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Recherches comparées : des « incohérences » entre contraception et Sida - 03/12/2011 - Sud Quotidien - SénégalEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

Des études réalisées ces vingt dernières années ont révélé qu’il y a des incohérences entre la contraception et le VIH/sida. Autrement dit, pour diminuer les risques de transmission au VIH, les pays doivent appliquer les recommandations de l’Oms et continuer à appliquer les méthodes de contraception recommandées. C’est la conviction d’un expert en santé de la reproduction qui a livré cette information hier à Dakar à lors d’un panel organisé sur la question au troisième jour de la Conférence internationale sur la planification qui se tient depuis trois jours à Dakar.

« L’avenir de l’intégration du VIH et de la planification familiale », c’est le sujet d’enjeu de taille que les scientifiques ont débattu avant hier lors d’un panel organisé à la troisième journée de la rencontre internationale sur la planification. Selon le Dr Ward Cates de la Santé familiale internationale (FHI) 360 qui s’exprimait sur cette question hier, depuis deux décennies les résultats publiés par les chercheurs ont été à l’origine de plusieurs controverses sur les produits contraceptifs face au fléau du sida. Il a été démontré que 17 études de différentes qualités ont été appréciées négativement ou positivement dans le monde.

Le spécialiste a fait remarquer pour que les pays diminuent les risques de transmission du vih, ils doivent suivre les recommandations de l’Oms. Parmi ces lignes directrices qui cadrent avec les orientations, il est conseillé aux femmes d’utiliser les condoms féminins.

A l’issue de ce panel, le Dr Daff, chef de la Division de la santé de la reproduction au ministère de la Santé, de l’Hygiène et de la Prévention s’est prononcé sur l’utilisation des produits contraceptifs en Afrique de l’Ouest. Même s’il reconnait que cette partie du continent est bien en retard par rapport aux autres régions, il estime toutefois que le Sénégal (avec 12%) n’est pas un pays à classer dans la catégorie des mauvais élèves. Au contraire, dit-il, il constitue un meilleur élève en Afrique de l’Ouest. Et d’ajouter qu’il fallait prendre toutes femmes actives sexuellement pour avoir des chiffres fiables sur la question au Sénégal. Pour preuve il a cité l’exemple d’une étude récente publiée dans la banlieue qui a montré que 26 % des femmes de ce département utilisent les produits contraceptifs.

Cheikh Tidiane MBENGUE

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