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SAINT-LOUIS - Hypertension et diabète : les inquiétantes révélations du Pr Saïd Nourou Diop - 19/09/2012 - Le quotidien - SénégalEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

Le directeur du Centre de traitement du diabète de Dakar a révélé hier, le contenu d’une étude réalisée, il y a trois ans à Saint-Louis, sur l’ampleur de certaines maladies non transmissibles. Pr Saïd Nourou Diop indique ainsi que des pathologies com­me l’hypertension ou en­core le diabète «ravagent» la région nord du pays, à cause d’une alimentation marquée par la présence quasi systématique des bouillons alimentaires.

Envoyé special au Nigeria- L’existence à grande échelle des maladies chroniques au Sénégal est une réalité. L’hypertension artérielle et le diabète, par exemple, prennent des proportions insoupçonnées dans certaines parties du pays. C’est le cas à Saint-Louis où une étude réalisée en 2009, et publiée l’année suivante a fait état de 48% de personnes atteintes d’hypertension, de 10% de diabétiques et de 46% de personnes souffrant de troubles liés à la graisse.
Selon le Pr Saïd Nourou Diop, qui a révélé ces chiffres hier à Lagos, en marge du Forum régional de création de la valeur partagée, avec comme thème central : Le rôle de l’entreprise dans la sécurité alimentaire et la nutrition, organisé par Nestlé Afrique de l’Ouest et du Centre, cette étude réalisée à partir d’un échantillon représentatif de 1 500 personnes démontre que les Sénégalais mangent mal. Une habitude alimentaire qui trouve surtout ses racines dans les bouillons utilisés au cours des repas.

Pour Pr Diop, l’usage de ces bouil­lons alimentaires a multiplié par centaines voire par milliers les cas de diabète, d’hypertension, d’insuffisance rénale, bref de certaines maladies non transmissibles. A titre illustratif, il indique qu’il y a encore 20 ans, le Sénégal n’avait pas 5 % d’hypertendus. Mais c’est en 1990 à Pikine, dans le cadre d’une étude locale, qu’ils ont relevé plus de 25% de personnes souffrant d’hypertension. Depuis cette période, se rappelle-t-il, les spécialistes de ces pathologies ont commencé à tirer la sonnette d’alarme sur la mauvaise qualité de l’alimentation au Sénégal.

Aujourd’hui, 20 ans plus tard, l’équation des bouillons alimentaires reste en l’état. Et le médecin spécialiste, chef du centre de traitement du diabète, Marc Sankalé de Dakar, d’assurer qu’aucun bouillon n’est exempt de reproche, même ceux sortis des usines de la multinationale Nestlé, quand bien même, ils sont fortifiés avec des micronutriments. Seulement, pour le diabétologue, cette fortification n’est pas la solution au problème. Il ne s’agit pas d’ajouter du sel iodé, du zinc ou encore de la vitamine A dans des bouillons, pour s’assurer d’un produit de bonne qualité. Une déclaration qui prend le contre-pied de celles des panélistes, qui ont réfléchi sur le thème : L’op­timisation du potentiel de la fortification alimentaire dans la lutte contre les carences en micronutriments : défis et opportunités.
Aussi, Pr Saïd Nourou Diop a-t-il prévenu les industriels de l’effet contraire recherché, en voulant coûte que coûte fortifier certains produits avec du sel iodé ou encore de la vitamine A. Il indique que cette fortification à outrance peut causer d’autres ennuis de santé aux consommateurs. Même s’il ne crache pas sur ces produits fortifiés, il dit préférer s’en tenir aux directives de l’Oms qui, depuis plusieurs années, invite les gens à manger moins gras, moins sucré et moins salé. Mais, il se trouve que tous ces bouillons contiennent déjà du sel ; d’où cette interrogation du diabétologue : «Pourquoi ajouter du sel à un produit qui en possède ?»

Aujourd’hui, indique Pr Diop, le Sénégal est entre 20 et 50% d’hypertendus, selon les zones de résidence.

Écrit par Aly FALL

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