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À cause des évacuations tardives : 30 % des paludiques sévères meurent - 30/01/2013 - Sud Quotidien - SénégalEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

Les variations multiformes du paludisme risquent d'avoir des conséquences inquiétantes face aux acquis que le Sénégal a enregistrés dans la croisade contre cette maladie. Environ 10 à 30 % des cas palustres sévères parmi les adultes âgés de plus de trente ans, meurent dans la région de Dakar et de sa banlieue, selon une étude. Une véritable bombe à retardement causé par un retard précoce de diagnostic avant l'admission dans les structures sanitaires spécialisées. C'est le constat d'alarme et d'alerte aux pouvoirs publics qui ressort de la déclaration des scientifiques délivrée hier à Dakar, à l'occasion de la Journée scientifique consacrée au paludisme durant laquelle une série d'études et de recherches ont été rendues publiques.

Le Sénégal va-t-il réussir à réaliser sa stratégie de contrôle visant à pré éliminer le paludisme d’ici 2015 ? En tout cas, même si des efforts appréciables ont été fournis, il est difficile de répondre par l’affirmative à cette interrogation. En effet, hier à l’occasion de la journée scientifique sur le paludisme organisée à Dakar par le Programme national de lutte contre le Paludisme (Pnpl), plusieurs études commanditées ont été présentées aux partenaires et aux différents acteurs sanitaires qui s’activent dans cette croisade. L’itinéraire thérapeutique des cas de paludisme à Fann, avant leur admission dans cette structure sanitaire, a été au centre des débats.
Des manquements graves ont été soulevés dans la gestion de la maladie. Réalisée en trois mois à l’hôpital de Fann et présentée par le Professeur Sylvie Diop du service des maladies infectieuses, l’étude a permis de révéler que 30 % des cas de paludisme sévère admis dans cette structure finissent par mourir. Un véritable drame qui est dû selon le Pr Diop, à l’itinéraire thérapeutique emprunté par le malade avant son admission au service des maladies infectieuses de l’hôpital de Fann. Ainsi, parmi ceux qui ont été admis à Fann, les 50 % n’ont pas été consultés dès les premiers signes de la maladie. Le pire est surtout que la plupart de ces cas désespérés sont passés par l’auto médication à base de paracétamol ou ont eu recours à la médecine traditionnelle. D’autres malades se référent aux prescriptions des pharmaciens pendant que d’autres ont été hospitalisés antérieurement dans d’autres structures de soins, précise la spécialiste. Ce qui se traduit par l’exacerbation du mal passant des cas de paludisme simple à des cas de subite gravité, causant une létalité qui tourne autour de 33 %, selon l’étude. Le médecin situe par ailleurs ces cas de paludisme sévère dans la période de fin de saison hivernale, notamment d’octobre à janvier de chaque année.

Recadrer les tradi praticiens

La restitution des constats a fait sursauter les responsables de la lutte contre le paludisme qui, tout en reconnaissant qu’il reste beaucoup à faire pour éradiquer le fléau, estiment que l’étude sortie du Chu de Fann doit être explorée et capitalisée. Mieux encore, pour d’autres participants, elle devrait se faire dans toutes les structures du pays pour cerner la problématique de l’itinéraire thérapeutique que suivent les malades du paludisme. Dr Mady Bâ, coordonnateur du Pnlp, a abondé dans le même sens en soutenant qu’ils sont en réflexion, pour voir comment travailler ensemble avec tous les secteurs, notamment ceux des officines privées et surtout des tradipraticiens auxquels les malades urbains, comme en milieu rural, ont recours. « Il y a nécessité de recadrer la médecine traditionnelle et de travailler ensemble avec les pratiquants », a tonné un des acteurs de la lutte contre le Paludisme. Le responsable de l’Oms a embouché la même trompette en rappelant aux responsables présents la déclaration d’Abuja recommandant une prise en charge précoce des malades du paludisme dans les 24 heures, c'est-à-dire dés les premiers signes pour éviter que ses formes simples ne deviennent des cas sévères.

D’autres inquiétudes ont été soulevées au cours de cette journée scientifique sur le paludisme, notamment les Tests de diagnostic rapides (TDR) à disposer dans plusieurs autres structures sanitaires du pays, à l’instar de l’hôpital de Fann. A ce besoin urgent s’ajoutent les difficultés des patients à accéder à un médecin et autant d’autres sources de dysfonctionnement du système de santé qui plombent la lutte contre le paludisme. Les débats lors des travaux n’ayant occulté aucun aspect de la problématique. Plusieurs autres études menées par les institutions et les partenaires portant sur la surveillance des femmes enceintes, l’effondrement du palu au Sénégal, la chimiorésistance et le nouveau profil épidémiologique. Tous ces thèmes de recherches ont été présentés pour faire le point sur ce que le Sénégal est en train de faire dans cette croisade loin d’être gagnée.

Cheikh Tidiane MBENGUE

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