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Déficit en personnel et en infrastructures, principal handicap du district sanitaire de Goudomp - 04/07/2012 - Le soleil - SénégalEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

Le district sanitaire de Goudomp fait face à un énorme déficit en ressources humaines et en infrastructures. Le médecin chef du district, le Dr Ababacar Mbaye, attend l’affectation d’infirmiers dans les postes de santé du département. Il lance un appel aux autorités pour l’achèvement des travaux du centre de santé.

Le district sanitaire de Goudomp, qui polarise 13 postes de santé et 34 cases de santé, fait face à un déficit en ressources humaines et en infrastructures. Il ne compte qu’un seul médecin pour plus de 161.000 habitants. Dans l’ancien poste de santé de Goudomp transformé en centre de santé, en attendant l’achèvement du nouveau toujours en construction depuis 2005, il n’y a que 3 infirmiers, 1 chirurgien et 2 sages femmes. « Nous avons, dans le département, des postes de santé qui ne disposent pas d’infirmiers », a regretté le Dr Ababacar Mbaye, médecin chef du district sanitaire de Goudomp. Ce dernier affirme en avoir fait la demande auprès de la tutelle. « On a promis de nous envoyer des agents par rapport aux derniers recrutements », a-t-il dit.

En attendant l’achèvement des travaux du centre de centre de Goudomp, le Dr Ababacar Mbaye et son équipe continuent d’occuper les locaux de l’ancien poste de santé qui est devenu, au fil du temps, trop exigu pour faire face à la demande. « La capacité d’accueil est minime. Nous n’avons que 4 lits au pavillon de médecine, contre 6 à la maternité. Il nous arrive même d’hospitaliser des patients de médecine à la maternité. S’il n’y a pas de places, nous les évacuons sur Ziguinchor qui est à 50 km de Goudomp », a expliqué le Dr Mbaye, qui lance un appel aux autorités pour l’achèvement du centre de santé. La réalisation dudit centre était prévue pour 18 mois, en 2005. Mais jusqu’à présent, il n’est pas terminé. D’ailleurs, il est dans un piteux état.

Entre vétusté et manque de structures

Assane Seydi, conseiller municipal et président de l’association des consommateurs de Goudomp, ne cache pas son amertume. « Le poste de santé, qui a été transformé en centre de santé en attendant la réalisation du nouvel ouvrage, est trop étroit pour accueillir les patients. L’entrepreneur et l’Etat se renvoient toujours la balle. Nous ne savons toujours pas à quel saint se vouer », a-t-il fait remarquer. Quant au 2e adjoint au maire de Goudomp, Bakary Diémé, il estime que l’Etat a commis un vice de forme en logeant les fonds de construction de cette structure sanitaire dans le Budget consolidé pour l’investissement (Bci).
Certaines collectivités locales du district sanitaire ne disposent que de cases de santé. Le conseil rural de Kaour, qui polarise 19 villages, en est une illustration parfaite. Ici, il n’y a que 4 cases de santé, dont celle du chef-lieu de communauté rurale. « Un visiteur n’ose même pas rentrer dans la case de santé de Kaour, eu égard à son état de délabrement avancé », a déploré Kalidou Mansaly, président du conseil rural.

La communauté rurale de Djibanar, qui regroupe 26 villages, ne dispose que d’un seul poste de santé, contre 6 cases de santé. Dans la lutte contre la mortalité maternelle, il est conseillé aux femmes de se rendre, au moment d’accoucher, aux postes de santé pour être assistées par un personnel qualifié, en lieu et place des cases de santé. « Malheureusement, cela n’est pas toujours le cas », a déploré le Dr Mbaye. Ce constat moins reluisant est presque le même dans les autres collectivités locales du département qui est aussi victime de son enclavement. « Nous sommes obligés de traverser le fleuve pour aller à notre région médicale qui se trouve à Sédhiou », a précisé le Dr Mbaye. A cela s’ajoute l’état de la route nationale n°6. « L’essentiel de nos postes de santé se trouve sur cet axe qui est presque non praticable. Les populations éprouvent ainsi des difficultés à se rendre au centre de santé de Goudomp », a-t-il poursuivi. Récemment, rappelle le médecin chef du district, « nous avions recruté une centaine de personnes dans le cadre d’un camp cataracte, à travers le département, mais le jour-j, c’est moins de la moitié des patients qui s’est présentée. Car ils avaient des difficultés à rallier le centre de santé ».

1,1 % de prévalence sida dans la région de Sédhiou

Malgré ces difficultés, le Dr Mbaye se réjouit de la réduction considérable des cas de paludisme dans le district avec l’usage de moustiquaires. « Les populations ont pris conscience de l’utilité des moustiquaires. Cela a eu un impact sur la lutte contre cette maladie qui est un problème de santé publique », s’est félicité le médecin chef. A l’en croire, les maladies les plus fréquentes sont les pneumopathies, c’est-à-dire les bronchites, la tuberculose, les diarrhées sanglantes, etc. Le Dr Ababacar Mbaye exprime, cependant, son inquiétude quant à la prévalence du sida qui est de 1,1 % dans la région de Sédhiou, contre une moyenne nationale de 0,7 %. Il explique le phénomène par le fait que leur zone, notamment Goudomp, est frontalière avec la Guinée-Bissau, dont le « système sanitaire laisse à désirer ». « La plupart de nos patients viennent de la Guinée-Bissau, et repartent dans ce pays sans aucun suivi », a-t-il révélé.
Selon lui, il doit exister une étroite collaboration entre les autorités sanitaires du Sénégal et celles de la Guinée-Bissau pour lutter efficacement contre cette maladie. Sinon, « tout ce que nous sommes en train de faire n’aura aucun impact », a-t-il averti. En plus, « les moyens de lutte contre le sida ne doivent pas uniquement se concentrer à Dakar et les autres régions du pays au détriment de celles du sud », a ajouté le Dr Mbaye.

Souleymane Diam SY

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