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Croisade contre la mortalité maternelle et infantile : La maison médicale de Wassadou joue sa partition - 04/12/2007 - Sud Quotidien - SénégalEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

Inaugurée il y a seulement deux saisons par le chef de l’Etat, la maison médicale Pierre Fabre de Wassadou, située à quelque 65 km de Tambacounda, est parvenue à se hisser dans le concert des structures de santé ou autres organisations de la société civile ONG qui jouent pleinement leur partition dans la croisade contre la mortalité maternelle et infanto-juvénile dans les communautés rurales de Dialacoto et Missira. Le seul hic est le terrible niveau d’enclavement interne des dites localités et peut être les conditions d’accès au dit établissement hors de portée des populations.

C’est le Président Abdoulaye Wade en personne accompagné de Mr Philippe Douste Blazy, ancien ministre français en charge des affaires étrangères, qui a le 30 novembre 2005 procédé à l’inauguration de la maison médicale Pierre Fabre de Wassadou, une somptueuse structure offerte comme cadeau aux populations laborieuses de la communauté rurale de Dialacoto par l’association « Kinkéliba », et aujourd’hui, ses services sont étendus aux habitants de la communauté rurale de Missira. La maison médicale de Wassadou a coûté plus de 300 millions de nos francs et les investissements continuent à offrir aux populations tous les services spéciaux possibles. Aujourd’hui, il est indubitable que l’établissement de santé avec ses services ultra modernes de médecine générale où officie un personnel médical très accueillant. Au service de la maternité par exemple, deux sages-femmes d’Etat ont accepté de surveiller comme du lait sur le feu la santé de la reproduction des braves femmes et jeunes filles, constituant ainsi un maillon indispensable dans la lutte pour la survie de la mère et l’enfant.

En effet, dans le Tanda, communauté rurale de Dialacoto et environs, les mariages, grossesses et la sexualité précoces sont devenus effrayants. Il est fréquent de voir une fillette de douze ans tomber enceinte et au moment de sa première consultation prénatale sur conseil bien entendu de l’une des sages-femmes, l’on se rend compte que le bassin même de la jeune fille n’a pas fini de se constituer .Si l’on en croit mademoiselle Anne Marie Sène, l’une des sages-femmes en poste à la maison médicale, « les grossesses et mariages précoces sont devenus monnaie courante dans la zone et il arrive que je réfère des cas très compliqués au centre hospitalier régional de Tambacounda et assure après le suivi » .Pour davantage sensibiliser les populations sur ces questions, les responsables de la maison médicale tiennent tous les ans un imposant cross de masse durant lequel toutes les couches de la population sont invitées pour qu’après les activités classiques de sports, des débats soient organisés avec des spécialistes .Cette année, il a beaucoup été question de mariages et grossesses précoces comme facteurs de mortalité maternelle et de maladies comme les fistules obstétricales.

Entre changements de comportements et contraintes

Le changement de comportements depuis l’ouverture des portes de la maison médicale est visible .Les femmes s’empressent à fréquenter la structure de santé pour des consultations pré et post natales et elles développent des réflexes pour rallier l’établissement de santé dès l’apparition des premiers signes du paludisme, les hommes et les enfants commencent aussi à prêter davantage attention à leur santé bucco dentaire. Seulement, il y a quelques petites difficultés notées par la directrice de la maison médicale. Pour le Dr Constance Mbengue « l’accès a bon nombre de zones pose énormément problème, surtout en période hivernale .Nous avons initié une stratégie avancée mais Dieu sait que l’état des pistes ne nous rend pas la tâche facile ».

S’agissant des contraintes d’ordre financier qui font que certains patients hésitent à fréquenter la maison médicale parce que les prix pratiqués sont jugés très coûteux (1500 f le ticket de consultation), le Dr Constance Mbengue rétorquera »qu’une forme de mutualisation va bientôt voir le jour et elle permettra de pallier ce fait. Pour ce qui est des médicaments, nous avons aussi les produits de l’IB ». La maison médicale compte davantage offrir aux populations des services spécialisés comme la radiologie ou la pédiatrie pour leur éviter de parcourir des distances impossibles en faisant le choix d’aller à Tambacounda. La maison médicale Pierre Fabre de Wassadou fait son petit bonhomme de chemin, il est important que les plus hautes autorités s’en rendent compte et puissent à leur tour apporter leur concours surtout dans la perspective de la mutualisation qui est à coup sûr une aubaine pour les populations.

Par Boubacar TAMBA

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