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SIDA augmentation inévitable du traitement et problématique de la résistance : le Sénégal face au défi des antirétroviraux - 04/12/2010 - Le quotidien - SénégalEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

Tous les schémas thérapeutiques aboutissent à la conclusion d’une hausse imminente du traitement du Sida, par les Antirétroviraux (Arv). Alors que les Arv de première génération ont, jusque-là, été homologués et commercialisés sous forme de génériques, il est quasi certain que ceux de la 2e et 3e génération, recommandés pour le traitement – par souci d’efficacité – ne seront pas à la portée des Etats comme le Sénégal, qui supporte entièrement la charge de ce traitement. Par année, en effet, le gouvernement consent 1,5 milliard de francs Cfa, pour l’achat des Arv de première génération. Ce qui est déjà très lourd comme subvention, aux yeux du ministre de la Santé, mais Modou Diagne Fada rassure que, quel que soit le coût de ces médicaments, l’Etat va le supporter. «Nous n’avons pas le choix», indique M. Diagne hier, à l’occasion d’un point de presse organisé par l’Onusida, pour la présentation de son rapport annuel, sur l’état de la maladie.

Ce qui est sûr, ajoute le Dr Ibra Ndoye, c’est que le Sénégal a les moyens de prendre en charge ses malades, jusqu’en 2014. Mais au-delà, rien n’est moins sûr, laisse-t-il entendre. A ce propos, le secrétaire exécutif du Conseil national de lutte contre le Sida (Cnls) plaide encore pour l’augmentation du budget des Arv. Selon lui, c’est insuffisant dans la mesure où les éligibles au traitement sont passés de 15 000 à 19 000 personnes vivant avec le Vih (Pvvih), compte non-tenu de la nécessité d’intégrer dans le traitement les Arv de la 2e et 3e génération, aujourd’hui protégés par des brevets qui n’autorisent pas leur vente sous forme de génériques. Sous ce rapport, le coordonnateur de l’Ong AfriCaso, Cheikh Tidiane Tall, a lancé un appel aux industries pharmaceutiques, afin qu’elles fassent preuve d’humanisme, dans la commercialisation des produits inhérents au traitement du Sida.

Mais peut-être que la solution à cette dépendance suicidaire réside dans le projet de l’Onusida de mettre sur pieds des agences pharmaceutiques et des unités de production d’Arv en Afrique. C’est toujours en projet, indique Dr Mekerem Grunitzky-Bekélé, mais à terme, la représentante résidente de l’Onusida espère que cette opportunité peut changer la donne. D’autant plus d’ailleurs qu’en Afrique subsaharienne, seuls 4 millions de Pvvih bénéficient des Arv, là où 10 autres millions attendent d’être pris en charge, gratuitement.

Dans cette veine, la représentante résidente de l’Oms au Sénégal, le Dr Alimata Jeanne-Nama Diarra, a appelé les pays d’Afrique à se prendre entièrement en charge, dans leur combat contre le Vih. Pour elle, c’est une utopie que de croire pouvoir vaincre la maladie dans ce continent, alors que 80 à 90% des financements proviennent de la communauté internationale.
Tous les intervenants se sont accordés de la nécessité pour les pays africains d’augmenter les budgets nationaux alloués à la réponse au Vih. Sinon, cette partie de la planète va continuer à enterrer les 80% des personnes mortes du Sida dans le monde, comme c’est le cas en 2009, avec 1,3 million de décès notés.

Les défis demeurent ainsi énormes pour le Sénégal et le reste des pays de la sous-région, si l’on sait que sur les 33,3 millions de Pvvih enregistrés dans le monde, l’Afrique sub-saharienne en compte 22,5 millions, relève le rapport de l’Onusida.

Par Aly FALL

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