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Traitement des malades du cancer : 145 millions pour tuer la douleur - 04/02/2011 - Walfadjri - SénégalEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

Des malades qui restent plus longtemps sous la machine avec des effets secondaires plus importants. Effets secondaires liés à une source radioactive qui se manifestent sur la peau, mais également les autres organes qui ne sont pas concernés par la tumeur et qui sont traversés par les rayons. Telles pourraient être les conséquences pour les malades atteints de cancer si la source en radiothérapie n’est pas renouvelée en 2011. Coût du renouvellement : 145 millions.

A l’Institut Marie Curie de Dakar, centre de référence de prise en charge des malades du cancer, l’inquiétude s’empare des spécialistes. Si la source à cobalt de l’appareil de radiothérapie, le seul qui existe dans la sous-région, n’est pas renouvelée cette année, il y aura à craindre pour le traitement des malades du cancer. Ainsi, la psychose d’un traitement plus douloureux chez les malades gagne les responsables de l’Institut qui réclament 145 millions pour le renouvellement de la source.

‘Si la source s’épuise, la durée du traitement sous la machine s’allonge. Puisque c’est une énergie à transmettre au niveau de la tumeur’, explique le Directeur de l’Institut du cancer, le Professeur Mamadou Diop. Et le point focal de la lutte contre le cancer au Sénégal de sonner l’alerte : ‘Plus on dure sous les rayons de la machine, plus les effets secondaires sont importants. Et les effets secondaires, Dieu sait qu’il y en a avec cette source radioactive au niveau de la peau, mais également des autres organes qui ne sont pas concernés par la tumeur et qui sont traversés par les rayons’. En général, informe le spécialiste, le traitement en radiothérapie est de courte durée. Mais quand la source est en fin de vie, le malade est obligé de durer beaucoup plus longtemps sous la machine afin de disposer l’énergie nécessaire pour détruire les cellules cancéreuses.

Face aux journalistes hier, en prélude à la Journée mondiale de lutte contre le cancer, le Pr Mamadou Diop a ainsi interpellé les autorités sanitaires, ainsi que les acteurs de la lutte contre le cancer au Sénégal, d’autant que 25 % des malades du cancer viennent de la sous-région.

Première cause de mortalité dans le monde, le cancer serait la cause de 13 % de l’ensemble des décès enregistrés. Soixante-douze pour cent de ces décès sont survenus dans les pays en voie de développement. Et au Sénégal, chaque année, 6 646 nouveaux cas de cancers sont diagnostiqués, révèle le point focal Mamadou Diop. Cette pathologie est plus fréquente chez les femmes avec le cancer du col de l’utérus qui vient en tête, suivi du cancer du sein dans le classement général des fréquences. Le cancer de la prostate vient en troisième position. Sur le continent africain, l’Afrique du Sud et la partie l’Est sont les plus touchées et c’est lié à l’incidence du Vih/Sida. ‘Le Sénégal est un pays à incidence intermédiaire, d’où la nécessité de continuer la lutte contre le sida’, alerte le Pr Diop.

Par ailleurs, il y a peu d’investissement sur le cancer en Afrique. ‘Le système de santé est déficient en termes d’infrastructures, de ressources humaines et d’équipements, les données statistiques sont très limitées. Le peu d’investissement sert à l’évaluation sanitaire et essentiellement aux maladies infectieuses’.

Issa NIANG et Aïda DIOP (Stagiaire)

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