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Choléra, tuberculose : La promiscuité indexée à Pikine - 27/03/2007 - Le soleil - SénégalEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

À Pikine, on peut trouver dans une chambre de 3M2/3 plus de dix âmes qui y passent la nuit. Ce qui expose la localité à toutes sortes de maladies. Au début du mois de mars de cette année, quatre personnes victimes de la tuberculose y ont perdu la vie. La seule solution est de sortir la ville de la pauvreté et de l’insalubrité dont elle est victime. Les maux dont souffre Pikine, un des départements les plus peuplés de la région de Dakar ont pour nom : insalubrité, pauvreté, manque d’assainissement, concentration humaine etc. Conséquence : la ville est exposée à toutes sortes de maladies comme le paludisme, le choléra, la tuberculose. Pour ne citer que celles-ci.

S’agissant de la tuberculose, quatre morts ont été recensés au début du mois de mars dans cette localité de la banlieue dakaroise. Ce qui a poussé le ministre de la Santé et de la Prévention médicale ainsi que le Programme national de la lutte contre la tuberculose (Pnt) à organiser la journée mondiale de la lutte contre la tuberculose à Pikine, plus précisément au quartier Guinaw Rail Nord. A la place de la grande mosquée où se tenait la manifestation, il y avait une grande ambiance. Au milieu, flotte une banderole dans laquelle on peut lire « La tuberculose quelque part, c’est la tuberculose partout ». Un thème qui renseigne beaucoup sur la gravité de la maladie.

Vu leur mobilisation lors de cette journée, les populations semblent conscientes qu’elles vivent dans un environnement vulnérable. Ce que confirme, Mme Sougou, sage-femme habitant le quartier de Nguinaw rail Nord. De l’avis de la dame, « les maladies que rencontrent les populations du département de Pikine sont dûes essentiellement au manque d’hygiène et à la pauvreté. » La pauvreté, à en croire Mme Sougou, installée à côté de ses camarades qui tiennent une pancarte où est inscrite « les femmes de Guinaw Rail Nord soutiennent le Pnt », est le lit des maladies comme la tuberculose. En plus, argumente-t-elle, la tuberculose est une maladie honteuse que les populations ont tendance à cacher et ne viennent à l’hôpital que lorsque la maladie est dans un stade très avancé rendant la tâche des médecins très difficile se désole-t-elle.

« Je pense qu’au sortir de cette journée de sensibilisation, qu’il faut saluer, que les populations comprendront que la tuberculose est une maladie comme toutes les autres et que quand on est atteint, il faut se présenter très tôt à l’hôpital pour bénéficier des soins qui sont gratuits », affirme-t-elle. Plus loin, Mme Soukeyna Bâ estime que la présence de la tuberculose dans la zone de Pikine est due à la promiscuité des populations. Elle annonce qu’à Pikine, on peut trouver, dans une chambre de 3M2/3, on trouve 8 à 10 personnes ; ce qui favorise la multiplication des maladies surtout celles qui sont contagieuses.

Meilleure prévention

À cela s’ajoutent les ordures ménagères, les eaux usées faute d’assainissement. Pour sortir le département de cette situation et des maladies récurrentes qui la frappent, Mamadou Fall, médecin-chef du district sanitaire Yeumbeul demande aux autorités de déguerpir les gens, d’aérer et d’assainir les quartiers. Dr Fall a fustigé aussi la discrimination qui fait que dans certaines familles quand un des leurs est atteint de la tuberculose, il est rejeté par les autres membres de la famille. « Que cette discrimination cesse, ce n’est pas humain d’abandonner une personne malade. Il faut qu’on aide, les malades à se soigner en les orienter vers les centres de santé les plus proches.

Et ensuite les assister jusqu’à leur guérison », soutient-il. Au camp des sinistrés de Ganar situé à quelques mètres de la place de la Grande Mosquée, la situation est alarmante. Ici, les populations vivent sous les tentes dont certaines sont déchirées à cause de la vétusté. À l’intérieur sont logées 10 à 12 individus qui vivent dans une pauvreté absolue malgré les efforts de soutien fait par l’Etat pour les assister. Les femmes font la cuisine à l’air libre à la merci des microbes, des mouches et de la poussière. Ce que regrette Seydou Diop, l’un des responsables rencontré à la devanture du camp. Selon lui, au moins chaque année il y a une maladie qui fait des ravages. En 2005-2006 rappelle-t-il c’était le choléra et cette année c’est la tuberculose avec à la clé quatre morts. « Nous lançons un appel aux autorités pour qu’elles multiplient leur aide à l’endroit des sinistrés confrontés aux maladies dûes à la pauvreté et à la promiscuité ».

Eugène Kaly

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