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Prévalence de la tuberculose au Sénégal : Thiès vient en seconde position après Dakar - 24/03/2011 - Walfadjri - SénégalEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

En prélude à la célébration de la Journée mondiale de lutte contre la tuberculose prévue ce jeudi, la région médicale de Thiès a tenu hier des travaux d’orientation à l’intention de la presse pour une meilleure sensibilisation des populations sur la maladie pour la prévalence de laquelle la région de Thiès vient en deuxième position après celle de Dakar.

(Correspondance) - Avec l’avènement de la pandémie du sida et de la pauvreté galopante, la tuberculose dont la Journée mondiale de lutte sera célébrée ce jeudi, est en train de connaître une recrudescence, malgré les efforts considérables déployés par le Programme national de lutte contre la tuberculose (Pnt). En effet, fait savoir Abdoulaye Seck, point focal du Pnt au niveau de la région médicale de Thiès, une étude épidémiologique de l’Organisation mondiale de la santé révèle que six cents personnes meurent quotidiennement de la tuberculose en Afrique avec un taux de 80 % dans la tranche d’âge allant de 15 à 49 ans. Pour le Sénégal, 11 734 cas de tuberculose, toutes formes confondues, ont été détectés en 2009. Parmi ces cas, 7 887 sont contagieuses, donc pulmonaires.

Dans la région de Thiès, les statistiques disponibles pour l’année 2010 font état de d’un taux de dépistage de 1 069 sur un objectif de 1 824 cas. Ce qui, selon le point focal, se traduit par un taux de 59 % qui est très en deçà de l’objectif national fixé à 70 %. Même cas de figure pour le taux de guérison des malades pris en charge dans les structures sanitaires de la région qui est de 79 % contre l’objectif de 85 % retenu par le niveau national. Quant au taux de succès thérapeutique, il se situe à 82 %. Les mêmes statistiques parlent d’un taux de décès consécutif à la maladie de 3 % et autant pour l’abandon, c'est-à-dire les patients qui ont délibérément choisi d’arrêter leur traitement.

Aussi le point focal du Pnt à Thiès fera-t-il savoir que l’analyse des chiffres au niveau national permet de dire que sur le plan de la prévalence de la tuberculose, la région de Thiès vient en seconde position après celle de Dakar qui concentre environ 42 % des cas d’infection au niveau national, mais qui connaît un taux d’achèvement du traitement de 83 %, soit un gap de 2 points par rapport aux objectifs mondiaux. Ce niveau élevé de la prévalence dans ces deux régions de Dakar et de Thiès s’explique, selon Abdoulaye Seck, par la densité de la population dans ces deux régions, mais aussi par la pauvreté et la promiscuité dans laquelle vivent ces populations. Laquelle promiscuité est un facteur de propagation de la maladie puisque favorisant un contact régulier avec les personnes infectées dans des endroits non éclairés par les rayons solaires.

Outre ces éléments favorisants, la recrudescence de la tuberculose peut s’expliquer par la méconnaissance de la maladie et des activités du Pnt par les populations, la persistance de la stigmatisation alors qu’après deux mois de prise en charge sanitaire, la maladie n’est plus contagieuse et guérit totalement au bout de six mois. Le retard dans le dépistage des cas, l’irrégularité au traitement, les risques de multi résistance ainsi que la double épidémie tuberculose/Vih sont autant de facteurs favorisant la réémergence de la tuberculose.

Toutefois et malgré ces gaps importants à combler pour atteindre les objectifs mondiaux, le point focal de la région médicale de Thiès se dit confiant. Une confiance qu’il fonde sur l’implication dans la lutte du Fonds mondial auprès du programme national de lutte. Laquelle implication devrait se traduire par le renforcement du système de santé, la prise en charge des groupes vulnérables et de ceux dits à risque au niveau des maisons d’arrêt et de correction, des écoles et des universités, une meilleure participation communautaire à la lutte et enfin par la promotion de la recherche opérationnelle. Toutes opportunités qui, ajoutées à une bonne campagne de sensibilisation et de communication à travers une collaboration avec tous les secteurs, peuvent laisser croire à une possibilité, dans le moyen terme, de circonscrire la maladie, voire de l’éradiquer.

Sidy DIENG

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