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Borréliose et paludisme : attention au traitement de ces deux pathologies assimilables - 23/04/2008 - Walfadjri - SénégalEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

La borréliose et le paludisme sont deux maladies assimilables et elles font souvent l’objet de confusion dans la prise en charge parce qu’elles présentent les mêmes manifestations, à savoir les céphalées, les courbatures, l’assémie… D’où l’intérêt pour les médecins des localités où la pluviométrie est inférieure à 700 millimètres, de rester vigilants pour ce qui est du traitement. ‘Si vous avez un adulte qui a un excès de fièvre et qui est traité par les Act et que ces derniers ne marchent pas, il faut essayer les antibiotiques et penser à la borréliose’. La consigne est du Docteur Cheikh Sokhna, paludologue à l’Institut de Recherche pour le D éveloppement (IRD).

S’exprimant lors de la journée d’information sur le paludisme, tenue au Service national de l’éducation et de l’information pour la santé (Sneips) en prélude à la Journée mondiale de lutte contre le paludisme qui sera célébrée le vendredi 25 avril prochain à Dagana, le paludologue de l’Ird a invité les médecins à plus de vigilance. ‘La borréliose est une maladie assimilable au paludisme’, dit-il. Cette proximité est si nette que ces deux pathologies développent les mêmes symptômes ou signes : céphalées, courbature, assémie… Seulement, avertit Cheikh Sokhna, il appartient aux médecins de faire la différence dans le traitement de ces deux pathologies. Car, explique le chercheur de l’Ird et membre du comité chargé d’évaluer les vaccins antipaludiques, si les antipaludiques permettent de venir à bout des sujets atteints du paludisme, la borréliose, elle, se traite par des antibiotiques. Mieux, la borréliose ne présente pas de saisonnalité dans son apparition, contrairement au paludisme qui est une maladie plus fréquente pendant et juste après la saison des pluies.

Selon le Docteur Cheikh Sokhna, cette situation de confusion dans la prise en charge du paludisme touche toutes les localités du Sénégal, surtout celles dont la pluviométrie est inférieure à 700 millimètres. Il s’agit de tout le bassin arachidier du Sénégal, notamment les régions de Thiès, Diourbel, Fatick, Kaolack et un peu vers le Nord à Dagana, Richard Toll… Seules les régions de Zigunichor et de Kédougou ne sont pas concernées par cette situation de confusion dans la prise en charge de ces deux pathologies. Pour autant, le Programme national de lutte contre le paludisme (Pnlp) s’est doté d’une innovation de taille dans le diagnostic de la pathologie. Selon Pape Moussa Thior, coordonnateur du Pnlp, la méthode de diagnostic rapide permet à tous les médecins de confirmer les cas de paludisme.

C’est le département de Dagana qui accueillera la Journée mondiale de lutte contre le paludisme qui aura lieu le 25 avril prochain. Ce sera sous la présidence du ministre de la Santé et de la Prévention médiale, le Docteur Safiétou Thiam. En rencontrant la presse hier, le Pnlp est revenu sur la situation de la maladie dans le pays. Ainsi les données épidémiologiques en 2007 ont révélé 1 170 234 cas de paludisme recensés. Un net recul de la maladie par rapport à l’année 2006 qui comptait 1 555 310 cas. Ces résultats sont obtenus grâce à la mise à l’échelle des interventions du programme d’un lot de 3 134 412 Act qui est le protocole de traitement réputé être efficace contre le paludisme, disponible dans les structures et au niveau communautaire. Contrairement aux autres pays, le Sénégal a su appliquer la politique de traitement du paludisme par les Act. ‘Beaucoup de pays ont adopté la politique, mais n’ont pas encore les médicaments sur place. D’où la nécessité de résorber le gap entre l’adoption et la mise en œuvre’, a noté le représentant de l’Oms.

Issa NIANG

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