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Prévention - SIDA et risques de contamination par la chirurgie : Les prescriptions du Pr Papa Salif Sow - 10/07/2007 - Le quotidien - SénégalEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

Outre les thèmes développés sur les cancers chez l’enfant, la conférence sur le thème «SIDA et chirurgie» a clôturé les 21ème journées du vendredi. Un thème animé par le professeur Papa Salif Sow du service des Maladies infectieuses du Centre hospitalier et universitaire de Fann. Après une brève et élogieuse présentation du conférencier par le Doyen de la Faculté de Médecine, de Pharmacie et d’Odonto-Stomatologie, Cheikh Saad-Bouh Boye, Pr Sow, qui est également membre du Comité des experts du VIH-SIDA de l’Oms, basé à Genève, a d’abord tenu à dresser un panorama du virus, responsable du SIDA.

Le VIH appartient à la famille des rétrovirus (…) il se transmet par voie sanguine (…), une fois dans l’organisme, il infecte les cellules, qui présentent à leur surface un récepteur spécifique, la molécule CD4 (…). Ces cellules cibles sont essentiellement les lymphocytes TCD4, qui coordonnent les réponses immunitaires face aux infections. Le virus se fixe sur ces récepteurs grâce à ses protéines de surface (…). C’est un virus très intelligent, qui déjoue tous les obstacles», a d’emblée expliqué Pr Salif Sow.
En Afrique subsaharienne, la situation est dramatique : entre 23,8 et 28,9 millions de personnes sont touchées, soit plus des deux tiers des cas de la planète, et près d’un million de cas de plus qu’en 2003. Les moyens de dépistage et de traitement y font défaut et les politiques de prévention sont difficiles à évaluer.

Toutefois, souligne Pr Sow, «avec l’arrivée des Anti-rétroviraux (Arv), en 1996, il y a une baisse significative de la mort». En effet, selon le professeur Sow, ces médicaments diminuent considérablement les charges virales et ainsi, maintiennent le sujet en vie le plus longtemps possible.

Revenant au thème «SIDA et chirurgie», Pr Papa Salif Sow évoque le risque de contamination par voie sanguine chez les professionnels de Santé, notamment par piqûre ou coupure avec du matériel contaminé. «L’affection intéresse, au plus haut point, les chirurgiens, qui sont en contact permanent avec le sang», avertit-il. Sous ce rapport, la prise immédiate de traitements anti-rétroviraux, après accident, semble faire chuter le risque de contamination. Toujours est-il que dans les blocs opératoires, les instruments de chirurgie dentaire et les aiguilles d’acupuncture doivent répondre aux normes standard, prodigue le conférencier à ses «collègues».

La stérilisation systématique après chaque utilisation ou l’emploi de matériel à usage unique supprime tout risque de contamination, selon le chef du service des Maladies infectieuses de l’hôpital Fann. Qui poursuit que dans les interventions, la confidentialité doit être de mise au bloc. Il faut, également, avertir l’équipe soignante, de l’avis du Pr Sow, surtout en cas d’opération. L’utilisation de doubles paires de gants est conseillée, en plus d’une bonne protection oculaire et de l’utilisation renforcée des casques.

Enfin, note le Papa Salif Sow, le test de dépistage du VIH est conseillé à toute personne ayant été confrontée à une situation à risque, mais précise-t-il : «Le test de dépistage n’est pas obligatoire à titre individuel, et ne peut, en aucun cas, être réalisé sans l’accord du patient», à l’exception des dons de sang, d’organes, de tissus, de cellules, de sperme ou d’ovule et de lait, pour lesquels il est systématique et obligatoire.

Aly FALL

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