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Lutte contre les faux médicaments au Sénégal : Serigne Mountakha et Macky interpelles - 23/10/2019 - Sud Quotidien - SénégalEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

25% des médicaments qui entrent en Afrique sont des faux. Au Sénégal, le cas de Touba avec ces nombreux dépôts pharmaceutiques inquiète les acteurs de la lutte qui interpellent l’Etat sur la situation. Mayine Ndiaye responsable des relations extérieures du Comité national sénégalais de lutte contre les faux médicaments et l’exercice illégal de la pharmacie, souligne que si le Khalife général des mourides venait à donner le ton pour l’interdiction de la vente de faux médicaments comme ce fut le cas avec les mèches et produits éclaircissants, la commercialisation allait cesser.

Même si, s’empresse-t-il de préciser, cette tâche ne revient pas à Sérigne Mountakha Mbacké mais plutôt au chef de l’Etat, Macky Sall. Mayine Ndiaye s’exprimait hier, mardi 22 octobre, lors de la 12ème université francophone sur la promotion de la santé.

La contrefaçon touche plus les médicaments antipaludéens, les antibiotiques et ont des conséquences désastreuses dans la vie de l’homme. Selon le Mayine Ndiaye qui s’exprimait hier, mardi 22 octobre, lors du panel sur la problématique des faux médicaments organisé par l’Ong Acdev, 25% des médicaments qui entrent en Afrique sont des faux. Il a ajouté qu’un médicament qui ne répond pas aux normes de conservation est aussi considéré comme un faux, même s’il provient d’industries pharmaceutiques reconnues.

« Le Sénégal enregistre une forte quantité de faux médicaments et le cas de Touba en est l’illustration parfaite ». Selon M. Ndiaye, Touba, la cité religieuse, a elle seule, totalise plus de 300 dépôts pharmaceutiques contre 50 pharmacies.

« Allez au niveau du centre de dialyse, vous allez constater que le nombre de personnes en dialyse a triplé, sinon quadruplé. La prise de faux médicaments en est la raison », a-t-il fait noter. Et de d’attester: « même si des personnes avancent l’entrée de faux médicaments dans les pharmacies, cette hypothèse n’est pas plausible car, aucune pharmacie ne peut faire entrée des médicaments dans le pays. Elles sont tenues de se ravitailler dans le circuit mis en place par le ministère de la santé et de l’action sociale du Sénégal ».

Aujourd’hui, lutter contre les faux médicaments revient selon la blouse blanche à tarir les sources d’approvisionnement. Sur ce point, il a déclaré: « les dépôts de pharmacies ne fabriquent pas les médicaments, ils sont importés. Et face à cette situation la douane et la gendarmerie doivent travailler à tarir les sources ». Mayine Ndiaye a aussi sollicité plus d’implication des religieux dans la lutte contre les faux médicaments dans la cité du mouridisme.

« Le Khalife général des mourides, s’il le veut aujourd’hui même, il n’y aura plus de dépôt de médicaments à Touba. Il a interdit la mèche à Touba et la communauté l’a adopté. Le président de la République est son interlocuteur et ils doivent se parler pour une solution définitive comme ce fut le cas à Darou Mousty où le guide religieux s’est levé pour interdire la vente de faux médicaments dans la localité ».

Les acteurs dans la lutte contre les faux médicaments comptent mettre l’accent sur la sensibilisation mais demandent aussi à l’Etat de signer la convention médicrime qui criminalise la vente de médicaments illicite. Selon le coordonnateur de l’ONG Acdev, le docteur Cheikh Tidiane Athié, l’Etat a engagé beaucoup de pistes dans l’éradication des faux médicaments, cependant le problème reste entier. « Beaucoup de cas de résistance sont notés dans le paludisme, la tuberculose et dans d’autres pathologies. Les médicaments de la rue sont partout, des antidouleurs, antibiotiques, anti-palu. La volonté politique est là, mais la sensibilisation s’impose pour amener les populations à se ravitailler dans les pharmacies », a fait savoir docteur Athié.

Denise ZAROUR MEDANG

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