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Dr Madicke Diagne, chef de la division du contrôle à la direction des pharmacies : « Il nous faut une indépendance thérapeutique avec nos usines de fabrication de médicaments » - 09/02/2008 - Le soleil - SénégalEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

L’insuffisance des inspecteurs pharmaciens complique le contrôle des médicaments. C’est ce qu’a révélé le chef de la division du contrôle administratif des médicaments à la direction des Pharmacies et du Laboratoire national, le docteur Madické Diagne. Au cours de cet entretien, il a dégagé les solutions pour lutter contre le marché illicite. Pour ce dernier, il faut organiser des séances concertées de retrait des médicaments des circuits illicites. Au cours de l’entretien, il a défendu la nécessité pour le Sénégal de disposer de plus d’usines de fabrication.

Un atelier de formation aux bonnes pratiques de fabrication de médicaments, à quoi sert un tel atelier pour les pays africains où plus de 80% des médicaments ou produits pharmaceutiques sont importés ?

C’est un atelier assez important pour nos pays dans la mesure où 20% des médicaments sont fabriqués localement et il faut au moins que l’on puisse s’assurer que ces 20% sont fabriqués selon les bonnes pratiques de fabrication. C’est ce qui va nous permettre de nous assurer de la qualité finale du produit qui est fabriqué.
On ne doit pas pendre des risques de mettre à la disposition des populations des médicaments qui ne sont pas contrôlés ni amont ni en aval. Pour les produits pharmaceutiques importés nous exigeons des certificats de contrôle qui prouvent que les produits sont fabriqués au niveau de leurs pays d’origines selon les bonnes pratiques de fabrication et que les inspections sont faites régulièrement par les autorités des pays où ces produits atterrissent pour être consommés par les populations.

Au Sénégal, il y a encore des médicaments de mauvaise qualité qui circulent et qui sont vendus sur nos marchés et même dans certaines grandes artères des capitales régionales, malgré les sensibilisations des autorités sanitaires.

Concrètement, quelles sont les mesures prises pour arrêter ces pratiques ?

Il faut savoir que ce n’est qu’au niveau de la direction de la Pharmacie, que les produits pharmaceutiques, qui sont dans le circuit licite, suivent des contrôles très stricts et c’est ce qui nous permet d’assurer la qualité de ces produits. C’est pour cela même que l’on demande aux populations de ne pas s’approvisionner au sein de ces marchés illicites où la qualité est vraiment douteuse. Maintenant, ce qu’il y a lieu de faire, c’est d’organiser des séances de retrait de ces produits mais cela ne se fera pas seulement avec la direction de la Pharmacie, mais en collaboration avec les autres secteurs que sont la Douane, la Gendarmerie, la Police.
Car c’est seulement en menant une lutte concertée qu’on pourra mettre un terme à ce phénomène, en éradiquant définitivement ce mal dans nos pays.

Au Sénégal, qu’est-ce que l’Etat fait pour faciliter et encourager la production locale des médicaments, si l’on sait que les taxes sont encore élevées et que le marché est toujours occupé par les fabricants internationaux ?

C’est vrai qu’au niveau du Sénégal, les initiatives de l’Etat pour la fabrication locale des médicaments ne sont pas encourageantes. Les gens ne sont pas assez informés sur les possibilités de mettre sur place des sociétés de fabrication des médicaments, parce que c’est souvent les multinationales qui créent des usines. Mais nous n’avons pas encore vu d’autres à part « Vol d’Afrique », une société typiquement sénégalaise de production de produits pharmaceutiques.
Ce n’est pas normal et on doit y remédier au plus vite parce qu’il nous faut l’indépendance thérapeutique et cela ne pourra se faire qu’avec nos propres usines de production.

Qu’est-ce que l’on peut espérer des pharmaciens inspecteurs sénégalais qui participent à cet atelier de formation de bonnes pratiques des produits pharmaceutiques ?

Cet atelier est avant tout un renforcement de capacités parce qu’au Sénégal, nous avons eu à former plusieurs dizaines de pharmaciens sénégalais dont certains sont partis. Actuellement, nous ne sommes que trois à la direction de la Pharmacie, il y a une qui n’est pas pharmacienne qui participe à cet atelier. Donc, cela va être une formation de mise à niveau d’abord et il faut penser à ce que l’Etat redémarre la coopération que nous avions avec le Maroc qui a permis la formation de 700 pharmaciens inspecteurs sénégalais. Mais depuis un certain temps, cette coopération n’est pas dynamique et cela se ressent depuis 2002. Il y a un pharmacien inspecteur qui a été formé depuis lors, ce qui fait que nous avons un déficit parce qu’actuellement, nous ne sommes que trois pharmaciens inspecteurs pour tout le Sénégal et qui sont tous à la direction de la Pharmacie à Dakar. Donc, c’est un déficit criant, nous avons fait une demande mais il parait qu’il y a un protocole que l’Organisation mondiale de la santé (Oms) veut faire avec l’Université de Dakar dans le cadre d’une formation rapide ; je pense que c’est sur un mois et qui va permettre d’initier les pharmaciens à l’inspection et à partir de cette formation, ces pharmaciens vont recevoir des attestations.
Je crois qu’ils auront assez de rudiments pour pouvoir mener leurs inspections correctement, parce que nous avons une formation supplémentaire d’une année après notre Doctorat pour pouvoir être des inspecteurs pharmaciens.

Quelles sont les difficultés que les pharmaciens inspecteurs sénégalais rencontrent ?

Le véritable problème des pharmaciens sénégalais, aujourd’hui, est le marché illicite qui prend une part du marché des produits pharmaceutiques. A cela s’ajoute l’effectif insignifiant des pharmaciens inspecteurs. Cela pose problème. Car, il faut augmenter le nombre des pharmaciens inspecteurs et à partir de ce moment, la relation serait beaucoup plus intéressante.

Ces inspecteurs auraient la possibilité de transmettre leurs rapports au procureur de la République pour que des actions immédiates puissent être menées, au lieu que cala continue de passer par des procédures administratives notamment la direction et le ministère de la Santé et la Prévention avant d’atterrir au procureur de la République.

Propos recueillis par E. KALY

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