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Revue de presse

Mamadou Racine Sy, Président du Conseil d’Administration de l’IPRES - 25/10/2006 - Le soleil - SénégalEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

« Tous les moyens sont mis en œuvre pour assurer une meilleure prise en charge médicale gratuite des retraités » L’Institut de prévoyance retraite (IPRES) a pris à bras-le-corps la santé des retraités. L’institut a signé une convention dont les termes rendent gratuit le traitement des retraités. Et cerise sur le gâteau, ces derniers bénéficieront sans bourse déliée des médicaments dits essentiels pour les maladies chroniques. Mais le Président Conseil d’Administration, Mamadou Racine Sy ne compte pas se limiter à l’amélioration de la couverture médicale, au cours de cet entretien, il a dévoilé son plan d’amélioration des conditions de vie des retraités. Celui-ci s’articule autour de la création d’une pension planchée, le paiement des pensions tous les deux mois au lieu de trois.


Quel bilan tirez-vous de votre tournée de signature de conventions avec les grands hôpitaux des régions du pays ?

Une délégation de l’IPRES s’est rendue dans toutes les régions du Sénégal, d’une part pour signer les conventions avec les hôpitaux dans le cadre du Plan Sésame, et d’autre part prendre langue avec les différentes associations de retraités. Ce dernier point est important. L’IPRES est là pour les retraités. Nous travaillons pour eux. Il est normal que nous les rencontrions dans leurs différentes localités pour échanger afin de mieux cerner leurs préoccupations.


S’agissant du Plan Sésame, il faut rappeler qu’il a été initié par le Chef de l’Etat, Maître Abdoulaye Wade qui a pensé qu’il fallait innover pour prendre en charge l’ensemble des personnes du 3ème âge au Sénégal parce que c’est une population vulnérable. Certains n’ont pas de ressources, d’autres ont une modique pension. Le Président avait souhaité la mise en place d’un fonds d’un milliard, dont 700 millions devront être versés par l’Etat. Et 300 millions par l’IPRES. Son Conseil d’Administration s’est immédiatement saisi de cette affaire. Elle a marqué son approbation et a demandé le déblocage immédiat du fonds de 300 millions qui a été réparti dans les 11 régions en fonction du nombre de retraités dans chaque région.

Est-ce que la convention prend en charge l’achat des ordonnances ?

Je vous assure sur ce point également nous avons anticipé en prenant en charge totalement les frais des médicaments dits essentiels.
Les médecins se sont réunis. Ils ont dressé une liste de maladies fréquentes chez la personne âgée. Ils ont également établi une liste de médicaments dits essentiels pour le traitement de ces pathologies. Ces médicaments sont gratuits. C’est presque la totalité des médicaments. Les évacuations sanitaires sont également gratuites. Dès qu’une évacuation sanitaire est prescrite par un médecin, il n’est pas question que le coût se répercute chez le retraité. C’est pour vous dire donc que nous sommes de plain-pied dans la concrétisation du Plan Sésame initié par le chef de l’Etat.

Tous les moyens sont mis en place pour permettre une mise en œuvre adéquate au grand soulagement des retraités. Parce qu’il n’est pas normal que l’on voit les personnes du 3ème âge renvoyées des hôpitaux à cause d’un retard de paiement, ou faute de moyens, ou encore parce que leur institution n’a pas réglé à temps leur paiement. Les personnes du 3ème âge méritent tout le respect. Je dirais même il faut une innovation. Autant il y a des pavillons de pédiatrie, autant il faut créer des pavillons de gériatrie. Les personnes du 3ème âge ne peuvent plus cohabiter avec les malades qui ont l’âge de leurs enfants. Comme nous sommes dans un pays de solidarité, il nous faut aller plus loin dans la prise en charge des personnes âgées. Auparavant on payait après le service fait, maintenant nous payons avant le service fait. Donc nous sommes en droit d’attendre des hôpitaux plus de qualité et un meilleur traitement des retraités.

