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Mbour/Lutte contre la tuberculose ; De la nécessité du dépistage au refus de la stigmatisation - 07/04/2008 - Sud Quotidien - SénégalEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

La lutte contre la tuberculose a fait l’objet d’une attention particulière au cours du week-end à Mbour. Les responsables de l’institut supérieur des sciences paramédicales de l’antenne de Mbour ont organisé en effet un forum afférent à la thématique. L’un des animateurs Ibrahima Bodian, chargé de l’Education pour la santé du district sanitaire de Mbour a axé sa communication sur la nécessité du dépistage, condition de base à la prise en charge du malade. Autre point focal du forum : la lutte contre la stigmatisation des tuberculeux.

A l’entame de son exposé, Ibrahima Bodian a ainsi fortement regretté que les malades de la tuberculose soient encore de nos jours isolés, esseulés et fuis par certains de leurs proches. Conséquence fâcheuse d’une telle stigmatisation : beaucoup de malades tombent dans le désespoir et la déprime et guérissent difficilement. Pour lui, la pertinence du thème débattu à Mbour, lors du forum, se résume à l’importance de l’évolution de la tuberculose qui est là avec nous. Des statistiques révèlent dans le monde qu’un milliard sept cent mille personnes sont touchées par la tuberculose.

En moyenne, dix millions de personnes atteintes viennent annuellement grossir le lot des tuberculeux. Deux à trois millions en meurent chaque année aussi. Principales victimes : les pays du Tiers monde qui enregistrent 98 % du ratio mondial des décés des suites de la tuberculose. Au niveau du Sénégal, le chargé de l’Education pour la santé a démontré que la tuberculose évolue pour le nombre de personnes infectées.

De 1999 à 2006, les tuberculeux sont ainsi passés de 8000 cas pour atteindre 10 000. Pour M. Bodian, seul le dépistage reste toutefois la voie indiquée pour mieux combattre la tuberculose. D’autant qu’il ouvre la porte à une prise en charge rapide et contribue à freiner la chaîne de contamination. Le responsable a tenu aussi à préciser que de nos jours la tuberculose cohabite souvent chez certains malades avec le VIH/Sida. Il a rappelé également que des porteurs sains du bacille de Koch, sur la base d’une résistance organique, peuvent ne pas développer la maladie. La tranche d’âge comprise entre 15 et 54 ans est particulièrement touchée par la tuberculose.

Ceci pour lui constitue un manque à gagner énorme sur le plan économique. A côté du manque de productivité, il y a le laxisme avec comme conséquence, un absentéisme marqué au travail. Car c’est une tranche d’âge active et productive. Dans son intervention, M. Bodian a aussi évoqué la féminisation de la tuberculose. Les femmes représentent 70 à 80% des cas de tuberculose.

Le chargé de l’éducation pour la santé du district sanitaire de Mbour a rappelé aux élèves de l’Isem que la tuberculose est contagieuse. Il a mis en relief les modes de contamination. Pour lui, il faut prendre en compte la voie aérienne. Les bacilles de Koch entrent dans les poumons à partir de cette voie et favorisent le développement de la tuberculose pulmonaire, une forme parmi d’autres de cette maladie. Au niveau des facteurs qui facilitent la transmission et la diffusion de la tuberculose, on note la rougeole, l’alcoolisme et la promiscuité. De même que la malnutrition qui reste un facteur favorisant le développement de la maladie. Sur les symptômes de la maladie ou ses signes évocateurs, le chargé de l’éducation pour la santé du district sanitaire de Mbour a cité les toux persistantes de plus de quinze ou vingt et un jours, des crachats accompagnés de sang, une fatigue quasi permanente et un amaigrissement accompagné d’un manque d’appétit.
Enfin, faire disparaître la tuberculose à l’horizon 2015 n’est pas impossible M. Bodian.

Et de demander à ce qu’on privilégie la sensibilisation et la livraison des informations utiles sur la maladie comme de continuer la vaccination des jeunes. En plus, il a insisté sur une prise en charge continue des malades jusqu’à la guérison totale .A l’en croire, le tuberculeux mal soigné ou qui s’amuse à rompre son traitement reste un danger permanent pour son entourage.

Par Samba Niébé BA

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