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Mission inadaptée, vocation dévoyée… : les CHU passent sur la table d’opération - 04/06/2008 - Walfadjri - SénégalEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

Les centres hospitaliers universitaires ont-ils toujours la vocation de formation, leur mission première ? C’est à cette question qu’ont tenté de répondre les chirurgiens qui étaient en assemblée générale le week-end dernier. Pour ces derniers, les Chu n’existent que de nom.

Le Centre Hospitalier Universitaire (Chu), sommet de la pyramide sanitaire a une existence virtuelle : les textes qui le régissaient sont caducs ; son administration inexistante. Toutes choses qui font que les chirurgiens ont senti la nécessité de débattre de ses maux. L’occasion leur en a été donnée lors de l’assemblée générale qu’ils ont tenue le week-end dernier.

L’Association sénégalaise de chirurgie, qui faisait le point sur l’état de la pratique de cette spécialité au Sénégal et les problèmes que rencontre la chirurgie, a profité de cette occasion pour jeter un regard critique sur le rôle des Chu. En effet, dans leurs conclusions, les chirurgiens estiment que les hôpitaux dits universitaires ne sont pas adaptés à leur mission de formation de recherche et d’offre de soins de haut niveau. Selon eux, le critère essentiel à ces hôpitaux universitaires doit être leur proximité par rapport à la Faculté de Médecine pour favoriser la mobilité des étudiants et des enseignants.

Les chirurgiens ont également décrié la pléthore de stagiaires qui submergent les hôpitaux. Il s’agit des étudiants en médecine, élèves des écoles de formation et personnels paramédicaux : infirmiers ; sages-femmes. Dans leur diagnostic, les chirurgiens n’ont pas manqué de déplorer la floraison depuis quelque temps, et ‘de façon anarchique’ des écoles de formation paramédicales. Aussi demandent-ils une surveillance sur les enseignements dispensés dans ces établissements. ‘La formation qu’elles dispensent n’est pas contrôlée. Et au niveau des hôpitaux universitaires, les infirmiers cadres qualifiés ayant déserté, ce sont des agents formés sur le tas qui doivent encadrer ces élèves des écoles de formation paramédicale : il y a danger pour l’avenir’, note-t-on dans le communiqué des chirurgiens.

Revenant sur les problèmes des hôpitaux de façon globale, les chirurgiens estiment que les hôpitaux souffrent d’anomalies structurelles. En effet, relèvent les chirurgiens, le niveau des recettes ne permet pas de couvrir les coûts réels des prestations. Ce sont des ‘tarifs sociaux’ imposés par l’Etat qui n’assure pas une péréquation : les subventions sont insuffisantes et beaucoup de patients sont insolvables et aucune structure et dispositif ne les prend en charge.

Parlant du Plan sésame, les chirurgiens estiment que cette initiative aurait été judicieuse si les structures d’accueil des personnes âgées fonctionnaient normalement. ‘C’est par là qu’il fallait plutôt commencer : assurer la réelle capacitation des établissements avant d’accorder la gratuité à des personnes, qui finalement n’en bénéficient pas, parce que ne recevant pas les soins’, précisent-ils. En définitive, notent les chirurgiens, c’est le système sanitaire sénégalais qui souffre d’un déficit de cohérence, d’une absence de vision programmatique structurée.

Au cours de cette assemblée, les chirurgiens ont procédé à une revue d’ensemble des problèmes de la chirurgie aussi bien dans la zone périphérique qu’en milieu urbain. Ainsi les chirurgiens en fonction des les hôpitaux des différentes régions du Sénégal ont procédé chacun à une brève présentation de la pratique en chirurgie dans les régions. A l’issue de ces présentations, un tableau sombre a été dressé. A ce titre, le constat est unanime : il y a une insuffisance de l’offre de soins chirurgicaux aussi bien dans les centres urbains que dans les zones rurales. Et la gravité est plus inquiétante dans les zones rurales où l’on note une absence quasi-totale de structures d’offre de soins chirurgicaux.

Tout ceci fait que la prise en charge des urgences médicales chirurgicales au Sénégal est inadéquate. Ainsi pour sécuriser l’acte opératoire, le Professeur Cheikh Tidiane Touré, chef de service de chirurgie de l’hôpital Le Dantec, présentant une communication portant sur ‘Les urgences au Sénégal’ appelle à un renforcement du personnel de soutien au niveau des blocs. Il s’agit des anesthésistes-réanimateurs, radiologistes, biologistes, infirmiers de bloc opératoire, simples infirmiers qualifiés, etc. Et d’exhorter le département de la santé représenté à cette cérémonie par le secrétaire général du ministère Moussa Mbaye ‘à davantage encourager et promouvoir la formation de tels personnels’.

A l’issue de cette Assemblée le Pr. Touré a été porté à la tête de l’Association sénégalaise de chirurgie pour un mandat d’une année.

Issa NIANG

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