Santé tropicale au Sénégal - Le guide de la médecine et de la santé au Sénégal


Médecine d'Afrique Noire - Première revue médicale internationale panafricaine francophone - Plus d'informations


LE KIOSQUE APIDPM

Les numéros disponibles :

Médecine d'Afrique Noire
Octobre 2018
Consulter la revue

Médecine du Maghreb
Juillet/Août 2018
Consulter la revue

Odonto-Stomatologie Tropicale
Septembre 2018
Consulter la revue


Soyez informés avant tout le monde !


logo_fb

logo_twitter


NEWSLETTER

Restez informés : recevez, chaque mercredi, la lettre d'informations de Santé tropicale.

Inscriptions et désinscriptions

Accueil > Santé tropicale au Sénégal > Revue de presse

Revue de presse

Accidents vasculaires cérébraux (A.V.C) : 50% des malades perdent la vie - 22/01/2008 - Sud Quotidien - SénégalEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

De nombreux Sénégalais sont chaque jour victimes d’accidents vasculaires cérébraux (Avc). Et la plupart des victimes ignorent les causes de leur maladie. Cette grande tueuse silencieuse qui, en même temps, met à plat l’économie de toute une famille sans que le malade ne retrouve sa santé, laisse également des séquelles traumatisantes. Ils sont aujourd’hui des milliers de personnes à porter sans le savoir le symptôme d’un tel malaise. Mais rares sont ceux qui le savent. Et pour cause. C’est pour conjurer le sort, que le Professeur Fatou Sène Diouf du service neurologie de l’hôpital Fann a décidé de tirer la sonnette d’alarme sur la gravité des accidents devenus fréquents chez les sujets âgés et plus jeunes. Selon elle, s’il n’y a pas une prise en charge rapide et correcte immédiatement après le déclenchement de la maladie, toutes les cellules atteintes par la pathologie deviennent irrécupérables. Les Avc deviennent ainsi une des maladies qui tuent le plus au Sénégal confirme la spécialiste dans cet entretien.

Qu’est ce qui est la cause des A.V.C ?

On peut scinder les A.V.C en deux groupes. Il s’agit d’Avc ischémiques et hémorragique. Ces deux partagent les mêmes causes. Pour les A.V.C ischémiques, les principales causes sont constituées d’athérosclérose et les maladies cardiaques. L’athérosclérose est le dépôt de graisse (les lipides) au niveau de la paroi des vaisseaux. C’est dans ce cas qu’intervient l’alimentation et le mode de vie. Il est favorisé par la sédentarité, une mauvaise alimentation (comme la viande rouge, le lait entier, le beurre et le fromage). Tout comme le tabagisme, l’alcoolisme, la prise de pilules chez les femmes. Parmi d’autres facteurs, il y a le diabète et l’hypertension artérielle qui est un principal facteur de risque. La prise de poids aussi est un signe de l’athérosclérose. La deuxième cause, ce sont les maladies cardiaques. Dans nos régions, les infections d’angines à répétition mal soignées peuvent évoluer vers les maladies cardiaques touchant les valvules, et ces maladies cardiaques évoluent vers un accident ischémique célébral. L’hypertension artérielle (Hta) peut entraîner des troubles de rythme cardiaque. En ce qui concerne les accidents hémorragiques ils sont liés à une mal formation vasculaire ou bien à une augmentation brutale de l’HTA sévère entraîne une fragilisation des petits vaisseaux du cerveau qui peuvent se rompre brutalement.

Pourquoi le phénomène a tendance à prendre de l’ampleur ? Et quelle est la fréquence au niveau national ?

C’est le plus grand problème, car nous n’avons pas de statistiques nationales. Nous ne détenons que des statistiques hospitalières qui révèlent que les Avc représentent le 1/3 de l’ensemble des hospitalisations dans le service de Neurologie. Ils représentent également les 2/3 de la mortalité du même service. On meurt plus des Avc que les autres maladies neurologiques.

Qu’est-ce qui est à l’origine du déclenchement brutal des A.V.C ?

Le déclenchement brutal de la maladie est lié à une interruption brutale de la circulation sanguine au niveau des vaisseaux du cerveau ou des vaisseaux à destination cérébrale.

Quels dispositifs faut-il prendre pour une meilleure prise en charge des malades qui sont le plus souvent rejetés par les hôpitaux ?

Il faut une organisation des filières de prise en charge des patients victimes d’AVC. C’est-à-dire que cela doit commencer par la base. Ce qui est important d’abord c’est d’informer et d’éduquer les populations pour qu’elles connaissent les signes d’alertes (perte de langage, perte de l’usage d’un bras ou de la jambe ou bien perte brutale de la vision). Tout cela doit pousser les gens à aller immédiatement vers les l’hôpitaux. Le deuxième conseil c’est de former le personnel médical et paramédical pour qu’il puisse s’occuper correctement des patients dans toutes les structures sanitaires du pays.
Les moyens de transports dont des ambulances médicalisées doivent être disponibles avec un personnel bien formé pour la prise en charge des AVC. D’où il y a également nécessité de créer des unités d’urgence neurologique vasculaire fonctionnant 24h/24. Dans ces unités, il doit y avoir en permanence un neurologue, un urgentiste réanimanteur et un cardioloque. Mais au Sénégal il n’y a pas encore d’unité d’urgence neuro vasculaire destinée à la prise en charge des AVCS avant l’évolution irréversible qui n’est que d’une durée maximale de 3 heures de temps. Un temps au-delà duquel le malade devient irrécupérable. Autrement dit, les patients doivent être pris en charge avant la 3ème heure du déclenchement de la maladie dans une unité d’urgence. Il doit y avoir donc une chaîne de dispositif pour la prise en charge des malades : unités d’urgence, mode de transport assez spécial avant la prise en charge normale.

Quel est le taux de mortalité pour cause d’A.V.C ?

Sur 178 patients hospitaliers pour cause d’AVC, le taux de mortalité est estimé à 28% le premier mois. Au bout d’un an, le taux peut atteindre 50%. Ce qui explique la gravité des AVC

Comment prévenir les A.V.C ?

Prévenir les A.V.C suppose une prise en charge correcte des maladies chroniques telles que l’hypertension et le diabète. Mais aussi accepter de modifier le mode de vie.

Quelles sont les autres recommandations ?

Il faut manger plus de légumes, de fruits, éviter la viande rouge (mouton, bœuf), privilégier les volailles. Il faut éviter la surcharge pondérale surtout chez les femmes et faire du sport ou une marche de 30 à 45 mn trois fois par semaine. Éviter également les aliments salés de préférence un régime hyposodé en diminuant le sel le soir. Il faut également éviter le tabac et l’alcool.

Par Cheikh Tidiane MBENGUE

Lire l'article original

Plus d'articles Sénégalais - Plus d'articles panafricains


Une question ? Une remarque ? Contactez-nous ?

SénégalSanté tropicale au Sénégal
Le guide de la médecine et de la santé au Sénégal


CARTE DU SITE




Connaissez-vous tous les sites web médicaux édités par APIDPM ?

Médecine d'Afrique noire électroniqueMédecine du Maghreb électroniqueOdonto-Stomatologie électronique


Valid XHTML 1.0 Strict CSS Valide !