Santé tropicale au Sénégal - Le guide de la médecine et de la santé au Sénégal


Médecine d'Afrique Noire - Première revue médicale internationale panafricaine francophone - Plus d'informations


LE KIOSQUE APIDPM

Les numéros disponibles :

Médecine d'Afrique Noire
Juillet 2018
Consulter la revue

Médecine du Maghreb
Mai/Juin 2018
Consulter la revue

Odonto-Stomatologie Tropicale
Mars 2018
Consulter la revue


Soyez informés avant tout le monde !


logo_fb

logo_twitter


NEWSLETTER

Restez informés : recevez, chaque mercredi, la lettre d'informations de Santé tropicale.

Inscriptions et désinscriptions

Accueil > Santé tropicale au Sénégal > Revue de presse

Revue de presse

Santé publique - Docteur Saliou Diop, directeur du centre national de transfusion sanguine : «Nous avons des drépanocytaires ‘SS’ qui ont plus de 60 ans» - 22/06/2012 - Walfadjri - SénégalEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

La drépanocytose n’est plus une fatalité en soi. Grâce à l’amélioration qualitative de la prise en charge de la maladie, celle-ci n’est plus synonyme de «mort précoce». On peut ainsi devenir «papi drépanocytaire» de la forme la plus grave, selon les spécialistes. Il y a quelques années, la drépanocytose était considérée comme une maladie de l’enfant, parce qu’il n’était pas rare que les patients n’atteignent, malheureusement, pas l’âge adulte. La prise en charge n’était pas encore développée. Tout ceci semble aujourd’hui révolu.

Selon le directeur du Centre national de transfusion sanguine (Cnts), le docteur Saliou Diop, avec l’amélioration qualitative de la prise en charge, les drépanocytaires peuvent avoir une vie prolongée. Et dans les services où les adultes sont suivis, il y a des drépanocytaires. «Nous avons dans nos populations des drépanocytaires ‘SS’ qui ont plus de 60 ans», révèle le Dr Diop, s’exprimant à l’occasion de la Journée mondiale de la drépanocytose célébrée mardi dernier. Des propos viennent effacer cette vérité antérieure qui conférait au drépanocytaire «SS» une espérance de vie égale ou inférieure à 35 ans.

Le seul souci pour ces derniers, c’est qu’ils vont, toutefois, nécessiter une prise en charge assez spécifique dans la mesure où ils font des «complications chroniques». Ce sont des patients qui vont faire plus d’insuffisance rénale, plus de complications cardiovasculaires, et leurs os commencent à se nécroser. Tout ceci fait de la drépanocytose une maladie où l’installation de ces complications chroniques fait intervenir d’autres spécialistes. Aujourd’hui, ce sont surtout les spécialistes de maladies du sang qui s’occupent de la drépanocytose jusqu’à un certain âge. Mais à partir de la vingtaine, il y a d’autres spécialistes qui interviennent, notamment des orthopédistes, des néphrologues, des cardiologues, etc.

Des types de problèmes qu’il faut prendre en compte ; ce qui rend difficile l’évaluation du coût de la prise en charge. «Le coût dont on vous parle, c’est le coût du suivi. Mais chez les adultes, les complications chroniques qui s’installent ont un coût encore beaucoup plus important. Avec la nécrose de la tête du fémur de l’os de la hanche, pour changer cet os par un examen appelé la +Prothèse de hanche+, il faut compter entre un million cinq cent mille et deux millions de nos francs», renseigne le Dr Saliou Diop. Qui ajoute : «Un autre exemple, ce sont les yeux qui peuvent être atteints au cours de la drépanocytose, et cela nécessite des soins au laser qui coûtent entre cinquante et cent mille francs Cfa. Le coût de la prise en charge est important avec l’âge».

Abdoulaye SIDY

Lire l'article original

Plus d'articles Sénégalais - Plus d'articles panafricains


Une question ? Une remarque ? Contactez-nous ?

SénégalSanté tropicale au Sénégal
Le guide de la médecine et de la santé au Sénégal


CARTE DU SITE




Connaissez-vous tous les sites web médicaux édités par APIDPM ?

Médecine d'Afrique noire électroniqueMédecine du Maghreb électroniqueOdonto-Stomatologie électronique


Valid XHTML 1.0 Strict CSS Valide !