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Santé publique - Prise en charge de la drépanocytose au Sénégal : l’accent sur le dépistage néonatal - 20/06/2012 - Walfadjri - SénégalEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

Plus tôt le diagnostic fait, mieux c’est dans la prise en charge de la drépanocytose. Mais au Sénégal, des centres de référence comme le Centre national de transfusion sanguine (Cnts) et l’hôpital pour enfants Albert Royer ne disposent pas ou presque du matériel requis. Une visite hier dans ces structures de santé marquant la Journée mondiale de la drépanocytose a permis de faire le constat. «Le diagnostic de la drépanocytose doit être posé de manière précoce, dès les premiers jours de vie, mais, malheureusement, nous ne disposons pas de matériels appropriés pour que ce diagnostic puisse être effectif au Sénégal», souligne le Pr Philomène Lopez, biologiste à Albert Royer.

D’où son appel à l’endroit des autorités sanitaires du pays de renforcer le laboratoire d’Albert Royer en équipements. «Les compétences existent. Par conséquent, une fois que les équipements seront disponibles et que l’approvisionnement en réactifs sera assuré, on pourra prétendre effectuer un dépistage chez des nouveau-nés qui sont issus de fratrie de drépanocytaires», soutient la biologiste qui insiste sur l’urgence de poser précocement le diagnostic pour assurer aux patients une prise en charge adéquate. Le dépistage néonatal fait appel à deux techniques de laboratoire. Il s’agit de l’Isoélectrofocalisation - un appareil disponible à Albert Royer mais qui ne fonctionne pas - qui permet de poser le diagnostic dès les premiers jours de vie, et l’électrophorèse qui est un autre appareil pour confirmer le résultat obtenu à partir de l’isoélectrofocalisation.

Ce besoin de dépistage néonatal est plus ressenti dans les régions où le matériel fait défaut aux personnes informées et sensibilisées sur la drépanocytose et qui souhaitent connaître leur statut. Mais tout espoir n’est pas perdu. «Dans l’état actuel des choses, ces moyens de diagnostic ne sont pas disponibles dans tous les centres de santé et hôpitaux. Nous sommes dans un processus de travailler avec le ministère de la Santé par le biais du réseau national des laboratoires pour que, au moins, au niveau de chaque capitale régionale, la personne puisse avoir le dispositif requis pour connaître son statut par rapport à la drépanocytose», indique le Pr Ibrahima Diagne, point focal chargé de la drépanocytose au ministère de la Santé. Selon lui, il est temps que des centres de référence comme le Centre national de transfusion sanguine (Cnts) et l’hôpital d’enfants Albert Royer soient capables de faire ce diagnostic à la naissance.

Le Pr Diagne se désole qu’une mère qui accouche d’un enfant se demande, en vain, si celui-ci est drépanocytaire ou non, parce que le matériel n’existe pas ou n’est pas fonctionnel. «Il y a un appareillage disponible au Cnts et à Albert Royer qui nécessite qu’on le renforce et qu’on lui donne des équipements nécessaires», répète-t-il à l’endroit du directeur de cabinet du ministre de la Santé, le Dr Mame Abdoulaye Guèye.

Les contraintes identifiées, des efforts seront consentis par le département de la santé, rassure Dr Guèye pour qui, les soins seront également décentralisés pour que, partout au Sénégal, les malades soient pris en charge. Des mesures pour que tous les hôpitaux soient dotés d’appareils requis pour le dépistage précoce de la drépanocytose seront prises. L’unité de traitement de maladie du sang dont la drépanocytose déjà fonctionnelle avec 22 lits d’hospitalisation jour et nuit au Centre national de transfusion sanguine (Cnts) s’inscrit dans ce cadre. Il a été financé par l’Etat du Sénégal à hauteur de 80 millions Fcfa dont 44 millions du Japon.

Abdoulaye SIDY

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