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Les acteurs déterminés à traquer les maladies diarrhéiques - 14/10/2008 - Le quotidien - SénégalEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

Dire que les Sénégalais, de manière générale, ont perdu l’habitude de se laver les mains est un euphémisme. Tellement les pathologies en rapport avec l’hygiène ont fini de gagner toutes les couches sociales du pays. Depuis des années, en effet, les maladies diarrhéiques, surtout le choléra, continuent de mobiliser des énergies qui, en réalité, sont surtout tangibles seulement après les premiers signes du mal. Alors que les statistiques sont formelles : 88 % des maladies sont liées à l’environnement dans lequel nous vivons. Pis, la couche vulnérable que constituent, en partie, les enfants de 0 à 5 ans est touchée à 26 % par les maladies diarrhéiques. Alors que, rappellent les différents orateurs, le seul geste du lavage des mains avec du savon contribue à réduire à 44 % le taux de morbidité des maladies diarrhéiques.

Suffisant pour que les acteurs sonnent la charge et veuillent inculquer aux Sénégalais la culture du lavage des mains avec du savon. Au cours d’un point de presse, organisé hier par la Direction de la prévention individuelle et collective (Dpci) et en prélude à la Journée mondiale du lavage des mains avec du savon, qui sera célébrée demain, les acteurs comptent mettre l’accent sur la communication de masse pour toucher les cibles. Selon la responsable de cette direction, l’objectif à long terme c’est de réduire de 2/3 la mortalité des enfants en plus de semer des graines pour «tordre le cou» à la maladie des mains sales.

Depuis 2006, rappellent les responsables de cette direction greffée au ministère de l’Urbanisme, de l’Habitat, de l’Hydraulique urbaine, l’Hygiène publique et de l’Assainissement, «l’Etat décide d’infléchir la tendance à la dégradation de l’hygiène du milieu et à la détérioration de la santé en prenant l’éducation et la sensibilisation comme leviers» pour amoindrir sinon éradiquer les maladies diarrhéiques au Sénégal.

Cette direction, à travers la mise en œuvre de la politique de prévention comportementale, compte relever un défi qui n’est pas évident, puisque l’analphabétisme, l’ignorance, les croyances traditionnelles, la pauvreté et le manque d’eau ont toujours pignon sur rue dans certains cercles familiaux. Même si ces responsables assurent qu’ils sont parvenus à mettre le grappin sur les 48 événements religieux par an que connaît le Sénégal, en déployant des équipes pour la promotion du lavage des mains, un certain comportement à la limite fataliste continue de plomber les ailes d’un idéal de vie et d’une philosophie de la propreté.

Dans sa présentation, Ali Diouf, coordonnateur national du Partenariat public/privé pour le lavage des mains a d’emblée rappelé le contexte dans lequel le Sénégal va célébrer, pour la première fois, à l’instar de la communauté internationale, cette journée. Pour lui, cette absence de culture du lavage des mains sous nos cieux est une réalité à la lecture des statistiques présentées et qui ont fait l’objet d’un débat. A l’en croire, 62 % des mères et gardiennes d’enfants de moins de 5 ans ne se lavent pas les mains avec du savon avant de manger. Mais le plus inquiétant pour l’assistance, c’est quand, assure-t-on, 74 % des écoliers ne se lavent pas les mains au savon ni avant de manger ni après être sortis des toilettes. Une situation qui inquiète M. Diouf, qui prévoit, à travers une vaste campagne, de toucher 1000 structures scolaires sur 1 722 existantes, soit une population scolaire de 215 884 en plus d’investir 240 marchés soit une population de 2 800 000 personnes et de visiter 166 structures sanitaires.

Toutes ces activités, précise M. Diouf, seront déroulées dans seulement quatre régions du pays. A ce propos, l’on annonce que cette journée, vu son caractère imprévu, va être uniquement célébrée à Dakar principalement dans la banlieue de Pikine. Mais, d’autres organismes comme l’Unicef ou encore la Banque mondiale, à travers le programme eau et assainissement vont intervenir à l’intérieur du pays pour inculquer les bonnes pratiques.

Par Aly FALL

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