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Mortalité maternelle au centre hospitalier de régional de Saint-Louis : 34 décès notés sur 4100 naissances en 2010 - 23/05/2011 - Walfadjri - SénégalEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

Le personnel de la maternité de l’hôpital régional de Saint-Louis a tenu, avant-hier, samedi, une conférence publique sur le thème de la mortalité et de la morbidité maternelle. Une occasion pour informer que le centre hospitalier régional a noté, au cours de l’année 2010, un effectif de 34 décès maternels sur 4100 accouchements.

(Correspondance) - Sur 4100 accouchements enregistrés à l’hôpital régional de Saint-Louis, 34 femmes ont perdu la vie. Ces décès sont survenus pendant l’accouchement ou dans les suites de couche. Ce constat a été fait, avant-hier, samedi, par Oumou Kalsome Fall, surveillante de service à la maternité de l’hôpital régional de Saint-Louis. La situation n’est pas très alarmante, commente la sage-femme. Toutefois, il y a lieu de réduire davantage ce taux. D’où la tenue d’une conférence publique, avant-hier samedi. Axée sur la morbidité et la mortalité maternelles, cette conférence était organisée par le personnel de la maternité de l’hôpital régional de Saint-Louis. Le choix de ce thème n’est pas fortuit. Si on en croit, du moins, les initiatrices.

La rencontre est placée dans le souci de réduire de façon formelle la mortalité et la morbidité, en vue de l’atteinte des Objectifs du millénaire pour le développement (Omd) 4 et 5.

Venu présider la conférence, le préfet du département de Saint-Louis a beaucoup insisté sur le changement de comportement. Lequel doit survenir non seulement du côté des femmes, mais encore plus chez le personnel médical. Ainsi, Serigne Mbaye a invité les blouses blanches à améliorer les conditions d’accueil dans les structures. ‘Il faut commencer par enrayer certains comportements notés dans les structures médicales, s’occuper davantage des malades afin d’éviter certaines complications. C’est là où se trouve le problème’, fait remarquer le préfet. ‘Il faut que les comportements changent dans les foyers et partout ailleurs pour que les femmes ne meurent plus en donnant la vie. Il s’agit aussi d’arriver à faire passer aux enfants le cap des âges les plus difficiles’, dit-il.

Dans sa présentation, le conférencier est revenu sur les notions de mortalité et de morbidité maternelles. D’après Mamour Gueye, la mortalité est le décès d’une femme qui survient dans les 42 jours après délivrance. La morbidité maternelle est l’ensemble des conséquences qui surviennent chez une femme enceinte. 50% des enfants qui naissent d’une maman décédée ont 50% de risque de mourir, a indiqué le conférencier.‘Toutes les minutes, il y a un décès maternel. 99 % surviennent dans les pays en développement dont le Sénégal’, souligne-t-il. A côté de chaque femme qui meurt dans la minute, 20 à 30 femmes vont souffrir de complications. Ces complications sont liées à l’hypertension artérielle, l’insuffisance cardiaque, la psychose ou l’anémie. La complication la plus importante est causée par l’hypertension. Et cela entraîne, en général, la paralysie, a fait savoir le gynécologue. L’hypertension artérielle frappe ‘22 % des femmes qui tombent enceintes’, dit-il.

Entre autres causes de mortalité ou de morbidité, Mamour Guèye a décelé le retard dans l’intervention. A l’en croire, ce retard a, dans certains cas, pour nom, le non prise de décision de la femme au sein de la famille. Sur ce, il a préconisé l’amélioration du statut de la femme afin de lui permettre de prendre des décisions concernant sa santé. L’insuffisance de personnel adéquat et l’inaccessibilité des structures de santé figurent aussi dans la liste des causes.

Cependant, le conférencier a invité les femmes à ne pas négliger les soins d’après-grossesse, soins dont l’absence peut favoriser, notamment, les infections. ‘L’après-accouchement est le moment idéal pour faire des infections’, a-t-il laissé entendre. Pourtant, beaucoup de femmes ne reçoivent pas de soins après l’accouchement.

Venue représenter le maire, l’adjointe Aïda Mbaye a sollicité plus d’engagement des hommes dans ce problème. ‘La mortalité est un problème de couple’, pense-t-elle. Cependant, ‘on a l’impression que la mortalité n’intéresse que la femme’, ajoute le maire.

Aïda Coumba DIOP

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