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Maternité : 47,8 % des femmes accouchent avec l’aide d’un personnel qualifié - 19/01/2011 - Le soleil - SénégalEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

Au Sénégal, 47,8 % de femmes accouchent avec l’aide d’un personnel qualifié. C’est l’un des principaux enseignements, en matière de Santé, du Rapport sur la Situation Economique et Sociale (SES) du Sénégal Ed. 2009. «Au Sénégal, en 2009, 66,57 % des accouchements se sont déroulés dans une structure sanitaire, mais moins de 50% de ces accouchements sont considérés comme accouchements qualifiés, c'est-à-dire réalisés par du personnel de santé qualifié», lit-on dans le rapport de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ands).

En effet, «la proportion d’accouchements assistés par du personnel formé est de 47,8% pour une cible de 65%. C’est la seule cible non atteinte en ce qui concerne les indicateurs clés du Dsrp», indique le rapport qui note, cependant, que les disparités dans le lieu d’accouchement, selon le milieu de résidence, sont «très importantes». Il relève également «une forte disparité de la proportion de femmes dont l’accouchement s’est déroulé dans une structure sanitaire d’une région à l’autre», soulignant que «cette proportion passe de 84,46% pour la région de Dakar à 34,14% pour la région de Sédhiou qui enregistre la proportion la plus faible». Concernant les accouchements qualifiés, elle passe d’un maximum de «66,2% pour la région de Dakar à 26% dans la région de Kédougou». Invitant les pouvoirs publics à renforcer les structures sanitaires publiques, l’Ands estime que pour plus d’efficacité, «les soins prénatals doivent être effectués à un stade précoce de la grossesse et, surtout, ils doivent se poursuivre avec une certaine régularité jusqu'à l'accouchement», non sans noter que l'Organisation mondiale de la santé (Oms) recommande, au moins, «4 visites prénatales, à intervalles réguliers tout au long de la grossesse».

Norme Oms atteinte pour les postes de santé

D’après le rapport, le Sénégal, en termes de couverture en infrastructures sanitaires, compte 1 poste de santé pour 9.953 habitants alors que la norme Oms est de 1 poste santé pour 10.000 habitants. Cependant, il a de gros efforts à faire en matière de construction d’hôpitaux et de centres de Santé. Le pays en dénombre 1 hôpital pour 495.598 habitants et 1 centre de santé pour 152.492 habitants. Or, les normes de l’Oms sont de 1 hôpital pour 150.000 habitants et 1 centre de santé pour 50.000 habitants. L’Ands informe que le Sénégal compte 25 hôpitaux dont 2 non fonctionnels (hôpital de la paix de Ziguinchor et celui de Fatick) ; l’hôpital Saint-Jean de Dieu de Thiès, Nénéfécha de Kédougou ainsi que l’Hôpital militaire de Ouakam (Hmo) font également partie de cette liste ; 78 centres de santé ; 2 centres de santé psychiatriques (Dalal Xel de Thiès et Dalal Xel de Fatick) qui ne sont pas considérés ici comme des hôpitaux, mais comme des centres de santé spécialisés ; 1.173 postes de santé dont 1.035 fonctionnels ; 76 dispensaires privés catholiques (Dpc) à but non lucratif et 1.603 cases de santé fonctionnelles. Il convient de signaler que les nouvelles régions du Sénégal (Kaffrine, Kédougou et Sédhiou) n’ont pas encore de structure hospitalière de niveau régional.

Par ailleurs, le personnel de santé en activité «est encore loin de satisfaire la demande de santé des populations». En outre, il est noté «une grande disparité dans la couverture du territoire national». Les difficultés pour pourvoir des soins préventifs et curatifs dans certaines zones dites difficiles sont «réelles», fait remarquer le rapport qui rappelle toutefois la « contractualisation, par le ministère de la Santé et de la prévention (Msp) en 2009 avec 741 agents affectés dans les différentes structures de santé, essentiellement au niveau des postes de santé implantés dans ces zones.

Le paludisme reste l’affection la plus répandue avec 69.6071 cas (Accès palustre simple et Accès palustre grave) déclarés dans les structures sanitaires sur l’ensemble du territoire national, soit 31,6% des dix principales affections. Ensuite, viennent dans l’ordre les Infections respiratoires aigües basses (Ira) 19,8% et les Toux/Rhumes 9,2%. Le paludisme demeure la première cause de mortalité au Sénégal (19,6% des dix (10) premières causes de mortalité); aucun cas de décès dû à l’accès palustre simple n’a été constaté dans les structures de santé en 2009. Puis suivent, dans l’ordre, l’anémie (16,2%) et l’hypertension artérielle (14,1%).

Daouda MANE

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