigérateurs, mais de glacières pour conserver le matériel au frais. Une fois l’opération vaccinale terminée, le vaccin est rendu au poste de santé qui dispose de la logistique nécessaire. Le professeur de l’Université de Laval, Marc Desgagné, a évoqué la question des médicaments périmés souvent donnés aux structures médicales par des touristes, conseillant de ne pas les utiliser. Certains médicaments comme les anti-inflammatoires, le paracétamol sont à ranger dans ce cas, précise Marc Desgagné. Pour l’aspirine, si une odeur de vinaigre se dégage de la boite quand on l’ouvre, « c’est un signe évident des médicaments qui sont expirés ou en voie de l’être », souligne le professeur de l’Université de Laval.

La rencontre s’est aussi appesantie sur l’utilisation prioritaire des ressources locales (matérielles et humaines) en s’appuyant sur la tradition d’auto-assistance encore vivace dans les villages, et sur la participation communautaire en milieu rural.

La bataille contre les médicaments de la rue doit être gagnée par l’amélioration des services pharmaceutiques basée sur les besoins et la réalité locale. Le tout soutenu par une alimentation variée comprenant des calories, des vitamines et des sels minéraux, a-t-on recommandé au cours de la formation. Le ministre de la santé et de la prévention, M. Modou Diagne Fada, en tournée dans le département pour une campagne de lutte contre la poliomyélite, a honoré de sa présence la clôture de cette session de formation. Il a délivré des attestations aux participants.

Amadou D.NIANG

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