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Attention à l'usage du paracétamol : Périmé, il est toxique et peut conduire à l'insuffisance rénale - 02/01/2007 - Walfadjri - SénégalEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

Le paracétamol est un médicament très efficace pour les maux de tête. Mais lorsqu'il est périmé ou dégradé il devient néphrotoxique, c'est-à-dire toxique pour le rein. Ainsi, au lieu de calmer ses maux de tête, la personne risque de se retrouver avec une insuffisance rénale. Une maladie à soins coûteux. D'où l'intérêt de tirer la sonnette en interdisant les médicaments de la rue qui n'offrent aucune garantie et qui pèsent un marché de 8 milliards de francs.

Dans le langage courant des Sénégalais on l'appelle le fameux ‘Niokète’. Le paracétamol est certainement le médicament le plus utilisé par les Sénégalais. En plus de sa disponibilité dans les officines, postes, centres et cases de santé, même le boutiquier du coin en a pour son stock, tellement le médicament est sollicité pour tout ce qui est fièvre, migraine, douleurs, maux de tête...
Seulement, les populations ne sont pas souvent informées de sa date de péremption. D'où l'intérêt, avant toute utilisation, d'en avoir la certitude que le médicament n'est pas périmé. En effet, le paracétamol, un médicament très efficace pour calmer les maux de tête. ‘Mais, lorsqu'il est périmé, il devient néphrotoxique c'est-à-dire toxique pour le rein. L'individu risque de se retrouver avec une insuffisance rénale’, souligne le professeur Mamadou Badiane, ancien directeur de la Pharmacie nationale d'approvisionnement et des laboratoires (pendant six ans de 2000 à juin 2006).

Pour traiter un insuffisant rénal, il faut renouveler son sang en faisant des dialyses, trois fois par semaine et à chaque séance, il faudrait au minimum plus de 50 mille francs.

Le rein pourquoi ? ‘Tout ce qui est soluble s'élimine par les urines, ce qui n'est pas soluble s'élimine par les selles. Les médicaments, la plupart du temps sont hydrosolubles, métabolisés pour être éliminés par les reins. Et si la toxicité se manifeste par les reins, c'est souvent l'insuffisance rénale’, explique le spécialiste.

Selon le Pr. Badiane, qui enseignait la chimithérapeutique c'est-à-dire la science des médicaments à la Faculté de médecine de l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar, les médicaments sont fabriqués dans des conditions précises pour être conservés à des températures données, habituellement 25 degrés. Or, poursuit-il, il se trouve que les médicaments de la rue sont exposés aux intempéries, (soleil et humidité), et ces derniers accélèrent la dégradation. C'est-à-dire qu'un produit fabriqué pour être conservé à 25 degrés pendant trois ou cinq ans, si on l'expose au soleil ou à l'humidité, il se dégrade rapidement, et quand il est dégradé, il devient toxique. C'est le cas du paracétamol, des cyclines et tétracyclines, renseigne-t-il, ajoutant qu'un médicament s'il ne soigne pas, il ne doit pas tuer.

Selon l'ancien directeur de la pharmacie nationale d'approvisionnement et des laboratoires, les populations sont invitées à se rendre dans des structures licites c'est-à-dire les pharmacies, les centres de santé, les postes et autres cases de santé. Là, les médicaments qui y sont vendus, ont été achetés dans des structures connues, fabriqués dans des laboratoires régulièrement inspectés, conservés en respectant les règles de bonne stockage. Avec ce médicament, la personne est sûre de se soigner sans risques.

Cette montée en puissance des médicaments de la rue pose un sérieux problème, car les médicaments de la rue occupent un marché qui pèse 8 milliards de francs sur les 40 milliards que constituent la vente de médicaments au Sénégal. Ainsi, l'Etat se trouve confronté à appliquer la réglementation. La réglementation, comme toute réglementation, elle est bonne.
Seulement, elle demande à être améliorée. Mais l'Etat éprouve quelques difficultés notamment en ce qui concerne le marché illicite des médicaments. ‘N'importe qui ne peut pas fabriquer, distribuer ou vendre des médicaments selon la réglementation’, signale le professeur Issa Lô, enseignant à la Faculté de médecine. De son avis, le marché des médicaments illicites se développe, et qu'on a le sentiment qu'on ne fait pas beaucoup.

Alors que les moyens devraient exister pour que ce marché illicite, à défaut d'être complètement éradiqué, soit réduit à sa simple expression. A ce titre, tout le monde connaît Keur Serigne Bi, et personne ne dit rien. Le Pr. Issa Lô s'étonne que rien ne soit fait pour empêcher le développement de ce marché illicite de médicaments vendus à Keur Serigne Bi.

Issa NIANG

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