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Cancer du col de l’utérus : Une trentaine de gynécologues s’initient aux techniques de dépistage - 03/02/2007 - Le soleil - SénégalEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

Dans le cadre de la Société médicale de recherche et de formation continue (Smrfc), une trentaine de gynécologues en provenance des 11 régions du Sénégal ont suivi une formation continue sur la colposcopie. Il s’agit pour les professionnels de la santé bénéficiaires de cet enseignement de se mettre à jour et au diapason des nouvelles technologies. « Nous sommes dans des pays en voie de développement donc pas toujours en contact avec les nouvelles technologies qui sont aujourd’hui très utiles pour diagnostiquer certaines pathologies », relève Mme Rose Wardini, gynécologue.

Une des bénéficiaires de la formation continue sur la colposcopie consistant au dépistage du col de l’utérus afin de prévenir le cancer du col une maladie très mortelle.

La colposcopie est donc l’examen visuel du col de l’utérus, et elle est plus performante qu’un simple examen gynécologique. D’un côté le col est examiné à l’aide d’un microscope, et de l’autre l’examen se fait après application sur le col de différents colorants, lesquels permettent de repérer les éventuelles anomalies avec précision. En général, cet examen permet d’analyser une lésion du col, de préciser son caractère (précancéreux ou cancéreux), de donner le maximum d’indictions sur la nature de la lésion, et son importance en surface et en profondeur.

La colposcopie fait partie de la démarche gynéco-oncologique globale de prévention du cancer du col utérin. Actuellement 60 à 75 % des patientes atteintes d’un cancer du col utérin n’ont jamais eu de contrôle gynécologique préalable et le virus Hpv est présent dans 99, 7 % de ces cancers. La prévention doit être primaire en favorisant l’information au sujet des Mst auprès des jeunes, la réduction des cofacteurs (tabac) et le développement d’un vaccin prophylactique. La prévention secondaire vise à dépister et traiter les lésions précancéreuses par tous les moyens actuels, la colposcopie restant actuellement l’outil de référence.

Santé publique

Dans les structures où existe ce matériel de dépistage, certains gynécologues n’arrivent pas à l’utiliser faute d’expertise en la matière. Pour le Pr. Jean Louis Leroy, Professeur à la faculté de Médecine de Lille, le cancer du col est un vrai problème de santé publique aussi bien en Afrique qu’en Europe où la maladie est la neuvième cause de mortalité, en France par exemple. Si l’on arrive déjà très tôt à dépister le virus qui est la cause de cette maladie, on arrive à prévenir le cancer en empêchant le virus de pénétrer dans le col.

Le vaccin contre le col de l’utérus est très coûteux, il est aux environs de 30 000 Fcfa en France, et indique Pr Leroy, avant le vaccin, il faut le dépistage d’abord. « La valeur du dépistage est que si on le réussit, on réussit en même temps une bonne prévention », commente-t-il.

Pour le Pr Djibril Diallo, un des gynécologues bénéficiaires de cet enseignement continu sur la colposcopie, la formation est venue à son heure, parce qu’elle va beaucoup contribuer à la lutte contre le cancer du col de l’utérus chez la femme. « C’est l’un des rares cancers qui puisse être guéri », indique le Pr. Diallo. Et ce partenariat, entre la Société médicale de recherche et de formation continue et la société française de colposcopie et de pathologie cervico-vaginale, a surtout l’avantage de former le maximum de spécialistes et à moindre coût. « Ceux qui seront formés dans ces spécialités seront des références », estime-t-il.
La formation intensive qui a démarré le 29 janvier dernier à l’hôpital général de Grand Yoff, a pris fin vendredi, et elle était animée par des conférenciers de renommée mondiale.

Fondée en 2006, la Smrfc est basée à Dakar et a comme objectif de concourir au développement de la médecine, en établissant des liens scientifiques entre ses membres, mais surtout d’œuvrer à la formation initiale et continue des professionnels de la santé, etc.

Adama MBODJ

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