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Sedhiou/ Accès et promotion de la santé communautaire - 07/07/2007 - Sud Quotidien - SénégalEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

La pérennisation des acquis, principales préoccupations des acteurs de la santé. L’accès à une santé de qualité et en temps réel se pose toujours avec acuité dans la région naturelle de Casamance du fait de l’enclavement maladif dont souffrent presque toutes ses localités. Cette situation est corsée par le piètre état des routes inexistantes par endroits, de la présence de multiples cours d’eau dont la navigabilité relève d’une véritable gageure, de la densité des forêts aux arbres de cimes jointives et surtout du conflit armé qui a fortement déstructuré les zones frontalières en particulier.

C’est partant de la lecture de ce tableau très peu enviable que les districts sanitaires de Sédhiou et de Goudomp, de concert avec leurs partenaires que sont le Procas/Secuali (Programme d’appui au développement socio-économique pour la paix en Casamance) de la coopération allemande et l’ONG Enfance et Paix ont initié des stratégies à base communautaire visant à promouvoir la santé dans des zones d’accès difficile.

Or, l’intervention des pouvoirs centraux dans la prise en médicale dans ces zones reste est très restrictive dans la mesure où elle se limite en gros aux postes de santé, ultimes mailles du chaînon qui ceinture le schéma global de la pyramide sanitaire du Sénégal. Et comme le dira sans fioritures Abdoulaye Coly, le responsable du volet Education pour la santé au centre de santé de Sédhiou, « beaucoup de populations des zones reculées sont laissées en rade alors qu’elles ont un plein droit à la santé, une santé de qualité.

C’est pourquoi nous avons initié cette stratégie à base communautaire pour faire bénéficier toutes ces personnes qui sont dans le besoin ». Et le responsable de renchérir : « L’approche consiste à former des personnes des localités concernées dans le domaine de la prise en charge des malades tout au moins pour les soins de santé primaire. Ce sont des agents suffisamment outillés pour administrer les premières interventions et référer au besoin le patient vers les grands centres de santé ».

Un partenariat qui date

Dans ce même sillage, Mamadou Lamarana Bâ, assistant thématique au Procas/Secuali fait remarquer que « l’appui de la coopération allemande au district sanitaire de Sédhiou date de longtemps. Car nous avons toujours été aux côtés des populations depuis l’existence du projet Fankanta (prévention en Mandeng) qui intervenait dans la santé publique à travers la promotion de la santé de la reproduction notamment la lutte contre les maladies sexuellement transmissibles, le SIDA et la promotion de la planification familiale. En 2004, Fankanta est supplée par le procas/Sécuali et continue à travers cette coopération allemande à appuyer ce district en rapport avec la région médicale de Kolda dans la gestion des problèmes de santé des populations ». Revenant sur l’impact direct de ces interventions sur le vécu quotidien des populations de la région Sud, Abdoulaye Massaly, le responsable du volet suivi- évaluation de l’ONG Enfance et Paix basée à Sédhiou s’est voulu très optimiste : « C’est depuis 2002 que nous avons mis ce système en place et aujourd’hui nous nous rendons compte qu’il a donné les résultats escomptés parce qu’il a pu contribuer à relever de façon qualitative et substantielle les indicateurs des districts et à impliquer des populations dans la prise en charge de leurs problèmes de santé ».

La formation des comités de gestion, un pari sur la pérennisation des acquis !

Une autre bataille à gagner est la pérennisation des acquis des notions de prise en charge des patients en zone déshéritée. Cette option a le mérite de responsabiliser davantage les populations bénéficiaires à veiller sur leur propre sort. C’est vraiment s’inscrire dans la postérité, a déclaré par ailleurs Abdoulaye Coly. Avant de préciser : « L’objectif est que cette activité qui a été initiée et accompagnée avec autant de financements ne tombe pas à l’eau. Mais nous tenons à ce que cela soit profitable à la population et nous avons vu que le seul créneau est que les collectivités locales arrivent à s’approprier les notions de façon pérenne à travers une formation que nous avons sollicitée auprès de Procas/Secuali pour vraiment réussir à s’inscrire dans la postérité au regard du caractère humanitaire et humaniste que cela procure » a-t-il souligné avec force.

Par Moussa Dramé

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