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Surdosage, allergies… : Les dangers de l’automédication - 07/06/2011 - Le soleil - SénégalEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

La plupart des populations achètent des médicaments sans ordonnance. Des traitements pharmaceutiques sont institués sans, au préalable, une prescription médicale. Une attitude que les pharmaciens et médecins jugent dangereuse.

Une dame et son frère entrent dans une officine de pharmacie. Ils achètent 5 boites de médicaments anti-grippe. «Dans notre famille, tout le monde prend ce médicament, parce qu’il soulage nos maux de tête, fièvre et même début de paludisme», confie le frère qui préfère garder l’anonymat. «C’est un cousin qui nous l’avait conseillé et depuis, nous n’avons constaté aucun danger», affirme-t-il. «Pendant l’hivernage, je donne des antibiotiques à mes enfants, c’est une façon de prévenir les dermatoses, très fréquentes, en cette période», soutient Ndoubé Diagne, habitante de Pikine Guinaw Rail. Et d’ajouter : «C’est ma mère qui m’avait conseillé ces produits et je le fais depuis longtemps, sans en trouver d’inconvénients».

Ces témoignages traduisent la fréquence d’un phénomène devenu, à la limite banal, dans notre pays. Il s’agit de l’automédication. En effet, nombreux sont ceux qui se procurent des médicaments sans aucune prescription médicale. D’ailleurs, dans la plupart des cas, ce sont des médicaments prescrits à d’autres personnes pour un mal qui semble similaire. C’est le cas de Khady Mbaye. Agée de 20 ans, elle a souffert d’une grippe pendant 3 jours. Après avoir fait son traitement sans l’avis d’un agent de santé, elle revient à la pharmacie pour prendre les mêmes médicaments. «J’avais pris une anti-grippe avec de la vitamine C et j’ai eu des résultats positifs. C’est pourquoi, je suis venue acheter le même produit pour mon voisin qui souffre des mêmes maux», affirme-t-elle. «Je suis ménagère et je travaille beaucoup. C’est pourquoi, je prends, régulièrement, des antalgiques, par peur de tomber malade. Je crois qu’il n’y a pas de danger à prendre des médicaments pour prévenir une fatigue générale», commente-t-elle. «Par automédication, je parviens à soulager mes affections et c’est plus facile que de faire la queue pour être consulté», souligne Néné Mboup une autre habituée de l’automédication. Suffisant pour des pharmaciens de soutenir que la majorité des médicaments, de tableau simple, sortent de la pharmacie par automédication. «Nous vendons beaucoup plus de médicaments par automédication que sur ordonnance», révèle le docteur Abdourahmane Diédhiou, pharmacien.

Pourtant, par manque d’informations sur la posologie, un médicament peut nuire à la santé de la personne au lieu de soulager son affection. Dans ce cadre, souligne le Dr Alioune Diouf, pharmacien, «les médicaments sont des produits comparés à un couteau à double tranchant, ils sont utilisés pour corriger une affection, mais en cas de surdosage, ils peuvent devenir un poison». Ainsi, l’automédication constitue-t-elle une sérieuse menace sur la santé des gens. «L’utilisation de médicaments dont on ignore la posologie peut nuire à la santé de l’individu», renchérit le Dr Diédhiou qui estime, par ailleurs, que les produits pharmaceutiques sont plus dangereux lorsqu’ils sont mal utilisés.

«Le problème majeur de l’automédication est que tout le monde prescrit des médicaments et pour la plupart c’est de bouche à oreille. Pourtant, dans les normes sanitaires, il y a une liste de prescripteurs qui ne concerne que les personnels de santé et pas tous», explique le Dr Birane Bâ.

Par Codou DIAGNE (Stagiaire)

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