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Réduction du coût des évacuations : Me Wade prêt à financer un centre d’excellence en chirurgie - 16/01/2007 - Le soleil - SénégalEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

Le chef de l’Etat, Me Abdoulaye Wade, est prêt à financer la construction d’un centre d’excellence pour la formation des chirurgiens et la prise en charge des patients. L’édification d’une telle structure permettra de réduire de façon considérable le coût des évacuations sanitaires vers l’étranger. Il répond ainsi à une doléance du Collège ouest-africain des chirurgiens qui tient à Dakar sa 47è conférence annuelle.

Le chef de l’Etat, Me Abdoulaye Wade, a présidé hier à Dakar l’ouverture la 47ème Conférence scientifique annuelle du Collège ouest-africain des chirurgiens. La cérémonie s’est déroulée en présence de plusieurs ministres, de hautes personnalités et de centaines de chirurgiens venus de toute l’Afrique de l’Ouest.

Dans son allocution, le chef de l’Etat, Me Abdoulaye Wade, a d’abord salué le choix de Dakar pour abriter cette rencontre. Une occasion pour lui de réitérer son engagement pour la recherche. « Je soutiens la recherche sous toutes ses formes en Afrique », déclare le chef de l’Etat, qui pense que : « le perfectionnement des ressources humaines est un défi permanent ». Notamment dans le secteur de la Santé où les impératifs de perfectionnement sont des exigences. Car, selon lui, « le savoir se renouvelle par la recherche » et que « l’exigence de mise à niveau doit être permanente ». Ne serait-ce que pour cette raison, les assises des chirurgiens demeurent à ses yeux cruciales.

Le président du Collège ouest-africain des chirurgiens, le Professeur Yeboa du Nigeria, a émis auparavant le souhait de disposer de centre d’excellence de prise en charge des patients dans le domaine de la chirurgie, toutes spécialités confondues. Car, le Pr Yeboa est convaincu du fait que « nos concitoyens ne doivent plus être évacués vers d’autres pays pour y recevoir des soins ».

Une requête qui a reçu un avis favorable auprès du président de la République du Sénégal, qui a été fait Grand patron du Collège, avec tous les attributs. “ Je suis prêt à financer un centre d’excellence pour la formation des chirurgiens », soutient Me Wade, qui pense que créer un centre de prise en charge des patients est plus économique. Cela, si on prend en compte les coûts des évacuations sanitaires des malades vers l’étranger. Se situant dans une perspective de prévention, il trouve donc qu’il est opportun d’implanter un tel centre.

Former des chirurgiens de qualité

Le chef de l’Etat est ainsi convaincu que, la mise en place de ce centre d’excellence permettra de former des chirurgiens en qualité et en quantité afin d’éviter les évacuations des patients africains vers les pays du Nord. Il révèle, par exemple, que les évacuations des patients sénégalais vers l’étranger coûtent à l’Etat du Sénégal entre 100 et 300 millions de francs de Cfa par mois. D’où l’importance de la formation et la nécessité de relever le plateau technique. « Je suis prêt à soutenir tous ces efforts », martèle-t-il.

Donc, si le chef de l’Etat insiste sur la disponibilité de ressources humaines de qualité, c’est parce que le continent africain souffre d’un manque criard en personnel de santé. Et, il est convaincu que « l’Afrique a besoin de ressources humaines en quantité et en qualité pour garantir des soins de qualité aux populations ».

Malheureusement, déplore-t-il, les systèmes africains de Santé ont, de plus en plus, tendance à former des professeurs. Ce qui crée un certain vide à la base. Ainsi, constate-t-il « nos campagnes sont insuffisamment loties en médecins ». Pour cette raison, il se pose la question de savoir « comment faire pour pourvoir, l’espace rural, de médecins, chirurgiens, dentistes, etc. ? »
La réponse à cette question revient pour Me Wade à œuvrer pour la formation de médecins dans des délais relativement plus courts, contrairement au cycle classique très long. Cela permettrait, comme c’est le cas dans les systèmes asiatiques, de traiter certains cas simples et de réserver les plus compliqués aux professeurs. C’est ainsi qu’à sa demande, une recherche est lancée au Sénégal pour voir comment mettre en œuvre une telle stratégie.

Pour le chef de l’Etat, « tant qu’il n’y aura pas d’équipements adéquats, le problème restera entier ». Poursuivant, il ajoute : « la chirurgie est et reste au cœur du progrès, dans la mesure où il ne doit pas y avoir d’approximation. C’est pourquoi, j’invite le gouvernement à rester attentif à vos conclusions ».

Fuite des cerveaux

Le chef de l’Etat a encore une fois déploré la fuite des cerveaux. Car, nombreux sont les chercheurs africains qui, après des études universitaires financées par les Etats africains, préfèrent monnayer leurs talents hors de leurs pays, au moment où les populations locales ont besoin d’eux. Et le président regrette cette attitude des intellectuels. Ce qui l’a poussé à dire que les Etats africains financent les pays du Nord en matière de formation. Et il donne l’exemple de l’hôpital de brousse Ninéfescha, une structure de santé ultramoderne, qui ne peut pas trouver d’anesthésiste.

Le président du comité d’organisation local, le Pr Abdourahmane Dia du Sénégal a, dans son allocution, rendu un vibrant hommage à feu le Professeur Mamadou Guèye, un des initiateurs du Collège ouest-africain des chirurgiens décédé en 2002. Tout comme le chef de l’Etat et d’autres membres du collège qui se sont succédé au micro.
Pr Dia a aussi fait savoir que c’est la première fois, depuis la création du Collège en 1960, que ce dernier décerne un tel honneur à un chef d’Etat d’un pays francophone.

Le président du Collège ouest-africain des chirurgiens a rappelé la mission du collège, qui est la formation, afin que les pays de la sous-région puissent disposer d’un nombre important de chirurgiens, toutes spécialités confondues. Il ajoute que si cette mission est réussie, les conditions des patients africains seront améliorées.

« Notre objectif est de travailler à œuvrer pour toutes les capacités requises en matière de chirurgie », affirme-t-il. Et d’ajouter : « nous travaillons aussi pour l’harmonisation des diplômes ». Dans ce volet, le Collège ouest-africain des chirurgiens a les encouragements de Me Wade, qui les exhorte à « réussir sans délai l’harmonisation de la formation dans la sous-région ».

MAÏMOUNA GUEYE ET EUGENE KALY

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