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Dr Djibril Ndaw, cancérologue – "Au Sénégal, la mortalité du cancer du foie est de l'ordre de 50 à 70 %" - 15/10/2007 - Walfadjri - SénégalEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

Les médecins ont une grande part de responsabilité dans les failles notées dans le système médical du pays. L'avis est du cancérologue médical et hématologiste, le Dr Djibril Ndaw. Au cours de l'entretien qu'il nous a accordé, celui qui est l'un des rares spécialistes de la maladie du cancer, dénonce l'attitude de ses confrères qui officient aussi bien dans les structures publiques que privées. Une situation qui, selon lui, freine leur engagement au niveau des hôpitaux. Le Dr Ndaw est, en outre, revenu sur la situation du cancer au Sénégal.

Une situation marquée par l'absence de spécialistes, faisant que l'on a du mal à réussir dans la lutte contre la maladie. Par ailleurs, le cancérologue médical et hématologiste a accepté de nous parler de ses difficultés à se réinsérer dans le système médical de son pays alors que l'Arabie Saoudite où il a officié, pendant plusieurs années, continue à lui faire les yeux doux.
S'il s'obstine à ne pas répondre à ces sollicitations, c'est, explique-t-il, pour répondre à l'appel du chef de l'Etat contre la fuite des cerveaux, mais également pour servir son pays qui n'a que deux cancérologues de formation (dont le Dr Ndaw) pour ses 10 millions d'habitants. Entretien.

Quel est le profil épidémiologique du cancer au Sénégal ?
Plutôt que de parler du profil épidémiologique du cancer au Sénégal, il est important de parler du profil épidémiologique des cancers en Afrique qui est, à peu près, le même partout. C'est le profil des pays sous-développés. Malheureusement, l'enregistrement des cas de cancers ne permet pas d'avoir un profil exact.
Mais, ce que l'on peut globalement dire est que ce profil n'est pas trop différent du profil des cancers développés. Cela veut dire que les cancers les plus fréquents en Afrique sont particulièrement le cancer primitif du foie (Cpf), les cancers du sein et du col utérin chez la femme. L'intérêt du cancer du col, c'est que c'est un cancer principalement dû à des virus et, aujourd'hui, nous avons une vaccination contre ce cancer. Chez l'homme, nous avons surtout le cancer de la prostate qui est la première cause de cancer. De plus en plus, nous avons aussi le cancer du poumon, lié au tabagisme. Il faut savoir qu'il y a quelque 3 500 produits chimiques dans le tabac et qu'une trentaine de ces produits est connue comme cancérigène.
Voilà, globalement, le profil épidémiologique du cancer en Afrique et c'est le même profil au Sénégal. Mais, je voudrais surtout insister sur le cancer primitif du foie dont la mortalité est très élevée dans certains pays d'Afrique, en particulier par exemple au Mozambique où elle atteint 120 pour 100 000 habitants.

Et au Sénégal ?
Au Sénégal, elle est de l'ordre de 50 à 70 %. C'est énorme. Mais aujourd'hui, nous avons une arme très efficace contre le cancer primitif du foie qui est provoqué par deux types de virus : le virus de l'hépatite C et le virus de l'hépatite B. Et en particulier l'hépatite B dont on a, aujourd'hui, une vaccination qui permet de prévenir, très efficacement, ce type de cancer.

Et y a-t-il un âge propice pour avoir le cancer ?
Tous les âges sont concernés par le cancer. Mais, de plus en plus, nous recrutons les cancers à un âge avancé, c'est-à-dire à partir de 60 ans. Ce qui est dû à la longévité de la vie et à l'exposition des facteurs environnementaux qui sont principalement à la cause des cancers. Parmi les causes des cancers, il faut distinguer quatre facteurs principaux. Nous avons les causes virales que l'on peut prévenir. Il y a également des causes environnementales que l'on peut prévenir, mais le gros problème, aujourd'hui, c'est le réchauffement planétaire.
Nous avons aussi les cancers chimiques, des cancers dus aux radiations et enfin nous avons les cancers dus, de manière intrinsèque, c'est-à-dire venant de l'organisme lui-même et que l'on appelle les cancers génétiquement déterminés. Par exemple, nous savons que dans 5 % des cancers du sein, c'est des facteurs génétiques et que toute femme porteuse de ces facteurs a pratiquement 100 % de risques de faire un cancer du sein.

Quel est l'état des lieux des cancers au Sénégal ?
C'est vrai que je suis un des rares dans le traitement du cancer. Je suis cancérologue médical par formation, diplômé de l'école de Paris. C'est vrai que je me suis absenté pendant une dizaine d'années (un séjour assez long en Arabie Saoudite). Mais n'empêche que j'étais tenu informé de l'évolution de la situation. Très globalement, la situation du cancer au Sénégal est préoccupante pour la bonne et simple raison que, très longtemps, la lutte contre le cancer au Sénégal n'a pas bénéficié d'une logistique spécialisée. C'était, principalement, l'Institut du cancer de l'hôpital Aristide Le Dantec qui était chargé de coordonner cette lutte contre le cancer.

Elh Saidou Nourou Dia

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