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Cancer du sein et du col de l’utérus : vaincre les tabous par le dépistage précoce - 20/12/2011 - Le soleil - SénégalEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

La mortalité liée aux cancers du sein et du col de l’utérus devient de plus en plus préoccupante. Au Sénégal, le cancer occupe la deuxième cause de mortalité des femmes. Le dépistage précoce est le moyen le plus efficace pour mettre fin à la souffrance de ces nombreuses femmes qui sollicitent des soins tardivement, au moment où les médecins ne peuvent quasiment plus rien faire.

Pour cette raison, le dépistage doit être démocratisé et décentralisé. C’est dans ce cadre que se situe la campagne de promotion de la planification familiale et du dépistage des cancers du sein et du col de l’utérus dans les régions de Matam et Saint-Louis.

Elles appartiennent à différents groupes d’âge. Elles sont constituées de jeunes filles, de jeunes dames, des femmes d’âge assez avancé et de vieilles dames. Elles sont présentes, en cette matinée du mois de novembre 2011, à la maternité de l’Hôpital de Ndioum. Une commune distante, d’approximativement 210 km, de Saint-Louis. Elles viennent pour le dépistage des cancers du sein et du col de l’utérus. Une activité couplée à l’offre de services de planification familiale. Des fiches à la main, les candidates au dépistage occupent les allées de la maternité, attendant leur tour pour bénéficier des soins qu’on leur offre gratuitement. Des équipes, composées de spécialistes et de sages-femmes, assurent le service dans différentes salles aménagées pour la circonstance, afin de satisfaire la demande des femmes inscrites.

Cette campagne, organisée par le Fonds des Nations Unies pour la population (Unfpa), en collaboration avec l’Association nationale des sages-femmes d’état du Sénégal (Ansfes), dans les régions de Matam et Saint-Louis, du 14 au 20 novembre 2011, vise à sensibiliser les femmes sur les avantages de l’espacement des naissances, à offrir des services de planification familiale et de dépistage des cancers du sein et du col de l’utérus, à renforcer les compétences des sages-femmes dans le dépistage des cancers génitaux chez la femme.L’objectif est aussi de vaincre les tabous qui poussent beaucoup de femmes à rester chez elles, à taire leur souffrance. Ce qui nécessite un transfert des compétences aux sages-femmes pour qu’elles puissent faire le dépistage sur place et référer les femmes assez tôt, afin que leur prise en charge soit faite précocement.

Accès gratuit aux soins

Ces deux régions ont été ciblées pour accueillir la caravane de promotion de la planification familiale et de dépistage des cancers du sein et du col de l’utérus à cause de l’éloignement et de l’insuffisance de l’offre dans le domaine de la santé. C’est ainsi que, dressant le profil des localités du Fouta (regroupant une partie de la région de Saint-Louis et celle de Matam au Nord du Sénégal), le Dr Sidy Dièye, chirurgien à l’Hôpital de Ndioum, indique qu’il s’agit d’une «zone enclavée et pauvre où l’ignorance est grande». Aminata Dione Diouf, maîtresse sage-femme de la maternité de ce Centre hospitalier régional (Chr), d’ajouter : «Nous travaillons dans une zone reculée où il y a beaucoup de tabous, où les populations sont ignorantes. De ce fait, quand les premiers symptômes d’une maladie apparaissent, elles ne veulent pas en parler. Elles préfèrent rester chez elles, plutôt que d’aller vers une structure sanitaire. Donc, cette campagne de dépistage des cancers du sein et du col de l’utérus permet de lever les tabous».

En tout cas, la forte affluence notée dans les localités visitées par la caravane traduit, sans nul doute, le souci des populations d’accéder aux soins, surtout quand ils sont gratuits. La raison qui motive la présence de Dieynaba Hanne, 28 ans, est toute simple. «J’ai été informée tardivement, mais j’ai tenu à être ici à l’hôpital de Ndioum, parce que je ne veux pas vivre avec une maladie dont j’ignore tout». Pour Khadidiatou Babou qui a été avisée sur place, alors qu’elle est venue prendre les résultats d’analyse de son enfant, les populations doivent savoir saisir les opportunités qui s’offrent à elles. Et pour cause, souligne-t-elle, «c’est une bonne chose de savoir à temps qu’on est malade et qu’on puisse être pris en charge précocement».

Souffrant, depuis quelque temps, de maux de ventre, Mayram Sall qui a été informée par des amies venues se faire dépister la veille n’a pas hésité à se présenter pour soulager sa souffrance. «Cette campagne de dépistage du cancer du sein me permettra d’être édifiée sur mon état de santé». Dans le même sillage, Seynabou Bâ note qu’«on ne sait jamais. Il faut se faire dépister pour savoir si on est malade ou pas». Tout comme Mayram Sall, Dieynaba Wade, 34 ans, a des maux de ventre. C’est pourquoi, elle a tenu à faire le dépistage.

Les consultations gynécologiques coûtant cher, l’enseignante Aïssatou Agne Bâ avance qu’elle veut profiter de cette campagne pour bénéficier de soins gratuits. Elle partage ce point de vue avec sa collègue, Rokhaya Diop, qui estime que les femmes doivent se mobiliser pour tirer profit des campagnes de dépistage des cancers, à chaque fois qu’elles sont organisées.

Cherté des consultations gynécologiques

Dans ce cadre, le Dr Abdoul Aziz Kassé, cancérologue, préconise qu’«il ne faut pas que les femmes attendent d’avoir des signes pour aller se faire consulter. Si elles adoptent cette attitude, c’est pour constater des saignements au moment des rapports sexuels ou juste après, des écoulements de liquide épais ressemblant à des pertes blanches, ou alors c’est un mélange de saignement et d’écoulement de ce liquide épais. Certaines femmes peuvent ne présenter aucun signe et avoir le cancer. Donc, elles ne doivent pas attendre d’avoir des symptômes pour se faire consulter».C’est justement ce que vise l’Association nationale des sages-femmes d’état du Sénégal (Ansfes), qui a piloté cette campagne de promotion de la planification familiale et de dépistage des cancers du sein et du col de l’utérus dans les régions de Matam et Saint-Louis. «Les cancers constituent un problème de santé publique dans la mesure où le traitement reste cher et les malades viennent très tardivement aux soins. Alors, on a pensé qu’en couplant les activités de planification familiale avec le dépistage des cancers du sein et du col, nous allons augmenter la prévalence contraceptive et assurer un dépistage gratuit des cancers du col et du sein», explique Marième Fall, présidente de l’Ansfes.

Car, en fin de compte, estime le Dr Seynabou Ndiaye Fall, médecin-chef du district sanitaire de Saint-Louis, «un cancer dépisté tôt, est un cancer guéri».

Par Maïmouna GUEYE

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