Une bonne partie des retraités n’ont pas compris comment fonctionne ce système de prise en charge gratuite…
Nous avons instruit le médecin chef de l’IPRES, le docteur Koumé pour qu’il se rende dans chaque région. Il organisera dans ces localités des séances d’explications pour les différentes associations de retraités afin de leur permettre de s’approprier du Plan. Il ne sert à rien à mettre en place un Plan si les bénéficiaires ne savent pas comment il fonctionne. Donc nous avons prévu ce travail de communication qui a déjà commencé. Par ailleurs, les retraités font partie intégrante du système. Nous avons mis en place dans chaque hôpital un comité ad hoc de suivi de l’utilisation des ressources allouées aux hôpitaux. Le travail d’information sera approfondi.

Je me félicite de l’excellent partenariat entre l’Etat par le biais du ministère de la santé l’Etat et l’IPRES. Nous félicitons le ministère de la santé qui a tenu à nous accompagner. D’ici trois mois, une seconde tournée d’évaluation sera faite du Plan. Comme c’est un nouveau programme, il peut y avoir éventuellement des disfonctionnements. Il faut donc faire les réajustements nécessaires immédiatement pour le pérenniser. Nous disons aux retraités que nous sommes là pour eux. Nous irons vers eux. C’est notre mission.

Vous envisagez la revalorisation et la bimestrialisation des pensions. Qu’est-ce qui explique ce penchant pour une politique très sociale ?

Depuis notre arrivée à l’IPRES, nous avons décliné un certain nombre d’objectifs. Il y a d’abord le préfinancement des hôpitaux pour soulager les personnes âgées. Parce que c’est une question de dignité. Ils ont consacré 40 à 20 ans au service de la nation. L’accès aux soins et les évacuations sont gratuites, les médicaments contenus sur la liste dite des médicaments essentiels sont gratuits.

D’ailleurs lorsque les 2/3 des fonds alloués sont épuisés, il y a un mécanisme d’alerte qui nous permet d’injecter un autre financement pour assurer la prise en charge durant tout le reste de l’année. Nous nous inscrivons dans la pérennité par rapport au Plan Sésame. C’est l’occasion pour dire que le Sénégal est l’un des rares pays au monde où toutes les personnes du 3ème âge sont prises en charge gratuitement dans les établissements sanitaires. Nous le devons à l’initiative du chef de l’Etat. C’est pour cela que l’IPRES n’a pas hésité à jouer sa partition dans la mise en œuvre immédiate de ce Plan parce que l’essentiel des retraités de l’IPRES est des personnes du 3ème âge.

Et pour la bimestrialisation…

Les pensions sont faibles. En plus de cela, les retraités touchent leurs pensions tous les trois mois. Nous avons pensé qu’il faut réfléchir sur la mise en place d’un système permettant de leur payer tous les deux mois. D’ores et déjà ce mois-ci ils ont perçu leurs allocations avec dix jours d’avance. C’est un premier pas. Nous comptons pour les prochaines échéances au mois de Janvier, nous allons leur payer d’avance en y incorporant les avances de tabaski.

Avec le ramadan et la rentrée scolaire qui se profilent, nous avons payé avec dix jours d’avance. Cela est une innovation majeure qu’il convient de saluer. Les retraités voient de façon concrète que les choses sont en train de bouger. La prise en charge gratuite est une vieille doléance.

Nous parlons de bimestrialisation, ils voient que nous payons avec dix jours d’avance. Cela dit, il ne faut pas occulter un problème. Les gens ne veulent pas aller en retraite au Sénégal parce qu’ils ont peur de la pauvreté. Déjà en travaillant ils n’ont pas assez de moyens. La majeure partie des gens se trouve dans l’anxiété. Il faut passer par une revalorisation des pensions. Il faut mettre en place une pension planchée comme aime à le dire le doyen Mademba Sock. Il y a des gens qui l’appellent le minimum dièse. Il y a l’Etat qui doit aussi contribuer au financement.

Nous sommes en train de réfléchir sur une pension planchée. Nous avons instruit le directeur intérimaire de nous présenter d’ici le mois de novembre une étude de faisabilité par rapport à ces objectifs. Nous ne pouvons pas aujourd’hui ni laisser les pensions telles qu’elles sont, ni la périodicité trimestrielle de paiement. Il faut aller vers une revalorisation des pensions. Et ensuite aller vers l’instauration d’une pension minimale. Ce n’est pas normal qu’un retraité touche une pension de 5000 f francs. Il faut que l’on se donne les moyens pour arriver à une pension minimale pour les retraités.

PROPOS RECUEILLIS par Babacar Bachir Sané et Idrissa Sané

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