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Médicaments / après le scandale du Médiator qui a fait de 500 à 2000 victimes en France : le Di-Antalvic et le Propofan retirés des rayons pharmaceutiques - 02/03/2011 - Sud Quotidien - SénégalEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

Après le scandale lié à l’utilisation du Médiator, deux autres produits pharmaceutiques bien connus du public viennent d’être retirés ce mardi 1er mars 2011 de la liste des médicaments utilisés en France en raison des risques graves que pourrait provoquer leur surdosage. Il s’agit du Di-Antalvic et du Propofan. Selon le Professeur Mamadou Diop, directeur des Pharmacies et laboratoires pharmaceutiques, ces produits qui étaient auparavant commercialisés au Sénégal ont été suspendus dans notre pays, après une réévaluation de l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé.

Les Sénégalais vont-ils être les agneaux du sacrifice dans ce commerce lucratif de la pharmacie alors même que des produits pharmaceutiques qui étaient assez prisés par les patients viennent d’être retirés du marché français ? Voilà une interrogation de fond quand on sait que notre pays ne dispose pas de laboratoires efficaces de contrôle de ces produits qu’on commercialise allègrement dans les pharmacies, comme le soutient à juste titre une des voix autorisées du système sanitaire.

En tout cas, une vague de retraits de certains médicaments du marché français continue de défrayer la chronique dans l’hexagone et de susciter également beaucoup d’interrogations dans les milieux de l’industrie pharmaceutique. En effet, après l’affaire du Médiator, voilà que deux autres médicaments viennent d’être officiellement retirés hier, mardi, des rayons des officines françaises. L’information est relayée aussitôt par la revue « Prescrire », selon laquelle « ces médicaments anti douleurs, sont parmi les plus consommés en France depuis des années et leurs génériques figuraient sur une liste de 77 médicaments ».

Parmi ceux-ci, on relève une quarantaine de médicaments soumis à un plan de gestion des risques au niveau national, rendue publique en fin janvier dernier. Toutefois, selon certaines sources, l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) avait déjà annoncé en 2009 le retrait progressif de cette catégorie de médicaments et avait en même temps recommandé aux médecins de ne plus les prescrire à leurs patients. Les mêmes sources indiquent que ces antalgiques prescrits pour le traitement de la douleur d’intensité modérée à sévère, présentent des risques en cas de surdosage et qu’il n’était démontré nullement qu’ils étaient plus efficaces que le paracétamol.

En outre, la revue « Prescrire » précise que ces médicaments, commercialisés en France depuis plus de 45 ans, ont des effets cardiovasculaires indésirables même en faible dose. La même source confirme que des cas de décès ont été rapportés dans des situations de faible dose après une intoxication, volontaire ou non faisant ainsi référence à l'utilisation de ces médicaments pour des tentatives de suicide. En France, selon des sources locales, huit millions de personnes prennent régulièrement du Di-Antalvic, pays qui représente 95 % du marché européen de ce produit qui était délivré sur ordonnance depuis 1964. Plusieurs pays européens, dont la Grande-Bretagne, la Suède et la Suisse, ont retiré également ce type de médicament de leur marché depuis plusieurs années.

Il est à rappeler qu’en France que des sources médicales spécialisées ont fait état du fait que le « Médiator », présenté comme un antidiabétique mais parfois prescrit comme coupe-faim, aurait fait 500 à 2000 morts entre 1976 et 2009, alors que les risques d'affections cardiaques mortelles étaient connus depuis les années 1990. Ceci a valu l’audition du ministre français de la Santé par la Commission d’information parlementaire sur ce médicament qui n’a pas été retiré du marché avant 2009, en dépit d’alertes répétitives.

Cheikh Tidiane MBENGUE

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