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Accès aux services de santé : Les nombreux dysfonctionnements relevés par les bailleurs de fonds - 28/01/2009 - Walfadjri - SénégalEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

Le Sénégal a déployé des efforts considérables pour améliorer la santé de la population par des programmes massifs de prévention contre les maladies et de planification familiale. Malgré tout, les indicateurs restent alarmants, ainsi que l’ont constaté les bailleurs de fonds par la voix de Suzanne Maïga Konté. Bien que l’Etat continue de supporter l’essentiel des dépenses pour la prise en charge des couches vulnérables, la santé au Sénégal présente encore des indicateurs alarmants. Le constat est du ministre de la Santé, Mme Safiétou Thiam, qui présidait hier la cérémonie d’ouverture de la réunion annuelle conjointe 2009 portant sur ’Les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) dans le domaine de la santé : Où en sommes-nous ? Quelles sont les perspectives ?’. Et elle a donné l’exemple du taux de mortalité maternelle d’environ 200 pour 100 000 naissances vivantes et le taux de mortalité infantile de 40 pour 1 000.

Abondant dans le même sens, la représentante des partenaires au développement, Suzanne Maïga Konaté, a relevé des dysfonctionnements énormes en procédant à l’analyse du système de santé au Sénégal. Il s’agit, d’après elle, des difficultés d’accès aux soins de santé pour les plus démunis et pour la population en milieu rural, avec une distribution inégale de l’offre de soins sur l’ensemble du territoire, une inadéquation entre l’offre de santé et la demande de soins pour certaines maladies, notamment le diabète, le cancer, l’insuffisance rénale, les maladies cardiovasculaires, la santé mentale entre autres. A ces dysfonctionnements, s’ajoute, selon la représentante des bailleurs de fonds, la gestion non satisfaisante des hôpitaux publics qui souffrent d’un ensemble de carences dont le manque d’autonomie, le manque d’organisation, l’absence d’organigramme et de règlement intérieur. En outre, Suzanne Maïga Konaté a relevé, parmi les goulots d’étranglement du système sanitaire, le manque de coordination avec les centres de soins de santé de base et, à l’échelle nationale, l’absence d’utilisation des outils modernes de gestion et de contrôle, le manque de compétences managériales des directeurs des hôpitaux, mais aussi une gestion traditionnelle des médicaments qui encourage leur déperdition. Et la conséquence de tous ces dysfonctionnements est l’insuffisance de la prise en charge des malades démunis.

Selon Suzanne Maïga Konaté, ces dysfonctionnements sont dus à l’absence de politique de gestion et de développement des ressources humaines. A ce propos, elle est d’avis qu’il y a lieu de s’attaquer à ces dysfonctionnements pour relever les défis du futur comme l’insuffisance du personnel pour faire face à l’augmentation de la demande en soins, les départs à la retraite et l’extension des infrastructures hospitalières notamment avec la création de nouveaux Chu.

Malgré ce sombre tableau dressé par la représentante des bailleurs de fonds, le ministre de la Santé, le Dr Safiétou Thiam, a salué les avancées réalisées dans le domaine de l’accès aux soins de santé, notamment en matière de maîtrise du taux d’accroissement démographique qui a évolué en quatre décennies de 2.7 % à 1.4 % et de l’indice de fécondité qui a connu une forte diminution avec une valeur de 2.5 en 2007. Aussi, a-t-elle fait remarquer que plusieurs maladies transmissibles sont éradiquées aujourd’hui, que la sécurité transfusionnelle et la radioprotection sont assurées et que, dans le domaine des médicaments, l’accès est facilité aux usagers.

Pour améliorer les acquis, le ministère de la Santé prévoit de mettre en œuvre un plan d’action qui vise à améliorer la promotion de l’accessibilité des soins aux personnes vulnérables comme le plan Sésame, la gratuité des césariennes et des accouchements entre autres.

Paule Kadja TRAORE

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