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SEDHIOU : ambivalence des femmes qui meurt en donnant la vie ; La médiocrité des structures d’accueil, un mal persistant - 15/12/2010 - Sud Quotidien - SénégalEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

La carte sanitaire de la région de Sédhiou reste encore très sombre avec à la clé des cas de mortalité maternelle et infanto juvénile. C’est la conséquence de la médiocrité de la couverture sanitaire alors que les pathologies liées à des pratiques aggravantes persistent toujours. Il s’ ajoute un réseau routier malade de son état chaotique. Au secours, ici les femmes perdent la vie en donnant la vie !

Quoi de plus ambivalent que perdre la vie en donnant une autre et quelques fois même en perdant les deux ? L’interrogation pèse de toute sa rigueur dans la région de Sédhiou où le taux de mortalité maternelle et néonatale. « 400 décès pour 100.000 naissances vivantes » selon une source médicale, soit le double de la moyenne nationale. Les raisons de cette prévalence en ascendance sont à chercher dans la médiocrité des structures de santé de la région de Sédhiou. les zones où les seuils sont jugés plus critiques sont entre autres le Kabada, Tankon, Diassing, Brassou, Boudié, Sonkodou et même la commune de Sédhiou chef-lieu de région.
Paradoxalement, la prévalence des maladies telles que le paludisme, l’anémie, la malnutrition modérée ou sévère. Cette faible couverture sanitaire explique en partie la faible fréquentation les structures de santé qui, par endroit n’existent que de nom : absence de médicament, de pavillons d’hospitalisation, de personnel qualifié et de moyens logistiques d’évacuation.

Dès lors, les consultations prénatales et post natales sont reléguées au luxe. Pas rare au demeurant de voir des accouchements à domicile. Ce qui naturellement, accroit les risques de mortalité et de maladies liées à la santé de la reproduction telles que les fistules obstétricales, des saignements et autres ennuis post partum pour le moins handicapants.

Si en certains milieux le minimum d’outils pour soins primaires y est disponible, leur inadéquation anéantit toute volonté d’assistance aux malades ou femmes en situation de reproduction. A cela s’ajoute l’impraticabilité des voies de communication. Et malheureusement dans toutes les zones précitées, il n’existe aucune route carrossable.

De ce fait, les évacuations sanitaires se font au moyen des charrettes à traction animale où par des pirogues à pagaie pour les villages en bordure de cours d’eau (Diattacounda, Sandiniéry, Bona..). et durant ces épreuves fatidiques que des femmes et autres malades rendent l’âme. On se souvient encore, il y’a seulement trois ans, une femme a accouché des jumeaux dans la zone du Kabada dans des conditions atroces, elle meurt en évacuation en même temps que l’un des enfants.
L’an dernier, dame en « travail » qui Madina Bourama pour le poste de santé de Bambaly à pieds, à mis chemin, elle donne naissance d’un bébé de sexe féminin. Des suites d’attaques d’essaims d’abeilles, l’enfant trépasse et de justesse, sa mère résiste à l’assaut.

Des exemples du genre sont inépuisables et corroborent toutes les peines de la santé de la reproduction dans la région de Sédhiou. Erigée collectivité régionale depuis deux ans avec statut de région médicale, Sédhiou fera sans doute la fausse note des objectifs du millénaire pour le développement en matière de santé publique et ce, malgré les initiatives locales pour sortir de l’ornière. Il faut assurément des mesures sérieuses à la dimension de la demande pour sauver des vies qui, en principe, sont censées bâtir cette région malade de ses structures de santé.

Moussa DRAME

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