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Diabète au Sénégal : six mille enfants inscrits au Centre Marc Sankalé - 17/11/2008 - Le soleil - SénégalEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

Sur 30.000 diabétiques enregistrés au Centre Marc Sankalé sis à l’hôpital Abass Ndao, 6.000 sont des enfants, c’est-à-dire 12%. Pour éviter que cette maladie gagne du terrain chez les enfants, les acteurs engagés dans la lutte contre le diabète comptent mettre l’accent sur la sensibilisation et l’éducation des enfants, surtout en matière d’alimentation.

« Au Sénégal, les dernières études réalisées ont montré que le diabète de l’enfant constitue entre 10 et 12% de l’ensemble des diabétiques. Au Centre anti-diabétique Marc Sankalé de l’hôpital Abass Ndao où plus de 30.000 diabétiques sont inscrits, 6.000 sont des enfants, c’est-à-dire 12% ». Ces statistiques sont données par le Pr Saïd Nourou Diop, directeur du Centre anti-diabétique Marc Sankalé. C’était vendredi, 14 novembre 2008, à l’occasion de la Journée mondiale du diabète.

Il a jugé ces chiffres énormes pour un pays comme le Sénégal où le diagnostic du diabète de l’enfant est encore sous-estimé par rapport à celui de l’adulte. Ce qui fait que beaucoup d’enfants surpris par le diabète meurent avant que le diagnostic ne soit posé. Cela, à cause du manque de structures de prise en charge du diabète. Selon le directeur du Centre Marc Sankalé, « l’Oms avait prédit que dans les pays sous-développés 75% des diabétiques mourront sans être diagnostiqués et ceci est valable pour les enfants ». Le Pr Diop a rappelé que le diabète de l’enfant ou de l’adolescent, qui est de Type 1, ne se manifeste pas par des signes précurseurs ou d’alerte comme celui de l’adulte. Il peut attraper l’enfant à n’importe quelle heure. Cette année, tout comme l’année dernière, le thème de la journée du diabète a porté sur les enfants.

Pour le diabète des enfants, la Fédération internationale du diabète, qui réunit en son sein l’ensemble des associations diabétiques, a demandé aux acteurs de mettre l’accent sur la sensibilisation et l’éducation pour stopper la progression du diabète chez l’enfant. Puisque l’accent est surtout mis, cette année, sur le « diabète en milieu scolaire », les parents et les enseignants doivent s’impliquer dans cette prise en charge parce que quand un enfant a le diabète, c’est pour toute sa vie, a indiqué le Pr Saïd Nourou Diop. Et d’ajouter : « Le diabète n’est pas une fatalité, mais une maladie que l’on soigne. Si la prise en charge est bonne, l’enfant pourra grandir dans de bonnes conditions et devenir une personnalité ».

Pour le patron du Centre Marc Sankalé, le diabète n’est pas un handicap, lorsqu’il est bien pris en charge. Les enfants diabétiques ont besoin du traitement chaque jour et les parents tout comme les enseignants sont invités une fois qu’ils sont au courant qu’un enfant est diabétique de s’impliquer à la maison et à l’école à sa prise en charge.

Selon le Pr Diop, les hypoglycémiques peuvent surgir à tout moment, quelque fois, en pleine classe. La seule issue pour ces enfants, c’est d’avoir des piqûres d’insuline deux ou trois fois par jour pendant toute leur vie.

L’insuline est subventionnée à hauteur de 300 millions de francs Cfa par l’Etat du Sénégal. Mais, le Pr Saïd Nourou Diop et les membres de l’association des diabétiques veulent qu’elle soit gratuite pour tous les diabétiques sénégalais, comme c’est le cas en France. En attendant que ce vœu se réalise, le diabétologue a conseillé aux diabétiques de veiller sur leur état de santé, afin de ne pas tomber dans le coma.

Eugène KALY

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