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Modou Diagne Fada, ministre de la Santé : « Il n'est pas permis que tous les médicaments rentrent au Sénégal » - 06/10/2011 - Walfadjri - SénégalEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

Parce qu’il y va de la bonne santé des populations et de la survie des pharmacies publiques, tout médicament qui entre au Sénégal doit être soumis à un contrôle de qualité avant d’être mis sur le circuit de vente. D’où la mise en garde du ministre de la Santé, de la Prévention et de l’Hygiène publique contre les médicaments qui rentrent ou qui sont admis dans un pays voisin. Modou Diagne Fada présidait hier un comité régional de développement (Crd) spécial sur la Santé à Matam.

Le ministre de la Santé qui présidait hier à Matam un Comité régional de développement (Crd) spécial a apporté un certain nombre de clarifications au sujet de la vente de médicaments au Sénégal et qui ferait rage dans cette partie nord du Sénégal. Pour Modou Diagne Fada qui faisait face aux différentes composantes du secteur de la santé de la région, ‘il n'est pas permis que tous les médicaments qui rentrent ou qui sont admis dans un pays voisin arrivent au Sénégal’. Mieux, dira le ministre de la Santé, ’tous les médicaments qui sont admis dans les pays voisins ne sont pas admis au Sénégal ; parce qu'ils doivent être soumis à un contrôle judicieux’. Modou Diagne Fada de rassurer qu’’ici au Sénégal, nous avons une procédure pour les médicaments qui viennent des pays étrangers; si le contrôle est fait, il n’y a pas de problème, ils peuvent être admis surtout que nous avons un laboratoire de contrôle de médicaments’.

Par ailleurs, il précise que les médicaments qui sont vendus dans les officines doivent être agréés par le ministère de la Santé. ‘Aucun médicament ne doit être vendu dans les boutiques encore moins devant les structures de santé, c'est une vente illégale’, souligne Modou Diagne Fada. ‘Maintenant les structures sanitaires peuvent vendre des médicaments, mais pas n'importe quel médicament, car certains ne sont vendus que dans les pharmacies. Si la vente est faite dans les centres de santé ou districts, les prix des médicaments doivent être affichés et permettre aux clients d'acheter le produit à un prix exact’, a-t-il toutefois ajouté.

Le ministre a ainsi demandé au gouverneur de la région de Matam et aux autorités sanitaires locales de prendre toutes les mesures nécessaires pour arrêter ce processus qui est en porte-à-faux avec les procédures du ministère de la Santé.

Cette injonction de Modou Diagne Fada fait suite à la kyrielle de doléances que lui ont faites les pharmaciens de la région qui dénoncent la vente illicite de médicaments, une pratique qui inflige aux officines publiques un sacré coup. ‘Nous ne pouvons pas accepter que des privés se lancent dans le commerce de médicaments; c'est vrai que nous saluons les efforts fournis par de jeunes pharmaciens qui se sont installés dans la région, mais ce que nous ne pouvons pas accepter, c'est la concurrence déloyale alors que nous avons payé tous les droits pour exercer notre activité’, a déclaré, auparavant, le Dr. Mamadou Ndiadé, responsable du réseau des pharmacies de la région de Matam.

Plan Sésame inaccessible

Les autres doléances ont tourné autour du plan Sésame qui devrait, comme souhaité par les populations, être accessible à toutes les personnes du troisième âge ainsi que la gratuité des accouchements par voie césarienne. Sur ces questions soulevées, le ministre de la Santé précise que ‘seul l'acte de l'accouchement par voie césarienne est considéré comme gratuit, mais si la jeune femme qui accouche doit acheter une ordonnance ne comprenant pas des produits concernant les antirétroviraux, elle doit obligatoirement payer l'ordonnance qui n'est pas gratuite’.

S'agissant de la mortalité infanto juvénile, notre pays a réalisé un bond de 121 points pour 1000 naissances, selon les enquêtes Eds4 et 72 points pour 1000 naissances, d'après l'enquête Eds5. A noter que l'Objectif du millénaire pour le développement (Omd) est de réaliser un bond de 44 points pour 1 000 naissances d'ici l'an 2015, a rappelé le ministre de la Santé.

Lors de ce Crd spécial marqué par la présentation globale des activités que mènent les responsables de la région médicale dans les zones où les populations sont fortement concentrées, le médecin-chef régional a fait comprendre qu'il faut aussi des mesures d'accompagnement pour permettre à l'hôpital régional de Matam de jouer pleinement son rôle. ‘Le bitumage de la route Matam/Linguère, la réfection des voies de dégagement Matam-Nawel-Waoundé et Matam-Diamel-Oréfondé permettront à l'hôpital régional de Matam de jouer pleinement son rôle de référence pour les populations le long du fleuve surtout pendant l'hivernage’, indique le médecin-chef régional de Matam Dr. Mamoudou Dia.

Le ministre de la Santé qui a profité de la tenue de ce Crd spécial à Matam, a effectué une descente au niveau du chantier de l'hôpital régional. Une infrastructure qui a été financée par le gouvernement avec la Banque africaine de développement (Bad) pour un montant de 5 milliards 163 millions F Cfa. Pour Modou Diagne Fada, ‘l'objectif est de booster la santé dans la région de Matam avec des équipements ultra modernes qui n'existent pas encore à l'hôpital de Ourossogui et de permettre aux populations de la région de Matam de régler les difficultés liées à la santé’. Selon le responsable du chantier de l'hôpital, l'établissement sera livré d'ici fin janvier 2012. Avant de boucler son périple dans cette partie orientale du Sénégal, le ministre de la Santé s’est rendu au nouveau centre de santé de Kanel et a procédé à la pose de la première pierre du poste de santé de Moderne III, un quartier de la commune de Ourossogui.

Amadou Issa KANE

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