Santé tropicale au Sénégal - Le guide de la médecine et de la santé au Sénégal


Le Dictionnaire Internet Africain des Médicaments (DIAM)


LE KIOSQUE APIDPM

Les numéros disponibles :

Médecine d'Afrique Noire
Août/Septembre 2018
Consulter la revue

Médecine du Maghreb
Juillet/Août 2018
Consulter la revue

Odonto-Stomatologie Tropicale
Septembre 2018
Consulter la revue


Soyez informés avant tout le monde !


logo_fb

logo_twitter


NEWSLETTER

Restez informés : recevez, chaque mercredi, la lettre d'informations de Santé tropicale.

Inscriptions et désinscriptions

Accueil > Santé tropicale au Sénégal > Revue de presse

Revue de presse

Malnutrition maternelle et infantile : une priorité à prendre en compte par les Etats - 19/02/2008 - Le soleil - SénégalEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

Dans le plaidoyer pour une meilleure prise en charge des questions de malnutrition dans le monde, le lancement officiel de la série d’articles par « The Lancet », un magazine spécialisé dans les questions médicales, a servi de base pour lancer le débat sur les mesures à prendre pour faire de la malnutrition une priorité au sein des politiques des Etats de la planète. La malnutrition maternelle et infantile a été le thème de la visioconférence organisée hier à l’Ecole Nationale de l’Administration (ENA) et présidée par le ministre de la Santé et de la Prévention médicale, qui a été suivie par plusieurs pays dont le Bénin, la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso et la Mauritanie.

Cette manifestation entre dans le cadre du lancement d’une série d’articles du journal médical « The Lancet » portant sur la mortalité maternelle et infantile et dont le but est d’aider les différents acteurs à mener le plaidoyer pour faire de la lutte contre la malnutrition une priorité au sein des gouvernements, mais aussi pour une synergie et une harmonisation des interventions.

Mme le ministre de la Santé Safiatou Thiam a saisi l’occasion qui, note-t-elle, est une reconnaissance du leadership du Sénégal dans cette lutte contre la malnutrition, pour exposer les différents programmes et politiques menés au Sénégal. Une histoire sur la nutrition marquée selon elle par trois grandes périodes. Une période appelée « période de l’approche technologique » avec un accent mis sur l’alimentation des populations par la valorisation des produits locaux, notamment avec la création de l’Institut de technologie alimentaire.

La seconde période a été celle de la « gestion des crises (1970-2000) avec, selon toujours Mme le ministre de la Santé, la mise en place du Programme de protection nutritionnelle et sanitaire (Ppns) et ensuite la dévaluation du Fcfa et ses effets sur la détérioration de la situation nutritionnelle des populations, avec la mise en place du Projet de nutrition communautaire (Pnc).

Enfin, la dernière période dite de « l’approche proactive qui a commencé en 2000 et qui est caractérisée par l’existence d’une vision, d’une politique de nutrition et des grands programmes tels que le Programme de renforcement de la nutrition et les différents programmes contre les carences en micronutriments.
Un effort qui est le fait, selon Mme le ministre, d’un engagement clair des autorités et de l’appui constant des partenaires. Néanmoins, malgré cette place de leadership, le Sénégal est toujours dans le cercle vicieux « malnutrition-maladie » et « maladie-malnutrition » avec une prévalence de 17 %.
Le Dr Saul Morris, l’auteur de la série des articles, a pour sa part fait une synthèse des différents thèmes abordés dans les cinq articles rédigés sur la problématique de la malnutrition maternelle et infantile.

Outre le bilan, les effets à long terme durant la grossesse et des deux premières années de la vie de l’enfant, le Dr Saul a sélectionné 45 interventions dans le cadre de la lutte contre la malnutrition, qui pourraient à terme réduire les effets néfastes de la malnutrition.
Aujourd’hui, 3,5 millions de décès sont enregistrés pour cause de malnutrition ; 80 % des enfants malnutris habitent dans une vingtaine de pays de la planète dont l’Afrique et l’Asie du Sud.

Pour ce dernier, il va falloir que la malnutrition soit une priorité nationale au sein des Etats et qu’une reformulation des structures et de nouveaux objectifs permette d’harmoniser les actions.
Le Dr Ismaël Thiam, de l’organisation ouest-africaine de la Santé, M. Banda Ndiaye, au nom des organisations de la Société civile, Mustapha Darboes du Programme alimentaire mondial et Mme Eva Jarawan de la Banque mondiale, ont tour à tour noté la nécessité de faire un plaidoyer au sein des Etats pour une meilleure prise en charge des questions liées à la malnutrition et pour une synergie des actions.

Il s’agit de plaider pour une volonté et un engagement politique des Etats ; de procéder à des interventions efficaces ; d’agir à grande échelle et équitablement ; assurer une gestion basée sur les résultats ; renforcer les capacités opérationnelles et stratégiques ; des défis qui sont énormes et non insurmontables.

Babacar Bachir SANE

Lire l'article original

Plus d'articles Sénégalais - Plus d'articles panafricains


Une question ? Une remarque ? Contactez-nous ?

SénégalSanté tropicale au Sénégal
Le guide de la médecine et de la santé au Sénégal


CARTE DU SITE




Connaissez-vous tous les sites web médicaux édités par APIDPM ?

Médecine d'Afrique noire électroniqueMédecine du Maghreb électroniqueOdonto-Stomatologie électronique


Valid XHTML 1.0 Strict CSS Valide !