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L’Afrique sera-t-elle prête pour un vaccin antipaludique ? Dr Pascoal MOCUMBI* - 25/04/2008 - Le soleil - SénégalEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

Un vaccin contre le paludisme, quelque chose qui n’était encore qu’un rêve il y a seulement quelques années, pourrait devenir réalité au cours des cinq prochaines années. Sommes-nous prêts à décider si ce vaccin convient aux nourrissons et aux enfants en Afrique et à déterminer son mode d’utilisation à l’intérieur de notre système de santé ? Étant donné l’ampleur du paludisme et l’absence d’un vaccin antipaludique, chaque personne dans le pays est à risque - et tenant compte des retards traditionnels entre l’introduction de nouvelles solutions médicales et leurs mises en application, notre pays doit commencer à se préparer dès maintenant pour l’introduction d’un nouveau vaccin antipaludique.

Les résultats d’un essai clinique au Mozambique, rapportés en 2007, ont révélé que le vaccin antipaludique le plus avancé, à savoir le RTS,S de GlaxoSmithKline (GSK) Biologicals, fournissait une protection similaire contre l’infection et la maladie chez les nourrissons, que celle démontrée auparavant chez les enfants âgés de un à quatre ans. Des tests supplémentaires ont actuellement lieu au Mozambique et sur six autres sites dans quatre pays d’Afrique subsaharienne, grâce au soutien de l’Initiative pour un vaccin antipaludique (MVI/Malaria Vaccine Initiative) du PATH basé aux États-Unis et de ses partenaires, y compris GSK. Ces tests fourniront les données nécessaires pour passer à un grand essai multicentrique de Phase 3, dont le démarrage est actuellement prévu pour la fin de cette année. Si tout va bien, le vaccin pourrait être soumis pour examen, en 2011, auprès de l’Agence européenne pour l’évaluation des médicaments (Emea) en collaboration avec l’Organisation mondiale de la Santé.

Alors que ce calendrier est excitant, il représente un défi pour l’Afrique. Il serait en effet très frustrant de produire un vaccin antipaludique sûr et efficace, seulement pour voir son introduction retardée par une incapacité à déterminer objectivement s’il convient à notre pays et à notre peuple. Le prix de notre retard pourrait être mesuré en décès et en maladies paludiques inutiles. Dans la lutte contre le paludisme - comme pour le traitement de tout nouveau progrès médical - de tels retards ne sont pas rares. Par exemple, après que des chercheurs scientifiques eurent déterminé que de nouveaux médicaments, connus sous le nom de polythérapies à base d’artémisinine, devraient représenter notre traitement de première ligne contre le paludisme, la généralisation de leur usage a été retardée, pendant que des pays menaient leurs propres évaluations des médicaments.

Des discussions ont actuellement lieu parmi des pays africains, y compris le Sénégal, ainsi que l’Organisation mondiale de la Santé et d’autres institutions pour prévoir l’usage éventuel d’un vaccin antipaludique homologué. Ces discussions ont déjà produit un plan qui fixe le type de données et les processus nécessaires à des prises de décisions judicieuses concernant l’adoption et l’utilisation d’un vaccin antipaludique. On prévoit que ce plan, connu sous le nom de Cadre décisionnel pour un vaccin antipaludique, sera appuyé par les pays de la région et leurs partenaires.

Le processus décisionnel est essentiel aux efforts destinés à vaincre le paludisme. Le Sénégal - et toute l’Afrique - doivent établir des processus spécifiques et rassembler les expertises nécessaires leur permettant d’évaluer un vaccin potentiel de manière appropriée et arriver rapidement à une résolution rapide et claire concernant sa mise en œuvre ou non. Alors que ce processus progresse, je conseille également vivement aux leaders du Sénégal de s’assurer que des consultations régulières aient lieu parmi les chercheurs scientifiques, les représentants du gouvernement et d’autres intéressés, pour jeter les bases nécessaires à l’introduction et à l’utilisation d’un vaccin antipaludique.

L’initiative revient désormais aux leaders de la Santé publique au Mozambique et dans d’autres pays africains. En cette Journée mondiale de lutte contre le paludisme, souvenons-nous du besoin crucial de démarrer tôt, afin d’éviter les retards inutiles entre l’homologation d’un vaccin et son déploiement en Afrique, pour qu’ensemble nous puissions commencer à sauver des vies aussitôt que possible.

*Ancien Premier ministre du Mozambique, le Dr Pascoal Mocumbi est actuellement Haut-représentant du programme de Partenariat pour des essais cliniques en Europe et dans les Pays en voie de développement (EDCTP/European and Developing Countries Clinical Trials Partnership).

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