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Diagnostic tardif, source à cobalt en fin de vie, budget insuffisant… Les mises en garde des cancérologues à l’Etat - 05/02/2011 - Sud Quotidien - SénégalEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

Selon des études scientifiques, 60 à 80 % des populations malades du cancer dans les pays en voie de développement dont le Sénégal consultent tardivement les structures spécialisées en soins de cancers. Conséquence, la plupart des patients n’ont aucune chance de guérir. D’où le lot de morts enregistrés quotidiennement dans les hôpitaux. C’est la révélation du Professeur Mamadou Diop, chef du service cancérologique de l’Institut Juliot Curie (hôpital Aristide Le Dantec) lors de son face-à-face avec la presse nationale avant-hier à Dakar, en prélude à la Journée mondiale du Cancer qui a été célébrée hier, vendredi.

Ils sont nombreux les malades qu’on évacue tardivement dans les structures sanitaires. Résultat : ils n’ont aucune chance de survivre du fait du manque d’informations médicales sur ces maladies qui menacent leur vie. Le Professeur Mamadou Diop s’exprimait sur ces questions avant-hier, en prélude à la Journée mondiale du cancer. Selon lui, cette situation est plus qu’inquiétante et elle est similaire dans beaucoup de pays en voie de développement. C’est pour cette raison que le spécialiste, en tant que chef du service cancérologique de l’hôpital Le Dantec, est monté au créneau pour inviter à plus de sensibilisation pour un diagnostic précoce des tumeurs afin de permettre un taux de guérison élevé chez les malades du cancer. Dans son plaidoyer, le Professeur Diop a fait remarquer qu’une tumeur au début n’est pas douloureuse et, si elle est dépistée très tôt, le malade a plus de chance de s’en sortir. Mieux, les traitements sont disponibles et les chances de guérison du malade sont réelles, renseigne le professeur.

Le directeur du Service national de l’information et de l’éducation pour la santé (Sneips) ne dira pas le contraire. Mais à condition, selon lui, qu’il y ait beaucoup plus de prévention et de sensibilisation des populations. A l’occasion, il a annoncé le lancement bientôt d’une radio et d’une télévision qui vont servir à informer médicalement les Sénégalais.

SOURCE A COBALT ET BUDGET

Les autres questions abordées par le Professeur Diop ont porté sur la question de la source à cobalt de l’Institut Curie de l’hôpital le Dantec qui est en fin de vie cette année 2011. Le professeur a prévenu que si la source s’épuise et que le renouvellement tarde à arriver, la durée de traitement des malades va s’allonger. Les rayons peuvent produire également des effets secondaires sur les malades, notamment au niveau de la peau et des autres organes non concernés par la tumeur, a ajouté ce spécialiste du cancer. Et de renseigner que c’est pour cela que le traitement du cancer doit se faire dans une courte durée, voire en quelques minutes. Mais aujourd’hui que la source de l’Institut Curie est en fin de vie, les malades sont obligés de rester devant les rayons aussi longtemps pour avoir l’énergie suffisante.

Le professeur Diop est également revenu sur le faible budget de 2011 (environ 50 millions de F Cfa) que le ministère a alloué à la prise en charge de cette maladie alors que le seul téléthon que la Ligue sénégalaise sur le cancer avait organisé a mobilisé une centaine de millions de F Cfa destinés à soutenir les patients. Le professeur de faire remarquer que pour une bonne gestion du cancer, il faut un budget d’un milliard de F Cfa. En plus de cela, il a insisté sur le besoin en ressources humaines, en infrastructures et en équipements. Il n’existe actuellement que le service de l’Institut Curie de l’hôpital Le Dantec. Un service qui ne désemplit donc pas de malades qui viennent de partout du Sénégal et de la sous région. Le Professeur Diop a précisé à ce niveau que les 25 % de malades proviennent des autres pays de la sous-région. Ce qui, selon lui, est un motif suffisant de créer urgemment un centre national de cancer avec des moyens autonomes pour une meilleure prise en charge des malades qui s’entassent dans les locaux étroits de l’hôpital Aristide Le Dantec.

Cheikh Tidiane MBENGUE

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